Eugène Diomi a une idée exacte des sanctions américaines contre Kabila

 Eugène Diomi a une idée exacte des sanctions américaines contre Kabila

Président national du parti Démocratie chrétienne -DC-, Eugène Diomi Ndongala joint par l’Agence congolaise de presse, a déclaré que les accusations du gouvernement américain contre l’ancien Président de la République démocratique du Congo (RDC) sont « claires, objectives et largement prouvées » pour son soutien matériel, financier, politique et logistique à l’AFC/M23, et l’incitation à des défections au sein des Formes armées de la RDC (FARDC) et stratégie délibérée de déstabilisation du gouvernement en place ».

D’après lui, ces faits ne sortent pas de nulle part. Ils sont corroborés par les rapports successifs du Groupe d’experts des Nations Unies sur la RDC, qui documentent, année après année, les liens étroits entre Kabila, ses réseaux et les groupes armés qui saignent l’Est du pays.
Par contre, Diomi Ndongala s’étonne que l’ancien président congolais se drape –une fois de plus– dans la posture de victime tout en vivant à l’ombre des kalashnikovs rwandais et en oubliant ses propres crimes, dans une tentative maladroite de se défendre des graves accusations portées par l’OFAC des Etats-Unis contre sa personne.
Le président de la Démocratie Chrétienne souligne que Kabila oublie, avec une facilité déconcertante, les toutes dernières déclarations de Paul Kagame lui-même dans Jeune Afrique début avril 2026 : le président rwandais y associe explicitement l’ancien chef d’État congolais à l’AFC/M23, qu’il qualifie comme un mouvement auquel Kabila est directement lié ».
« Joseph Kabila joue une fois de plus la carte du martyr outragé. Dans un communiqué non signé du 30 avril 2026, l’ancien président feint la surprise face aux sanctions américaines, qu’il qualifie d’injustifiées, politiquement motivées et fondées sur des accusations non étayées », a fait savoir Eugène Diomi en martelant que l’ancien chef d’État se pose en victime innocente d’un complot de Kinshasa relayé par Washington.
“Mais qui veut-il endormir ?”, s’est demandé cet acteur politique qui note que les Congolais ont une mémoire, et elle est longue. Il est allé loin en appuyant que les Congolais, mais aussi les Américains en tant que témoins du processus de paix de Washington, ne sont pas dupes.

Le Journal

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