Rejetant la Présidence de la République à la direction des assises: Dialogue national inclusif : L’ODEP exige la participation de l’AFC/M23 et une direction neutre

Le dialogue national inclusif annoncé par le Président Félix Tshisekedi ne cesse de produire des réactions de toute part. Le cas de l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) qui publié, lundi 31 août 2026, un communiqué demandant au président Félix Tshisekedi de ne pas exclure la coalition rebelle AFC/M23 du futur dialogue national.
Cette recommandation intervient quelques jours après que le chef de l’État aie explicitement écarté les mouvements armés de ces assises politiques.
L’ODEP argumente et propose
L’ODEP justifie et encadre sa demande à travers plusieurs points clés, notamment l’intégration de tous les acteurs directement impliqués dans la crise est indispensable pour donner une réelle portée au processus de paix.
Cette organisation de la sociétécivile s’interroge sur la pertinence d’exclure l’AFC/M23 alors que des pourparlers parallèles se poursuivent déjà avec eux dans le cadre du processus de Doha.
Pas de légitimation politique
Dans son communiqué, l’ODEP précise que cette participation ne doit être interprétée ni comme une absolution des crimes commis, ni comme une légitimation politique du mouvement armé. Le dialogue doit uniquement servir d’outil pour trouver une issue durable à l’instabilité.
Une approche ascendante
Selon l’association, elle plaide pour un dialogue « participatif et ascendant », débutant au niveau des 145 territoires de la RDC avant de remonter vers les provinces, puis l’échelle nationale. L’ODEP exige une gouvernance neutre, recommandabt de confier la direction du dialogue à une commission indépendante non rattachée à la Présidence de la République pour en garantir la neutralité.
Justice transitionnelle exigée
L’organisation préconise la création d’une Commission Vérité et Réconciliation, calquée sur le modèle sud-africain, afin d’établir les responsabilités des crimes sans bâtir la paix sur l’impunité.
On se rappelle que lors de son allocution du 27 août 2026 annonçant dialogue de trois mois pour la cohésion nationale, le Président Félix Tshisekedi a formellement exclu l’AFC/M23. Il a martelé qu’aucun mouvement armé combattant l’ordre constitutionnel ou agissant pour le compte d’une puissance étrangère ne pourrait utiliser le dialogue comme composante politique pour légitimer des conquêtes territoriales par la force.
Le chef de l’État a renvoyé la gestion de ce groupe armé au strict cadre militaire et diplomatique des discussions de Doha.
Gel Boumbe
