Kampala, la capitale des chaises vides !

 Kampala, la capitale des chaises vides !

La mise en scène a de quoi donner la chaire des poules dès lors qu’elle s’appuie sur une salle de conférence flamboyante, nappée de drapeaux, où les micros attendent… Mais les voix manquent. Les caméras filment des fauteuils solennels, soigneusement alignés, occupés seulement par le silence. Le paradoxe c’est qu’à Kampala, on a pourtant signé une Déclaration agricole censée nourrir l’Afrique, mais les principaux convives ont préféré cultiver leur boycott. Les organisateurs brandissent fièrement un plan décennal, pendant que les absents récoltent les gros titres.
Kampala est ainsi devenu le théâtre d’un « sommet des ombres », où l’on a débattu plus des absences que des semences. Les chaises vides étaient devenues les vraies vedettes qui incarnent la fracture diplomatique, mieux que n’importe quel discours.
À Kampala, on a planté des promesses, mais récolté des absences. Le seul consensus est que l’agriculture pousse…, sans les cultivateurs politiques. La déclaration de Kampala est un banquet où les plats sont servis, mais les invités manquent.

Laurent BUADI

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