Redevabilite de l’An1 du gouvernement Suminwa 2: Jean-Pierre Tshimanga Bwana parle des principales réformes et réalisations engagées pour la souveraineté alimentaire

 Redevabilite de l’An1 du gouvernement Suminwa 2: Jean-Pierre Tshimanga Bwana parle des principales réformes et réalisations engagées pour la souveraineté alimentaire

Le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Bwana, en se livrant à l’exercice de redevabilité en marge de l’an 1 du gouvernement Suminwa 2, a mis en avant les principales réformes et réalisations engagées pour renforcer la souveraineté alimentaire de la République Démocratique du Congo, développer la production halieutique et piscicole, lutter contre la pêche illicite et améliorer les conditions de vie des communautés de pêcheurs sur l’ensemble du territoire national.

Dans le cadre de l’exercice de redevabilité, le ministre rappelle que son action s’est inscrite dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, consistant à réduire la dépendance du pays aux importations de poissons tout en créant des emplois et des richesses dans les filières de la pêche et de l’élevage.

« Nous avons travaillé pour augmenter la production halieutique, améliorer les conditions de vie de nos concitoyens, créer des emplois et renforcer l’aide apportée aux communautés de pêcheurs », a déclaré Jean-Pierre Tshimanga Bwana.

Le ministre souligne que l’une des premières réformes a consisté à décentraliser l’appui de l’État aux communautés de pêcheurs. Alors que cet accompagnement était auparavant concentré à Kinshasa, il a été progressivement étendu aux provinces afin de soutenir les pêcheurs et les mareyeuses sur toute l’étendue du territoire.

À cet effet, le ministère a procédé à la distribution de matériels de pêche, à l’organisation des pêcheurs et des mareyeuses en unions et communautés de pêcheurs, ainsi qu’à leur identification afin de mieux encadrer le secteur et de renforcer la gouvernance des ressources halieutiques.

Le ministre insiste également sur la lutte contre la pêche illicite, qu’il qualifie de menace majeure pour la préservation des ressources aquatiques.

« La pêche illicite, c’est la pêche qui tue la pêche », a-t-il affirmé, dénonçant notamment l’utilisation de moustiquaires et de produits toxiques qui détruisent les écosystèmes aquatiques, compromettent le renouvellement des espèces et mettent en péril les générations futures.

Pour faire face à ce phénomène, le Gouvernement a sensibilisé les communautés de pêcheurs au respect des calendriers de pêche, tout en conditionnant la remise des équipements au respect des bonnes pratiques et de la réglementation en vigueur. Sur le plan institutionnel, Jean-Pierre Tshimanga Bwana met en avant plusieurs avancées structurelles destinées à moderniser durablement le secteur. Parmi celles-ci figurent la contractualisation avec l’Office national de la pêche et de la conchyliculture du Maroc, en vue d’un accompagnement technique du secteur, ainsi que l’adoption de la loi sur la pêche et l’aquaculture, qui offre désormais à la RDC un cadre juridique renforcé pour mieux organiser et développer cette filière stratégique.

Le ministre rappelle également les efforts consentis en faveur de la pisciculture. L’État accompagne les pisciculteurs afin d’accroître la production nationale, tout en mettant en place un mécanisme d’identification et d’enregistrement permettant un meilleur suivi des bénéficiaires et une gestion plus efficace des appuis publics, en collaboration avec les ministères du Budget et des Finances.

Abordant le dossier des bateaux de pêche, Jean-Pierre Tshimanga Bwana précise qu’il a hérité d’un projet déjà engagé avant sa prise de fonctions, avec des commandes effectuées en Espagne et en Égypte. Il indique que le Gouvernement travaille désormais avec le partenaire concerné pour relancer le projet sur de nouvelles bases techniques et financières, afin d’adapter les embarcations aux réalités des différentes zones de pêche du pays.

Concernant l’objectif de réduire les importations de poissons, le ministre estime que la République démocratique du Congo dispose d’un potentiel halieutique important, à condition de poursuivre les investissements, l’encadrement des pêcheurs et le développement de la pisciculture.

« Nous devons travailler ensemble pour produire suffisamment afin de nourrir les Congolais et réduire notre dépendance aux importations de poissons », a-t-il soutenu.

Enfin, le ministre met en évidence la synergie instaurée entre les ministères de la Pêche et de l’Élevage, de l’Agriculture et du Développement rural, ainsi que les autres secteurs concernés, pour développer les bassins de production, améliorer les infrastructures de desserte agricole et renforcer les chaînes de valeur agroalimentaires. Cette collaboration interministérielle, appuyée notamment par des partenaires tels que la Banque mondiale, vise à consolider les actions du Gouvernement en faveur de la sécurité alimentaire et du développement du monde rural.

L.J avec la Cellule de communication

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