“Sauvons la RDC” fait tomber le masque !

 “Sauvons la RDC” fait tomber le masque !

Mentez, mentez…, il en restera quelque chose. On nous avait vendu “Sauvons la RDC” comme une force patriotique, une voix de résistance. Mais voilà qu’au moment de se rassembler pour le deuxième Congrès du 6 au 8 avril 2026, c’est Kigali qui est choisie pour abriter la messe noire. Le masque tombe enfin. Derrière les slogans de sauvetage, se dessine une dépendance, une connivence, ou au mieux une incohérence.

C’est bien là, le paradoxe d’un mouvement qui crie “souveraineté” mais qui pourtant, choisit l’exil pour se donner une légitimité. Comme si l’on voulait sauver la maison, en tenant le congrès chez le voisin du reste problématique.
Pour ceux qui aiment se livrer à la lecture politique et diplomatique de cet événement, il s’agit d’un signal de dépendance extérieure dans la mesure où, tenir un congrès à Kigali, c’est envoyer le message que la structure n’a pas trouvé de terre d’accueil en RDC. Même Goma que Kabila affectionne pourtant, n’a pas fait l’affaire.
Du coup, cela alimente l’idée d’une proximité stratégique avec le Rwanda, pays souvent perçu comme acteur majeur des tensions à l’Est. Sur le plan symbolique, cela fragilise le discours de souveraineté : comment “sauver la RDC” depuis l’étranger, et surtout depuis un pays au cœur des accusations d’ingérence ?
Pour certains analystes, l’on se trouve en face d’un coup de massue porté à la crédibilité nationale, parce qu’aux yeux de l’opinion congolaise, ce choix peut être interprété comme une trahison ou une perte d’ancrage patriotique.
Désormais, l’Union sacrée de la nation dispose désormais d’un argument facile : “Sauvons la RDC” agit sous influence étrangère et cela risque de réduire la capacité du mouvement à mobiliser sur le terrain, car la légitimité populaire se nourrit de proximité et de présence locale.
Si pour Kigali, c’est un message diplomatique ambigu dès lors qu’accueillir ce congrès sur son sol est une manière de se positionner comme plateforme politique régionale, voire comme parrain implicite. Pour Kinshasa, par contre, c’est une provocation pouvant être lue comme une tentative de légitimer une opposition congolaise hors du territoire national. Sur le plan international, la démarche brouille les cartes : les partenaires extérieurs peuvent y voir un signe de fragmentation politique et de dépendance aux dynamiques régionales. Un paradoxe stratégique à noter, c’est que le mouvement Sauvons la RDC se veut sauveur, mais son choix de Kigali expose une contradiction qui dévoile une fragilité interne du mouvement, une instrumentalisation diplomatique par le Rwanda, et une perte de crédibilité nationale.

Des résolutions qui ne font pas mouche !
Le 2ᵉ conclave du mouvement Sauvons la RDC a adopté des résolutions centrées sur la dénonciation de l’opacité des accords diplomatiques de Kinshasa, la condamnation des bombardements dans l’Est, et l’appel à une refondation politique et sécuritaire. Les textes officiels insistent sur la critique des démarches gouvernementales et sur la nécessité d’un changement de paradigme.
Le mouvement a critiqué les accords entre Kinshasa et Washington, jugés opaques et contraires aux intérêts nationaux. Ils estiment que ces démarches diplomatiques manquent de transparence et fragilisent la souveraineté congolaise.
Les fondateurs ont, en outre, dénoncé les bombardements “indiscriminés” sur des zones fortement habitées, notamment à Minembwe, Masisi et Goma, ainsi que la progression des groupes armés comme les ADF en Ituri et au Nord-Kivu.
Le conclave a examiné la situation sécuritaire, politique, économique et sociale du pays, mettant en avant la nécessité d’un changement de paradigme pour restaurer la paix et la stabilité.
Certains observateurs notent que la tenue du conclave, juste après l’interview de Paul Kagame dans Jeune Afrique, peut être interprétée comme une réponse implicite à son offre d’“ouvrir les frontières à ceux qui veulent changer le paradigme politique en RDC”.
Le mouvement se présente comme une alternative au pouvoir actuel, en insistant sur la souveraineté et la transparence.

Le Journal

    admin

    Related post