La Belgique accepte la digitalisation des archives géologiques congolaises détenues à Tervuren !

En mission à Bruxelles au mois de juin 2026, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a ouvert un dossier sensible concernant la restitution des archives géologiques congolaises conservées en Belgique depuis des décennies. L’enjeu c’est que ces archives contiennent des cartes, rapports de forage, analyses de terrain. Bref, la mémoire géologique du pays. Du coup, a RDC et la Belgique planchent sur une feuille de route pour les numériser et les rapatrier progressivement.
À la fin des discussions, les deux parties ont décidé de créer une task force avec la mission de piloter la digitalisation et assurer le transfert sécurisé des données. En clair, la RDC veut reprendre le contrôle de ses données pour mieux négocier son avenir minier. La Belgique a, en ce qui la concerne, accepté d’entrer dans un processus de restitution progressive des archives minières congolaises, et Louis Watum Kabamba, ministre des Mines, en est le principal artisan. C’est une victoire diplomatique et institutionnelle qui renforce la souveraineté de la RDC sur ses données géoscientifiques. Les archives concernées ont trait à des millions de documents géologiques (rapports, cartes, relevés) conservés au Musée Royal de l’Afrique Centrale à Tervuren.
Pour rappel, le 9 juin 2026, le ministre Louis Watum Kabamba a négocié avec les autorités belges et l’Union européenne une feuille de route pour la digitalisation et restitution progressive de ces archives. Comme symbole fort, le musée a remis au ministre une carte historique de la RDC datant de 1952, signe de reconnaissance et de coopération.
Par ce geste, la RDC reprend la maîtrise de ses données géoscientifiques longtemps détenues à l’étranger. Dans le cadre du développement minier, ces archives permettront aux géoscientifiques congolais d’identifier de nouveaux gisements et d’orienter les investissements en s’intégrant au projet PANAFGEO+ lancé à Kinshasa en mars 2026, pour renforcer les capacités des services géologiques africains.
Pour des milieux diplomatiques intéressés à cette affaire, le geste posé par Bruxelles apaise un dossier longtemps conflictuel autour de la mémoire coloniale. L’Impact économique a y tirer c’est l’accès aux archives comme meilleure planification des investissements miniers.
Pour l’opinion publique congolaise, il s’agit d’une victoire politique pour Louis Watum Kabamba et pour la vision de Félix Tshisekedi ainsi que Judith Suminwa.
Cette restitution est une victoire symbolique et stratégique qui marque une étape dans la modernisation de la gouvernance minière et la réappropriation du patrimoine scientifique national.
Le Journal
