Kwango : à Ipongi, les chefs Mobondo annoncent l’abandon des violences et appellent à la réconciliation

Dans le territoire de Popokabaka, plus précisément au village d’Ipongi dans le secteur Lufuna, une évolution majeure a été enregistrée avec l’annonce officielle de la cessation des activités du mouvement Mobondo. Mardi 10 février 2026, plusieurs figures du groupe, dont Demouton, Faux Yaya et le général Ndonge, ont déclaré devant la population mettre fin aux violences qui ont causé des pertes humaines, des déplacements massifs et un ralentissement prolongé de la vie socio-économique dans cette partie de la province du Kwango.
Cette prise de position publique, faite en présence des autorités locales, est perçue comme un signal fort vers le retour de la sécurité et de la normalité. Les anciens animateurs du mouvement ont affirmé leur volonté de rompre définitivement avec la confrontation armée et de s’inscrire dans une démarche de paix, de dialogue et de réconciliation entre communautés.
Intervenant lors de cette rencontre, Eliezer Ntambwe a salué une décision qu’il considère comme responsable et porteuse d’espoir pour l’avenir du territoire. Il a encouragé les habitants à renforcer la cohésion sociale et a insisté sur la nécessité de remettre les effets militaires encore détenus, estimant que ce geste constituerait une preuve concrète d’engagement en faveur d’une paix durable.
Pour cet acteur public, la stabilisation de la zone reste indispensable afin de permettre la reprise des activités économiques, agricoles et sociales, essentielles au bien-être des populations. Il a rappelé que le développement ne peut se construire que dans un climat apaisé, loin de toute forme de violence ou d’affrontement.
Cette dynamique s’inscrit, selon lui, dans la volonté des autorités nationales de restaurer la paix sur l’ensemble du territoire congolais et de renforcer l’autorité de l’État à la base. À Ipongi et dans les localités environnantes, l’annonce nourrit désormais l’espoir d’un avenir plus serein, marqué par la sécurité retrouvée, la coopération entre communautés et la relance progressive des activités de subsistance.
La Rédaction
