En prévision de la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda: Washington : Trump -Tshisekedi – Kagame, un jeudi choc à la Maison Blanche

 En prévision de la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda: Washington : Trump -Tshisekedi – Kagame, un jeudi choc à la Maison Blanche

C’est cette semaine que les présidents de la République démocratique du Congo et du Rwanda se rendront à Washington pour signer un accord de paix devant le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche à Washington. Alors que plusieurs sources diplomatiques confirment cette cérémonie de signature, prévue jeudi 4 décembre, les voix s’élèvent et chaque partie campe sur ses positions qui ne donnent moindre avantage à l’autre. Malgré les positions des uns et des autres, les États-Unis tentent de jouer un rôle de médiateur afin de mettre fin à cette guerre qui a fait des milliers de morts et des déplacés cette année dans l’est de la RD Congo.

La priorité de Washington étant de tenter d’attirer les investissements miniers occidentaux dans la région ravagé par la guerre, le point sur la sécurité semble revenir après celui de l’économie. Kinshasa tient à résoudre en priorité la situation sécuritaire en remettant au second plan celle de l’économie. Mais à lire dans les lignes, on peut comprendre facilement que Kigali ayant habitué avec les revenus miniers volés en RDC, tient au volet économique.

Si cette rencontre aura lieu entre les trois personnalités, nous allons nous attendre à un jeudi choc à la Maison Blanche.
Selon Kinshasa la plupart des séances affichaient complet, mais il ne s’agit pas seulement d’avoir un film à guichets fermés.
La réunion de cette semaine devrait s’appuyer sur un accord de paix négocié par les États-Unis, conclu en juin et signé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, ainsi que sur un cadre d’intégration économique régionale convenu plus tôt en novembre.
À cet sujet, Tina Salama, porte-parole du Président congolais affirme que, les chefs d’État devraient ratifier les deux textes.
« Le président a toujours souhaité l’intégration régionale, mais le respect de la souveraineté est non négociable et constitue une condition préalable à toute intégration régionale », a-t-elle déclaré.

Accueil à la Maison Blanche au moment opportun
Du côté américain, un responsable de la Maison Blanche a déclaré, la semaine dernière, que l’administration Trump « continue de travailler avec les deux parties et se réjouit de les accueillir à la Maison Blanche au moment opportun ». L’administration Trump a évoqué la possibilité de faciliter des investissements occidentaux de plusieurs milliards de dollars dans une région riche en tantale, or, cobalt, cuivre, lithium et autres minéraux.

Le difficile chemin à parcourir
Entre la RDC et le Rwanda, le chemin parcouru semble serpenté, malgré les accords signés et à signer, on observe peu de progrès sur le terrain et cela ressemble à une guerre des gladiateurs.

En septembre, le Congo et le Rwanda ont convenu de mettre en œuvre d’ici la fin de l’année les mesures de sécurité prévues dans l’accord de juin.
Mais les conditions de l’un envers l’autre ne respectent pas l’application des closes de l’accord. Les opérations cruciales comprennent notamment l’élimination de la menace que représente le groupe armé basé au Congo, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et la facilitation du retrait des troupes rwandaises.

S’il faut analyser le cas de FDLR, il est démontré noir sur blanc que l’argument utilisé par le Rwanda est considéré comme alibi pour exploiter les ressources naturelles de la RDC. Plusieurs décennies sont écoulées depuis que Kigale cherche les FDLR sur le sol congolais qu’il occupe illégalement, mais sans succès. Jusqu’à présent, aucun progrès significatif n’a été constaté sur le terrain.

Le rapport des experts américains accuse Kigali
Depuis toujours, le Rwanda nie soutenir le M23, alors qu’un groupe d’experts des Nations Unies a déclaré dans un rapport de juillet que le Rwanda exerce un commandement et un contrôle sur les rebelles.
L’implication du Qatar dans ces discussions qui a soldé par la signature d’un accord-cadre en novembre entre Kinshasa et le M23 montre que le chemin de la paix à l’Est du pays est torturé par la mauvaise volonté de certains d’entre les négociateurs. Pour aboutir à un accord de paix dont de nombreux détails restent à négocier, les médiateurs doivent équilibrer leur volonté entre les deux parties.

Gel Boumbe

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