L’Opposition congolaise en ombre et en piège !

 L’Opposition congolaise en ombre et en piège !

L’opposition congolaise, réunie dans la C64, vacille entre marches avortées et menaces de torpiller le dialogue reportés. La décision de ne pas organiser la marche du 22 juillet, sous l’influence de la CENCO, vient de révèler une fracture interne : certains leaders parlent de responsabilité, d’autres dénoncent une capitulation. Mais au‑delà de ce report, la faiblesse str

L’ECIDÉ de Martin Fayulu, seule à oser descendre dans la rue plus d’une fois, n’a jamais mobilisé plus de 500 personnes. Jean Claude Vuemba et Franck Diongo, figures radicales, n’ont pas davantage réussi à transformer leurs slogans en foules. Tous évoluaient jadis à l’ombre de l’UDPS, profitant de ses masses militantes et du soutien moral des catholiques. Or, une fois l’UDPS au pouvoir, la prophétie d’Étienne Tshisekedi s’accomplit avec “la mort de l’opposition”.
Les partis qui se disaient géants apparaissent aujourd’hui à leur vraie taille des silhouettes fragiles dans une rue vide. Et la CENCO, en radicalisant son discours, devient elle‑même acteur contestataire, piégeant l’opposition qui croyait s’abriter derrière son aura. Conséquence : « Quand l’opposition marche derrière l’Église, elle finit par prier pour sa propre crédibilité. Et quand l’UDPS gouverne, l’ombre se dissipe : les géants d’hier se révèlent nains d’aujourd’hui. »
Le surprenant rebrousse-poil…
En effet, la Coalition C64 a officiellement reporté sa marche du 22 juillet sous la pression des Églises (CENCO et ECC), mais ce choix crée des tensions internes car, certains leaders parlent de “geste de responsabilité”, tandis que d’autres craignent un affaiblissement de la mobilisation. Un ultimatum de plus est fixé au 15 août pour la convocation d’un dialogue inclusif. Quand la C64 a déclaré reporter la marche prévue devant le Palais de la Nation pour réclamer la démission du chef de l’État Tshisekedi, il a été dit que cette décision est prise pour répondre à l’appel du clergé (Cardinal Ambongo pour la CENCO, Révérend Bokundoa pour l’ECC) en faveur d’un climat apaisé avant le dialogue national.
Or, si le dialogue inclusif n’est pas convoqué d’ici le 15 août 2026, ménace l’opposition, les actions citoyennes vont reprendre. Pur les leaders (Fayulu, Katumbi, Kabund, Matata, Sesanga), ce report est un “geste de responsabilité”, pas un renoncement. Mais certains militants et sections locales (ex. Kindu) avaient déjà mobilisé pour le 22 juillet et voient ce report comme une capitulation.
Du coup, la base militante, frustrée par les reports successifs, pourrait se détourner ou se radicaliser. Si pour le pouvoir, Félix Tshisekedi gagne du temps et peut afficher une volonté de dialogue tandis que pour l’opposition, l’unité de la C64 est fragilisée, car certains veulent maintenir la pression dans la rue, alors que d’autres privilégient la négociation. Quant à la la société civile, l’on considère que le clergé et les Églises apparaissent comme médiateurs centraux, mais leur neutralité est contestée par une partie de l’opposition.
Cette division illustre un dilemme classique de l’opposition congolaise où la mobilisation populaire défaillante risquerait de signer l’essoufflement en multipliant les marches sans résultats. Accepter de temporiser, risque d’être perçus comme faiblesse. Chaque recul nourrit l’idée que l’opposition peine à transformer ses mots d’ordre en actes. “Marche reportée, colère avancée : quand l’opposition hésite, c’est la rue qui se divise”, a ironisé un observateur.

La prophétie de Ya Tshitshi se réalise…
Au‑delà de ce report, la faiblesse structurelle saute aux yeux. L’ECIDÉ de Fayulu, seule à oser descendre dans la rue, n’a jamais mobilisé plus de 500 personnes. Vuemba et Diongo, figures radicales, n’ont pas davantage réussi à transformer leurs slogans en foules. Tous évoluaient jadis à l’ombre de l’UDPS, profitant de ses masses militantes et du soutien moral des catholiques.Or, une fois l’UDPS au pouvoir, la prophétie d’Étienne Tshisekedi s’accomplit : “la mort de l’opposition”. Les partis qui se disaient géants apparaissent aujourd’hui à leur vraie taille : des silhouettes fragiles dans une rue vide. Et la CENCO, en radicalisant son discours, devient elle‑même acteur contestataire, piégeant l’opposition qui croyait s’abriter derrière son aura.
« Quand l’opposition marche derrière l’Église, elle finit par prier pour sa propre crédibilité. Et quand l’UDPS gouverne, l’ombre se dissipe : les géants d’hier se révèlent nains d’aujourd’hui. », Triste réalité.

Le Journal

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