Global Witness est formelle...: Le M23 sert illégalement à Kigali 120 T de Cobalt par mois !

Global Witness affirme que le Rwanda joue un rôle central dans la contrebande du coltan congolais, notamment depuis la prise de la mine de Rubaya par le M23 en 2024. Plus de 120 tonnes par mois seraient sorties illégalement vers le Rwanda, blanchies puis exportées vers des fonderies internationales, alimentant les chaînes d’approvisionnement de grandes entreprises technologiques.
Le constat de Global Witness sur la Mine de Rubaya est sans appel. Mine située au Nord-Kivu, elle représente environ 15 % de la production mondiale de coltan mais .depuis avril 2024, elle est contrôlée par le M23, groupe rebelle soutenu par Kigali produisant environ 120 tonnes par mois, lesquelles quittent Rubaya pour le Rwanda, soit plus de 1. 400 tonnes la première année.
Subissant le blanchiment, le coltan de la RDC est mélangé à la production locale rwandaise et reçoit des étiquettes du système ITSCI, censé garantir une origine “responsable”. La complicité rwandaise est avérée parce que Global Witness identifie sept sociétés rwandaises exportant 85 % du coltan du pays, dont cinq auraient acheté du minerai de conflit en provenance de Rubaya.
Une fois transformé en tantale, le coltan devient intraçable et alimente les condensateurs utilisés dans les smartphones, ordinateurs, véhicules électriques et équipements de défense.
Les entreprises citées dans la contrebande sont Microsoft, Apple, Sony, Amazon, Nvidia, Toyota, Ericsson et Vodafone qui figurent parmi les marques dont les fonderies sont liées à ce circuit.
La contrebande du coltan constitue une source majeure de financement pour le M23, aggravant la guerre dans l’Est de la RDC.Traçabilité compromise : le système ITSCI, censé certifier l’origine des minerais, est accusé d’avoir été détourné pour blanchir du coltan de conflit.Conséquences locales : les mineurs artisanaux vivent dans une pauvreté extrême, soumis à des conditions de travail dangereuses et parfois violentes.
L’on retient que le rapport de Global Witness met en lumière un système organisé de pillage et de blanchiment du coltan congolais via le Rwanda, avec des ramifications jusqu’aux géants mondiaux de la hi-tech. Cela souligne l’urgence d’un renforcement des mécanismes de traçabilité et d’une responsabilisation des entreprises pour éviter que les minerais de conflit ne continuent d’alimenter la guerre en RDC.
Le coltan, miroir d’un pillage organisé
Le coltan de Rubaya, joyau minier du Nord-Kivu, est devenu le symbole d’un paradoxe cruel : une richesse nationale transformée en malédiction. Depuis la prise de cette mine par le M23 en 2024, les flux illicites vers le Rwanda se sont intensifiés, révélant un système de prédation qui dépasse les frontières et met à nu les failles de la gouvernance régionale. Le rôle central du Rwanda comme carrefour de la contrebande n’est plus à démontrer car, Kigali est accusé d’avoir intégré le coltan congolais dans ses circuits officiels, brouillant les pistes de traçabilité. Le blanchiment devient institutionnalisé parce que le système ITSCI, censé garantir une exploitation responsable, est détourné pour donner une façade légale à un minerai de conflit.
La complicité économique est dénoncée par Global Witness qui révèle que sept sociétés rwandaises exportent 85 % du coltan du pays, dont plusieurs sont directement liées aux cargaisons issues de Rubaya. Et les ramifications mondiales se portent bien dès lors que le coltan, une fois transformé en tantale, devient invisible dans les chaînes d’approvisionnement.
Il alimente les condensateurs de nos smartphones, ordinateurs, véhicules électriques et même des équipements militaires. Les géants de la tech en partant de Apple à Nvidia, se retrouvent malgré eux au cœur de ce circuit opaque, et exposés à la critique d’une consommation qui finance indirectement la guerre.
Pendant que les multinationales engrangent des profits, les mineurs artisanaux de Rubaya vivent dans une précarité extrême. Exploités, soumis à des conditions de travail dangereuses, ils voient leur sueur alimenter une économie de guerre qui les prive de toute dignité.
Le M23, en prélevant une taxe de 4 $ par kilo, engrange près de 800.000 $ USD par mois, consolidant son pouvoir militaire.
Ce scandale du coltan illustre une vérité dérangeante selon laquelle, la mondialisation des minerais ne connaît ni frontières ni morale. Le Rwanda, en se posant en hub minier, devient le pivot d’un système où la certification se transforme en alibi et où la communauté internationale ferme les yeux. La RDC, elle, se retrouve dépossédée de ses richesses, tandis que ses citoyens paient le prix fort d’une guerre alimentée par la demande mondiale. Le rapport de Global Witness est un miroir tendu aux sociétés occidentales, révélant la complicité silencieuse entre rebelles, États et multinationales.
Le Journal
