RDC : Félix Tshisekedi ordonne le retrait immédiat et définitif de tous les militaires et policiers

 RDC : Félix Tshisekedi ordonne le retrait immédiat et définitif de tous les militaires et policiers

La décision du président Félix Antoine Tshisekedi d’interdire la présence des militaires et policiers dans les carrières minières est plus qu’un décret administratif, c’est un geste politique fort, qui vise à briser un système enraciné depuis des décennies où les carrières ont longtemps été des zones grises où les uniformes imposaient leur loi, transformant les minerais en rente privée.

En effet, la militarisation des mines créait un État parallèle, où l’autorité civile était marginalisée et les recettes fiscales amputées. Mais en frappant fort comme il vient de le faire, Tshisekedi tente de réaffirmer que la souveraineté économique ne peut se construire sur la prédation armée. En terme d’enjeux sur le terrain, la mesure ne sera crédible que si elle est suivie d’une surveillance rigoureuse et de sanctions exemplaires.
Dans la mesure où, les réseaux militaires et policiers, habitués à ces revenus informels, pourraient chercher à contourner l’interdiction. Aussi, le vide laissé par les forces de sécurité doit être comblé par des structures civiles solides, capables de réguler et protéger les exploitants, conseillent des acteurs de la société civile. C’est vrai que les treillis quittent les mines, mais la vraie bataille commence, celle de l’État contre ses propres fantômes.

UN TOURNANT DANS LE SECTEUR
La mesure prise par Tshisekedi est une décision qui marque un vrai tournant. En interdisant aux militaires et policiers d’opérer dans les carrières minières, il tente de couper court à une pratique qui nourrissait la corruption, les trafics et les réseaux parallèles. Les effets qui sont attendus c’est en priorité, l’assainissement du secteur avec moins d’interférences sécuritaires et plus de transparence dans l’exploitation.
Parce que les populations locales devraient subir moins de violences et de prélèvements illégaux. Kinshasa affirme que les minerais doivent être gérés par des institutions civiles et économiques, pas par des armes. De ce point de vue, la mesure devra être suivie sur le terrain, là où les complicités locales sont fortes.surtout que certains officiers pourraient chercher à contourner l’interdiction. D’où, il faudra renforcer les agences civiles pour éviter que le vide laissé par les forces de sécurité ne soit comblé par d’autres acteurs informels.
De façon que les militaires et policiers bannis des mines, enfin, les pelles creusent pour l’État, pas pour les treillis.

Le Journal

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