Sans Inga 3, la SNEL éclaire la RDC avec des lampes de poche !

 Sans Inga 3, la SNEL éclaire la RDC avec des lampes de poche !

Georges Bakali Sembe, ancien DG de la SNEL, a récemment dénoncé dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux, les “fausses explications” données par les dirigeants actuels de la Société nationale d’électricité et a livré les vraies raisons de la faible desserte électrique en RDC, mettant l’accent sur un réseau vétuste, des pertes massives d’énergie, une absence d’investissements structurants et une gestion défaillante

L’ex DG connu sous le pseudonyme de Jo Bakali Sembe souligne que l’infrastructure de la SNEL date de plusieurs décennies et n’a pas été modernisée, ce qui entraîne des coupures fréquentes et une incapacité à répondre à la demande croissante. Une part importante de l’électricité produite, révèle-t-il, se perd avant d’arriver aux consommateurs, à cause de lignes défectueuses et de systèmes de distribution obsolètes.
Quant aux coupures persistantes d’électricité, l’on retient que les interruptions ne sont pas dues uniquement à la production insuffisante, mais aussi à la mauvaise gestion et au manque de maintenance. Donnant son avis sur le nateau‑centrale attendu pour faire face au problème, Georges Bakali évoque cette solution de temporaire, et la juge insuffisante pour résoudre les problèmes structurels tant qu’il y aura manque de planification. C’est ainsi qu’il insiste sur l’absence de stratégie nationale cohérente pour développer le secteur électrique, malgré le potentiel hydroélectrique immense du pays.
Pour lui, les finances de la SNEL sont limitées à cause de la mauvaise gouvernance et l’absence de planification aggravent la crise avec en perspective, le blocage du développement économique dès lors que sans électricité fiable, l’industrie et les PME restent paralysées. Il a également fait allusion au mécontentement social, expliquant que les coupures constantes alimentent la frustration et la défiance envers les autorités.
Aussi curieux que cela puisse paraître, Georges Bakali Sembe rappelle que ce n’est pas la demande de l’électricité qui est trop forte, mais la gestion qui est trop faible. Tant que les câbles resteront rouillés et les pertes invisibles, souligne-t-il , les Congolais continueront à payer pour une électricité qui s’évapore avant d’atteindre leurs maisons. Tout ce qui se fait pour pallier à cette situation doit être compris comme des solutions partielles, parce que, sans modernisation du réseau ces mesures resteront inefficaces.
Un enfant de la maison qui en maîtrise les rouages pour avoir gravi des échelons à la régulière, Georges Bakali Sembe a insisté sur un point crucial : sans la construction du barrage Inga 3, toute solution restera marginale et incapable de répondre durablement aux besoins énergétiques de la RDC. À l’en croire, Inga 3 est censé ajouter entre 4.000 et 11.000 MW selon les phases, soit un saut gigantesque par rapport à la capacité actuelle du pays.
Le projet Inga 3, révèle ce technicien, ne vise pas seulement la RDC, mais aussi l’exportation vers l’Afrique australe (Afrique du Sud, Zambie, etc.), ce qui en ferait un hub énergétique continental. Bakali Sembe rappelle que tant que ce projet reste dans les cartons, les solutions temporaires (bateaux‑centrales, petites réhabilitations) ne feront que colmater les brèches.

Financement et gouvernance
Le défi n’est pas seulement technique, selon Jo Bakali, mais aussi politique et financier, car le projet nécessite des milliards de dollars et une transparence rarement observée dans le secteur. En bref, le consommateur lambda reste d’avis qu’on lui promet des bateaux‑centrales et des mini‑solutions, pendant que pour Bakali Sembe, sans Inga 3, c’est comme vouloir éclairer le pays avec des lampes de poche. Le Congo est un géant hydroélectrique endormi qui continue de ronfler dans l’obscurité.

Le Journal

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