Face à l’insécurité à Kinshasa...: Éric TSHIKUMA exige, du gouvernement, des mesures urgentes et efficaces !

Samedi 25 juillet 2026, la dernière plénière de la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale a été conclue sur fond de l’examen des matières inscrites à son ordre du jour. Elle a donné l’occasion au député national Éric TSHIKUMA de lancer un appel pressant au Gouvernement de la République pour s’attaquer à la recrudescence de l’insécurité qui sévit dans plusieurs communes de Kinshasa et empêche à la population de vivre en toute tranquillité.
L’on note qu’à la faveur de cette séance de clôture, le projet de loi portant habilitation du Gouvernement a été adopté avec dans le lot, plusieurs autres textes examinés au cours de la session extraordinaire qui s’achevait avec à la clé, l’intervention du député Eric Tshikuma invitant la plénière à recommander vivement au Gouvernement l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante, crédible et approfondie sur les cas de meurtres et de violences enregistrés ce dernier temps à Kinshasa, particulièrement dans les communes de Selembao et de Makala.
Tshikuma ne s’est pas limité là, car il a demandé également l’identification, l’arrestation et la traduction en justice de tous les auteurs, co-auteurs et complices, qu’ils soient civils ou porteurs d’uniforme. L’élu de la Funa a plaidé pour une évaluation complète et un assainissement du dispositif sécuritaire déployé dans ces communes, ainsi que la mise en place d’un plan d’urgence de sécurisation visible, coordonné et durable pour le district de la Funa et les autres communes exposées de la capitale, rapporte actualités.cd.
La source note que sur le plan humanitaire, Éric TSHIKUMA a insisté sur la prise en charge médicale des blessés, notamment du survivant grièvement atteint à Selembao, ainsi que sur l’assistance médicale, psychologique, sociale, financière et administrative en faveur des familles des victimes, non sans avoir recommandé la protection des témoins et la présentation, dans un délai de quinze jours, d’un rapport circonstancié au Bureau de l’Assemblée Nationale sur l’évolution de la situation.
Pour le contrôle parlementaire, le député national a sollicité l’audition des Ministres de l’Intérieur, de la Défense Nationale et de la Justice devant la Commission Défense et Sécurité, avant de proposer le déploiement d’une mission parlementaire dans les quatre districts de Kinshasa afin d’évaluer l’ampleur de l’insécurité observée depuis le mois de janvier et de formuler des recommandations urgentes au Gouvernement.
« La sécurité des citoyens n’est pas une faveur, mais un devoir de l’État», a rappelé Eric Tshikuma en soulignant que «la justice n’est pas une option, mais une condition essentielle de la confiance publique* ». Et à l’en croire, toutes les communes de Kinshasa, à l’instar de Makala et Selembao, n’attendent ni privilège ni exception, mais simplement que la République garantisse à chacun de ses citoyens la protection, la justice et la dignité. Tout un programme.
Le Journal
