Kabila, ce revenant de Goma qui rêve de “soudaniser” la RDC !

Joseph Kabila, l’ancien maître du Palais de la nation, croit encore pouvoir hanter la scène politique congolaise. Sa dernière trouvaille a pour nom, la “soudanisation” de la RDC. Mais derrière ce mot savant, c’est un aveu brutal qui transperce : celui d’un homme qui, après avoir longtemps joué les vassaux de Kigali, tente de se refaire une virginité politique en brandissant le spectre du chaos. Kabila parle sans aucun gêne de fragmentation, pourtant c’est lui qui a semé les fissures avec une constitution taillée à sa mesure. Il dénonce l’effondrement, mais c’est son règne qui a nourri l’opacité et les compromissions. Aujourd’hui, Joseph Kabila se rêve en prophète du désastre, espérant que la peur lui ouvre à nouveau les portes du pouvoir.
Mais ce qu’il oublie c’est que son masque tombe. Ce n’est pas la soudanisation qu’il combat, c’est la marginalisation qu’il redoute. Son discours n’est pas un cri d’alarme patriotique, mais une tentative morbide de réanimation politique. Dommage.
Par son discours quelque peu brouillon, Kabila ressemble à ces revenants qui, au lieu de reposer en paix, errent dans les couloirs du pouvoir, cherchant une fissure pour s’y engouffrer. Mais chaque mot qu’il prononce rappelle ses propres contradictions en dénonçant le feu qu’il a lui-même attisé, c’est se tirer une balle dans le pied et espérer que le boitement attire la compassion.
La soudanisation de la RDC ? Non, c’est la kabilisation du désastre par un fantôme qui revient hanter la maison qu’il a lui-même incendiée.
Joseph Kabila vient de briser son long silence en évoquant la “soudanisation” de la RDC, une sortie médiatique qui a provoqué une onde de choc politique. Ses propos sont perçus par certains comme une tentative de se repositionner dans le débat national, mais ils sont largement critiqués et interprétés comme une manœuvre risquée qui pourrait se retourner contre lui.
Quand l’assassin revient sur le lieu du crime…!
C’est à travers une interview accordée le 20 mars 2026 à La Libre Belgique, depuis Goma, bastion symbolique de l’Est, que l’ancien président de la République congolaise a dégainé son concept de “soudanisation”. En effet, Kabila alerte sur un scénario où la RDC sombrerait dans une fragmentation violente et durable, à l’image du Soudan. Il critique la gouvernance actuelle et appelle à un “sursaut national”, tout en se présentant comme un acteur légitime du débat. C’est se tromper d’époque.
Les réactions et interprétations fusent…
La position publique ambiguë de celui qui a dirigé le pays pendant 18 ans n’a pas laissé des Congolais indifférents. Julien Paluku (ministre du Commerce extérieur), dénonce un “masque de la trahison qui tombe”, accusant Kabila de jouer un rôle déstabilisateur. Certains membres de l’opposition et de la société civile y voient une tentative de réhabilitation politique, mais la majorité au pouvoir considère ses propos comme dangereux et opportunistes. La critique publique de la “soudanisation” est perçue par les adversaires de Kabila comme une contradiction avec son passé de proximité avec Kigali, ce qui alimente l’idée d’un “coup funeste” qui pourrait sûrement se retourner contre lui.
Pour plusieurs analystes, Joseph Kabila tente de revenir au centre du jeu politique en brandissant la menace de “soudanisation”. Mais loin de renforcer sa stature, cette sortie semble accentuer la perception d’un homme rattrapé par ses ambiguïtés et ses alliances passées. Plutôt qu’un coup de maître, c’est un pari risqué qui pourrait accélérer son isolement et confirmer l’idée qu’il s’est “tiré une balle dans le pied”, expose ses propres contradictions et fragilise son image.
Laurent BUADI
