Distingué à Londres, Jules Alingete présente les avancées de la lutte anticorruption aux investisseurs britanniques

 Distingué à Londres, Jules Alingete présente les avancées de la lutte anticorruption aux investisseurs britanniques

Londres – L’ancien Inspecteur général des finances, chef de service honoraire et émérite de l’Inspection générale des finances (IGF), Jules Alingete Key, a été honoré ce mercredi à Londres pour son engagement dans la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo. Une nouvelle distinction qui intervient en marge du Forum RDC–Grande-Bretagne, consacré notamment aux opportunités d’investissement et au renforcement des relations économiques entre les deux pays.

Au-delà de cette reconnaissance personnelle, cette récompense constitue un signal fort pour la RDC, qui entend consolider son image sur la scène internationale et rassurer davantage les investisseurs étrangers sur les efforts engagés en matière de gouvernance, de transparence et d’assainissement des finances publiques.
En recevant ce prix, Jules Alingete l’a dédié au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il considère comme le principal artisan de la volonté politique ayant permis de renforcer la lutte contre la corruption au sommet de l’État. Pour lui, sans un engagement ferme du chef de l’État, toute politique anticorruption risquerait de rester un simple discours.
« On n’est pas à la perfection, mais nous avons fait des pas énormes », a-t-il reconnu, tout en soulignant les progrès accomplis par le pays au cours des dernières années.

Londres, une reconnaissance qui s’inscrit dans la durée
Cette distinction vient renforcer une reconnaissance déjà exprimée dans la capitale britannique. Le 7 août 2026, trois universitaires sud-africains de l’Université de Pretoria, Changwe Nshimbi, Sombo Muzata et Léon Mwamba Tshimpaka, ont notamment mis en lumière l’expérience congolaise de la Patrouille financière dans leur ouvrage intitulé « La Corruption publique en Afrique subsaharienne ».
Dans cette publication, les auteurs reconnaissent l’efficacité du dispositif de contrôle mis en place en RDC et présentent Jules Alingete comme une « pièce maîtresse » de cette expérience.
Cette reconnaissance académique vient ainsi s’ajouter à la distinction reçue à Londres, témoignant de l’intérêt porté à l’expérience congolaise en matière de contrôle des finances publiques.

Le « nouveau Congo » au cœur du plaidoyer
Intervenant au cours d’un panel du Forum RDC–Grande-Bretagne, Jules Alingete s’est appuyé sur son expérience de cinq années à la tête de l’IGF pour défendre les transformations engagées en République démocratique du Congo.
Son message devant les participants et les investisseurs britanniques est sans équivoque : le Congo d’aujourd’hui ne serait plus celui d’hier. Il a ainsi appelé à considérer les évolutions enregistrées dans la gouvernance économique et financière comme autant de raisons de s’intéresser au potentiel d’investissement du pays.

Des indicateurs économiques pour rassurer les investisseurs
Pour étayer son argumentaire, l’ancien patron de l’IGF a présenté plusieurs indicateurs qu’il considère comme révélateurs des progrès accomplis.
Il a notamment évoqué l’évolution des recettes publiques, qui seraient passées à 25 milliards depuis 2019, ainsi que la première émission d’Eurobonds de plus d’un milliard de dollars réalisée par la RDC.
Il a également mis en avant la stabilité du taux de change, un score de 65 % au classement B-READY et la possibilité de créer une entreprise en moins de quinze jours grâce au dispositif du guichet unique.
Parmi les autres avancées citées figurent la sortie de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), l’augmentation du PIB par habitant, passé de 532 à 1 200 dollars, ainsi qu’une croissance économique annoncée à 5,7 % pour l’année 2026.
S’agissant de l’indice de perception de la corruption de Transparency International, Jules Alingete a également rappelé l’évolution du positionnement de la RDC depuis 2019, soulignant les progrès enregistrés à partir de 2020.
À travers ces différents indicateurs, son objectif était de démontrer que les réformes engagées ne concernent pas uniquement le contrôle des finances publiques, mais participent également à l’amélioration du climat des affaires et au renforcement de la crédibilité économique du pays.

Une vitrine pour l’attractivité économique de la RDC
À la clôture des échanges, Boni Tongomo a salué la qualité des interventions des différentes personnalités et autorités présentes, notamment le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ainsi que le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku.
Au final, le Forum RDC–Grande-Bretagne aura constitué une plateforme de présentation des opportunités économiques congolaises et des réformes entreprises par les autorités.
Pour Jules Alingete, cette nouvelle distinction londonienne dépasse le cadre d’une consécration individuelle. Elle représente également une occasion de promouvoir l’image d’une République démocratique du Congo engagée dans la modernisation de sa gouvernance et déterminée à faire de la lutte contre la corruption un véritable levier de développement et d’attractivité des investissements.

Par Didier Mbongomingi

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