A la suite de son discours irresponsable...: Doudou Fwamba renvoie Kabila aux études !

 A la suite de son discours irresponsable...: Doudou Fwamba renvoie Kabila aux études !

Le ton est direct, et les chiffres servent d’arguments. La dette publique, le budget national, les réserves de change et les relations avec le FMI sont au cœur de la riposte de l’argentier national, Doudou Fwamba à l’ex-président Joseph Kabila. Après l’adresse à la nation de ce dernier, l’argentier national lui a opposé sur X, les indicateurs économiques de 2019 comparativement ceux de 2026, contestant sévèrement le bilan dressé par le sénateur à vie. Notre confrère en ligne Ouragan n’a pas raté l’occasion pour faire une lecture détaillée de ce bras de fer.

“Le ton est direct, et les chiffres servent d’arguments”, attaque le média en notant que la dette publique, le budget national, les réserves de change et les relations avec le FMI sont au cœur de la riposte de l’argentier national, Doudou Fwamba à l’ex-président Joseph de la République Joseph Kabila. Après l’adresse à la nation de ce dernier, l’argentier national lui a opposé sur son compte X, les indicateurs économiques de 2019 comparativement ceux de 2026, contestant sévèrement le bilan dressé par le sénateur à vie.
Face aux critiques de Kabila contre la gouvernance de son successeur Félix Tshisekedi, le ministre des Finances remonte à la fin du régime précédent pour confronter les deux périodes. Fwamba défend les résultats de l’actuel pouvoir et reproche à l’ex-chef de l’État une lecture partiale de la situation économique.

Alingete a fait déjà révélé la saignée financière de la « Kabilie »
Ce, en mettant à nue l’usage des Cartes bancaires du Trésor : le privilège doré des anciens dignitaires. En présentant l’endettement du pays comme une préoccupation, Kabila met en cause les choix financiers de l’administration Tshisekedi. L’argentier national lui oppose la marge d’endettement dont disposerait la RDC et soutient le recours à la dette lorsqu’il finance les infrastructures et les priorités publiques sans compromettre la stabilité des finances de l’État.
À ce sujet, l’opposition des chiffres est flagrante. Aux critiques du chef de file du mouvement « Sauvons la RDC », le conseiller financier du gouvernement répond par une comparaison entre les indicateurs de la fin du règne Kabila (2019) et ceux de 2026. Les écarts qu’il présente concernent aussi bien la taille de l’économie que les capacités budgétaires et les réserves de change.
L’Indicateur parle de lui-même en partant de 2019 jusqu’à la situation en 2026 PIB nominal qui était d’environ 50 milliards USD pour se situer actuellement à 120 milliards USD. Les réserves de change à la BCC sont passés de 1,3 milliard USD à 8 milliards USD
Tandis que le Budget national bondit de 4 milliards USD à 18 milliards USD

Le Déficit du compte courant qui était de -3,2 % du PIB s’est stabilisé à -1,3 % en 2024
Ces données constituent le principal argument de la contre-attaque gouvernementale. D’après Fwamba, le PIB nominal serait passé de 50 à 120 milliards de dollars en sept ans, les réserves de change de 1,3 à 8 milliards et le budget national de 4 à 18 milliards de dollars. Le ministre Fwamba y voit un changement d’échelle qui, selon lui, contredit les critiques du président honoraire. Il met également en avant la réduction du déficit du compte courant, passé de 3,2 % du PIB en 2019 à 1,3 % en 2024. Cette évolution, conjuguée au retour de la RDC sur les marchés internationaux de capitaux, lui sert à défendre la trajectoire économique suivie depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir.

Fwamba remet en cause l’héritage de Kabila
Quand Joseph Kabila critique les résultats de la gestion actuelle, Doudou Fwamba lui oppose la situation des relations entre Kinshasa et les institutions financières internationales. Selon l’argentier national, la RDC ne disposait d’aucun programme formel avec le Fonds monétaire international (FMI) en 2019, alors qu’elle en compte trois aujourd’hui.
L’argentier national attribue cette différence aux exigences de transparence et de gouvernance auxquelles le pays doit répondre pour accéder aux financements internationaux. Il rappelle notamment que l’absence de programme sous l’ancien régime était, selon lui, liée au manque de transparence et au refus de publier certains contrats conclus avec les entreprises publiques du secteur minier. « Entre ces deux périodes de gouvernance, aucune comparaison possible. C’est la nuit et le jour », tranche Fwamba.

La Gratuité de l’enseignement et de la maternité
Sur le terrain social, les reproches du leader du PPRD et “Sauvons la RDC” se heurtent, dans l’argumentaire du ministre Fwamba, aux mesures mises en œuvre sous Félix Tshisekedi. Doudou Fwamba cite la gratuité de l’enseignement primaire, celle de la maternité ainsi que la couverture sanitaire destinée aux professeurs d’université et aux magistrats.
À ces dispositifs, il ajoute la modernisation des universités et les travaux d’infrastructures, notamment les routes réalisées dans des villes comme Isiro, Bunia, Kananga, Mbuji Mayi, Kikwit et Buta. Ainsi, l’argentier national oppose les réalisations du pouvoir actuel à ce qu’il considère comme les insuffisances du bilan de JKK.
Fwamba reproche à l’ancien chef de l’État de passer sous silence ces changements dans son appréciation de la situation nationale. Il juge partiale toute comparaison entre 2019 et 2026 qui ne tiendrait pas compte des mesures sociales et des investissements engagés depuis l’alternance au sommet de l’État.

Le Journal

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