Le rugissement d’Eric Tshikuma face au spectre de Joseph Kabila !

 Le rugissement d’Eric Tshikuma face au spectre de Joseph Kabila !

Il y a des instants où la politique congolaise ressemble à une pièce de théâtre tragique, où les acteurs semblent rejouer sans fin la même scène, celle de la trahison et de la résistance. Le dernier acte s’est ouvert avec Joseph Kabila, ancien président et sénateur à vie déchu, annonçant avoir pris la tête du Front pour la refondation de la nation -FRN-, un mouvement rebelle nouvellement créé dans l’Est du pays. Une nouvelle qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel déjà chargé de nuages.

Mais c’est la riposte du député national Éric Tshikuma qui a donné à cette dramaturgie son souffle épique. Dans une réaction musclée, il a brandi l’accusation de haute trahison, dénonçant une tentative de « soudaniser » et de « balkaniser » le Congo. Les mots de Tshikuma claquent comme des coups de fouet : « Le temps de l’impunité pour les traîtres est révolu. ».
Quand Kabila se drape dans le costume de l’opposant radical, prêt à rallumer les braises de la guerre. Tshikuma, lui, se dresse en tribun patriotique, refusant que le pays devienne un puzzle morcelé au profit des ambitions personnelles. On croirait assister à une farce tragique de l’ancien président de la République, jadis garant de l’unité nationale, se métamorphose en chef rebelle, tandis qu’un député, jusque-là discret, surgit en héraut de la souveraineté.
Le paradoxe est saisissant entre un Joseph Kabila qui a incarné l’État, mais qui se met à le défier, et le député national Eric Tshikuma, qui n’a pas pourtant gouverné, mais se fait gardien de la République. La scène est digne d’un théâtre populaire : le peuple, spectateur incrédule, voit l’un des anciens maîtres du jeu politique se transformer en pyromane, et un élu brandir l’extincteur de la parole patriotique.
Au moment où le spectre de la balkanisation hante les esprits, la mobilisation citoyenne pousse Tshikuma a appeller le population à un sursaut collectif, au-delà des clivages partisans. Dans ce duel de récits, Tshikuma a choisi la voie de la parole tranchante, celle qui refuse la compromission et qui rappelle que l’intégrité du Congo n’est pas négociable.
La chronique improvisée de Tshikuma est un avertissement : le pays ne sera ni soudanisé ni balkanisé, et ceux qui rêvent de le morceler devront affronter la colère des patriotes.

QUE RETENIR…?
En effet, face à l’annonce de Joseph Kabila pour prendre la tête d’un nouveau mouvement rebelle né sur les centres de l’AFC/M23, le député Éric Tshikuma a réagi avec une virulence rare en accusant Joseph Kabila de haute trahison et l’associant à une entreprise de déstabilisation du pays. Le message de l’élu de la FUNA est clair : « Le Congo ne sera ni soudanisé ni balkanisé » et « le temps de l’impunité pour les traîtres est révolu ».
Les points clés de la réaction de Tshikuma concernent l’accusation de haute trahison. Il estime que Joseph Kabila franchit la ligne rouge en s’associant à une logique de guerre et de fragmentation du pays. Éric Tshikuma évoque le spectre d’un Congo déchiré par une guerre prolongée, à l’image du Soudan et rejette la “balkanisation” en mettant en garde contre le morcellement du territoire national au profit de puissances régionales ou d’intérêts extérieurs.
Appellant à la mobilisation nationale, Tshikuma invite les chefs religieux, les partis politiques, la société civile et les citoyens à défendre l’intégrité territoriale. Sur un ton patriotique et ferme, il utilise une formule choc : « le temps de l’impunité pour les traîtres est révolu ». Cela traduit une volonté de sanctionner toute tentative de déstabilisation.
Tshikuma refuse ainsi toute justification politique qui passerait par la violence armée ou la remise en cause de l’ordre constitutionnel. Pour lui, la souveraineté et l’unité de la RDC sont placées au-dessus des querelles partisanes. Kabila reste tenu à l’oeil.

Laurent BUADI

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