LES PROCUREURS INVITÉS À TRAQUER LES DÉLITS EN LIGNE...: Guillaume Ngefa, devient le shérif du cyberespace !

Le ministre Guillaume Ngefa a décidé de sortir les crocs en s’attaquant à la cybercriminalité, ce fléau longtemps perçue comme une jungle sans loi, qui devient désormais un terrain de chasse judiciaire. Désormais, les hackers, les faussaires numériques et les semeurs de haine en ligne sont prévenus, car le Code du numérique n’est plus une brochure oubliée, mais un arsenal brandi comme un glaive.
Dans un pays où les rumeurs circulent plus vite que l’électricité, Ngefa vient de s’ériger en shérif du cyberespace. Ses instructions aux magistrats sonnent comme un rappel à l’ordre : « Le numérique ne crée aucune exception à l’État de droit ». Et les procureurs sont ainsi invités à traquer les délits en ligne comme on traque les bandits de grand chemin. Les cybercriminels parmi lesquels on compte des fraudeurs, usurpateurs d’identité, harceleurs numériques, tous se trouvent désormais dans le viseur.

Les magistrats sont quant à eux, sommés de manier la souris comme le marteau, pour transformer les clics en preuves. Les citoyens se trouvant entre protection et surveillance, deviennent les figurants d’un théâtre où liberté et sécurité se disputent la scène. Le paradoxe fait que la cyber‑justice congolaise risque de marcher sur un fil en protégeant les victimes sans museler les voix critiques, craignent des activistes des droits humains. Car derrière la lutte contre les fausses informations, certains redoutent une instrumentalisation politique. Ainsi, le glaive numérique pourrait se transformer en ciseau de censure, estiment ces derniers. La vraie question reste de savoir si la justice congolaise saura vraiment dompter le dragon numérique sans brûler les ailes de la démocratie ?
Laurent BUADI
