Nouvelles négociations entre gouvernement et l'AFC/M23: RDC : Le prix de la paix va-t-il transformé les actes, décisions et promesses en réalité en Suisse

 Nouvelles négociations entre gouvernement et l'AFC/M23: RDC : Le prix de la paix va-t-il transformé les actes, décisions et promesses en réalité en Suisse

Depuis l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, Doha n’est plus un havre de paix où il est possible de négocier la fin du conflit congolais. C’est pourquoi, le médiateur qatari à demander l’aide de la Suisse pour organiser cette nouvelle session de négociations qui se tient du 13 au 17 avril à Genève.

Ce nouveau round d’échanges entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais qui se tient pour la première fois en Suisse n’a révélé le lieu exact des réunions qui reste, pour l’instant, confidentiel.
Un neuvième round de négociations décisif entre les deux parties, les délégués de l’AFC/M23 ont fait le déplacement depuis Goma, mais aussi depuis les États-Unis, ainsi que d’autres points, précise rfi.

La délégation de l’AFC/M23 aligne 12 membres

Si du côté de la rébellion, sa délégation composée de 12 personnes, dont six négociateurs et six experts, est conduite par Benjamin Mbonimpa, secrétaire général de l’AFC/M23, elle a pour négociateur en chef, René Abandi et pour expert en chef, Claude Ibalanky Ekolomba, l’homme du sérail, passé par des postes clés de l’administration congolaise.
La rébellion a transmis au ministre d’État qatari des Affaires étrangères, Mohammed Bin Abdel Aziz Al Khulaifi, les noms des 12 membres composant sa délégation.
Pour certains, la présence de Claude Ibalanky parmi les six experts du mouvement rebelle est une surprise de taille. Cet ancien ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi rejoint officiellement la rébellion pour la première fois.

Le gouvernement très serein pour la génociation

De son côté, la délégation du gouvernement de la RDC, composée également de 12 membres dont six négociateurs et six experts, est dirigée par Sumbu Sita Mambu, haut représentant du chef de l’État congolais.

Officiellement, Kinshasa est prêt à négocier, mais pas à n’importe quelles conditions. Le gouvernement exige le retrait préalable des troupes rwandaises, la dissolution de l’AFC/M23, et la restauration de son autorité sur les zones occupées.

Absence physique de Qatar aux discussions

Ce qui étonne plus d’un politique, c’est l’absence physique des Qataris. Cette absence est considérée comme un élément notable. Mais le Qatar a annoncé une participation par visioconférence.

Les États-Unis quant à eux, seront bien présents et ils ne seront plus observateurs, comme à Doha, mais interviendront comme facilitateurs. La Monusco, elle, participera en tant qu’observateur. En revanche, la Suisse joue un rôle central dans l’organisation de ces discussions. Le Département fédéral des Affaires étrangères est à la manœuvre. C’est lui qui a envoyé les invitations et facilité les déplacements, a souligné la source.

Cette fois, l’enjeu de ces échanges est basé sur la relancer le dialogue entre les deux parties. Alors que, sur le terrain, les violences se poursuivent.

Selon la société civile du Sud-Kivu que ce round d’échanges entre Kinshasa et Goma donne satisfaction aux peuples congolais : « Nous demandons aux parties prenantes d’avoir pitié des populations qui sont dans les zones occupées par les rebelles du M23. Pour la paix, aucun sacrifice n’est de trop », a déclaré Josué Kayeye.

Que pouvons nous attendre de la Suisse?

La médiation qatarie pousse les deux parties à la conclusion d’un accord-cadre, qui pourrait être signé d’ici la fin de l’année.

Après plusieurs rounds de négociations à Doha, qui n’ont pas abouti à une avancée décisive, les discussions de Suisse seraient-elles capables à débloquer les points de blocage ?

Dans la liste, il y a le Cessez-le-feu. L’AFC/M23 exige un cessez-le-feu préalable, tandis que le gouvernement veut d’abord un retrait des troupes rwandaises.
Le Désarmement dont le sort des combattants rebelles, leur désarmement, leur démobilisation, leur réinsertion doivent être réglés.
La Justice transitionnelle à laquelle les crimes commis par les deux parties doivent être jugés.
Le Retour des déplacés auquel des millions de personnes ont fui les combats. Leur retour est une priorité humanitaire.
La Réformes politiques profondes réclamée par l’AFC/M23. Trop de conditions de la part du mouvement rebelle est un ajoute de plus, compliquant ainsi la voie de la sortie de crise.

Cette fois, les médiateurs, les négociateurs, les experts, tous sont désormais sous pression.
Le prix de la paix en RDC est de transformer les intentions en actes, les discours en décisions, les promesses en réalité.

Gel Boumbe

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