Une Journée de l’Innovation éducative pour penser et façonner l’éducation de demain

Kinshasa accueille la première édition de la Journée de l’Innovation Éducative (JIE), organisée par NAKELASI autour du thème « Penser et façonner l’éducation de demain à l’aune de l’innovation », le vendredi 18 septembre 2026 à Silikin village. Une rencontre qui place au centre des échanges la réussite scolaire, le rôle des enseignants et desparents, la protection de l’enfant, l’inclusion et le financement des innovations éducatives congolaises.
La première édition de la Journée de l’Innovation Éducative (JIE) réunit à Kinshasa des acteurs du monde éducatif, des institutions, des universitaires, des enseignants, des parents, des élèves, des partenaires et des innovateurs autour d’une ambition commune : réfléchir aux transformations de l’école congolaise tout en mettant en avant des réponses concrètes aux difficultés rencontrées sur le terrain.
Dès son discours de bienvenue, le Directeur général de NAKELASI a tenu à inscrire cette initiative dans la continuité des actions déjà menées dans le secteur éducatif. Il a notamment salué les efforts consentis par les autorités de la République en faveur de l’éducation et cité les réformes engagées, l’élargissement de l’accès à
l’éducation, les infrastructures ainsi que les initiatives destinées à améliorer la qualité de l’enseignement.
La JIE se présente ainsi non comme une démarche destinée à se substituer aux institutions existantes, mais comme une contribution supplémentaire à la réflexion sur l’avenir de l’éducation.
« L’éducation nous concerne tous. Elle n’est pas seulement l’affaire de l’État, de l’école ou des enseignants : elle engage toute la société. »
Partir des vraies questions de l’école
Au-delà des discours sur la transformation numérique, les organisateurs veulent ramener l’innovation aux problèmes concrets rencontrés par les enfants, les familles et les enseignants.
Comment aider un enfant à mieux apprendre ? Comment soutenir l’enseignant sans diminuer son rôle ? Comment rapprocher les parents de l’école ? Comment protéger l’enfant ? Comment renforcer la recherche dans les universités ? Comment atteindre les enfants vivant dans des zones vulnérables ? Et comment éviter que l’innovationne conduise à une école à deux vitesses ? Autant de questions placées au cœur de cette première édition.
Les différents panels abordent ainsi trois dimensions complémentaires : le cadre de l’action publique et de l’innovation, l’utilisation de la technologie au service de la
réussite, de la protection et de l’inclusion de l’enfant, puis le financement et le passage à l’échelle des innovations congolaises.
TOTO et N-Watch : l’innovation appliquée au quotidien de l’enfant
La JIE veut également montrer que l’innovation éducative ne se limite plus à une perspective future. Des solutions sont déjà développées pour répondre à certaines réalités quotidiennes des familles.
Parmi elles figure TOTO, l’intelligence artificielle éducative développée par NAKELASI. Pensée pour accompagner les parents dans le suivi scolaire, elle analyse le parcours de l’enfant et fournit des informations et conseils personnalisés.
Sa particularité est aussi son adaptation au contexte linguistique congolais : en plus du français, TOTO prend en charge les quatre langues nationales — Lingala, Swahili, Kikongo et Tshiluba.
À cette dimension éducative s’ajoute celle de la sécurité avec N-Watch, une montre connectée conçue pour contribuer à sécuriser le trajet scolaire de l’enfant. Elle permet notamment aux parents de suivre son parcours et d’être informés de son arrivée ou de son départ de l’école.
Deux applications différentes de la technologie, mais une même logique : rapprocher davantage l’enfant, la famille et l’école.
Faire émerger des solutions conçues au Congo
L’un des messages forts de cette première édition concerne également la capacité du pays à produire ses propres innovations.
« Le génie congolais existe », affirme le DG de NAKELASI dans son intervention, en évoquant les ingénieurs, chercheurs, enseignants, entrepreneurs et jeunes innovateurs du pays. L’enjeu, selon lui, réside notamment dans la construction d’un écosystème capable d’identifier ces talents, de les accompagner, de les financer et de permettre à leurs solutions de changer d’échelle.
La rencontre entend d’ailleurs déboucher sur autre chose que des échanges de circonstance. Les idées et propositions issues des panels doivent être structurées en recommandations destinées aux autorités compétentes du secteur éducatif.
NAKELASI annonce également son intention d’inscrire la JIE dans la durée en faisant de cette rencontre un rendez-vous annuel réunissant l’État, le Parlement, l’école, l’université, les familles, les partenaires, la société civile et les innovateurs.
Un hommage aux 27 écoliers disparus à Bukavu
La cérémonie d’ouverture a également été marquée par un moment de recueillement. Avant d’aborder les enjeux de l’éducation de demain, les participants ont été invités à observer 27 secondes de silence en mémoire des 27 écoliersdécédés à Bukavu, à la suite de l’incendie ayant touché les écoles Furaha et Ujamaa.
Un moment symbolique qui rappelle que derrière les débats sur la technologie, les infrastructures ou l’intelligence artificielle demeure la première préoccupation de cette
journée : l’enfant.
La première JIE porte ainsi un message qui dépasse la seule question technologique : l’école congolaise peut apprendre des innovations développées ailleurs, tout en renforçant sa propre capacité à chercher, créer, entreprendre et produire des solutions adaptées à ses réalités.
Penser ensemble, façonner ensemble et construire une éducation congolaise capable de faire émerger ses propres solutions : c’est l’ambition affichée par cette première Journée de l’Innovation Éducative.
Avec la Cellule de communication
