James Swan plaide pour un dialogue national inclusif mais l’Est brûle !

 James Swan plaide pour un dialogue national inclusif mais l’Est brûle !

James Swan, représentant spécial de l’ONU en RDC, vient de mettre sa main dans la soupe en plaidant pour un dialogue national inclusif, censé ouvrir une nouvelle ère de cohésion et de refondation institutionnelle. Mais à l’Est, la réalité s’impose avec fracas : les armes parlent plus fort que les discours, tandis que la MONUSCO peine à imposer une paix durable.

Quand le président Félix Tshisekedi a promis un dialogue qui rassemblerait toutes les forces vives. L’ONU, la CENCO et les partenaires internationaux y ont vu une chance de bâtir un consensus. Pourtant, ce projet ressemble à une pièce dont le scénario est écrit à Kinshasa, mais dont la scène principale reste Goma et Bunia, là où les balles dictent la dramaturgie.

Le terrain des armes
Pendant que les diplomates rédigent des communiqués, les affrontements FARDC–M23 continuent. Les populations déplacées jugent sévèrement la MONUSCO, accusée d’être spectatrice d’un conflit qu’elle ne maîtrise plus. Les initiatives de Doha et de Washington produisent des feuilles de route, mais celles-ci se froissent vite au contact des réalités locales.

La satire des promesses
On pourrait imaginer une capsule satirique où, à Kinshasa, on distribue des invitations pour un dialogue national. À Rutshuru, on distribue des machettes et des fusils. La MONUSCO, elle, distribue des communiqués de presse. Le contraste est saisissant : un pays qui parle de paix en haut, mais qui vit la guerre en bas.
La conclusion est révèle un paradoxe selon lequel, le dialogue inclusif est une promesse d’avenir, mais il reste suspendu tant que l’Est brûle. La RDC se trouve ainsi à la croisée des chemins : soit elle parvient à transformer les paroles en actes, soit elle continue à jouer une pièce où les spectateurs meurent avant la fin.

La MONUSCO peine à convaincre
S’il est vrai que James Swan plaide pour un dialogue national inclusif en RDC, il est aussi vrai que malgré les avancées diplomatiques (Washington, Doha, Union africaine), la MONUSCO constate que les violences persistent dans l’Est du pays, où les affrontements entre l’AFC/M23 et les FARDC continuent.

La position de James Swan et de l’ONU
Le représentant spécial de l’ONU en RDC, James Swan, a salué l’annonce du président Félix Tshisekedi en août 2026 concernant l’organisation d’un dialogue national. L’ONU insiste sur une large participation et des facilitateurs crédibles pour garantir la confiance des acteurs.
L’objectif étant de parvenir à un consensus sur les priorités nationales (paix, cohésion, refondation de l’État). Malgré le rapatriement de 122 ex-FDLR vers le Rwanda et la mise en place d’un mécanisme de désarmement, les affrontements se poursuivent au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Les discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23 ont abouti à une feuille de route et à des mesures de confiance telles que la libération de détenus, les missions de vérification EJVM+… La mission des Nations Unies apporte un soutien logistique et médical, mais elle peine à imposer une paix durable face à la complexité des alliances militaires et aux violations des droits humains au point que ses responsabilités semblent limitées.

Le Journal

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