Louis Watum reste convaincu que la transparence est une garantie de crédibilité et l’attrait d’investisseurs

La transparence a été considérée comme une garantie de crédibilité et d’attractivité des partenaires économiques en République démocratique du Congo par le ministre des Mines, lors d’un forum stratégique sur la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur minier organisé à Kinshasa. Et à cet effet, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a soutenu que la transparence n’est pas un frein à l’investissement, mais une garantie de crédibilité, de stabilité et d’attractivité pour les partenaires économiques en RDC.
Il a affirmé que le rôle central qu’occupent désormais les ressources minières congolaises dans les dynamiques économiques internationales, notamment dans les chaînes de valeur liées à la transition énergétique, à l’industrialisation et aux nouvelles technologies, impose à la RDC une gouvernance exemplaire.
« La richesse minière de la RDC ne peut devenir un véritable levier de développement que si elle est administrée avec rigueur, transparence et dans le respect de l’intérêt général », a-t-il ajouté dans les propos recueillis par l’ACP avant de rappeler que que la RDC s’est engagée dans une dynamique de modernisation institutionnelle, axée sur la traçabilité des ressources, le renforcement de la redevabilité, la clarification des responsabilités, et la promotion d’une exploitation responsable.
Pour le ministre des Mines, une gouvernance exigeante n’entrave pas le développement, elle en est la condition, et une régulation claire sécurise l’investissement et renforce l’autorité morale de l’État.
Il a également insisté sur la nécessité de transformer ces échanges en actions concrètes, afin d’éviter que le forum ne reste qu’un simple cadre de discussions sans impact réel.
À son tour, Majda El Bied, directrice résidente pays de l’IRI, a réitéré l’engagement de son organisation à soutenir les réformes institutionnelles et à promouvoir la transparence dans les secteurs stratégiques.« L’IRI œuvre notamment à soutenir la société civile et les journalistes, dénoncer les réseaux de corruption, protéger les institutions démocratiques et constituer des coalitions pour une gouvernance responsable », a-t-elle déclaré.
Elle a indiqué que le forum vise à combler les écarts de gouvernance, à identifier des outils pratiques et à proposer des solutions durables pour améliorer la gestion du secteur minier congolais.
« Au-delà des discours, ce forum ambitionne de jeter les bases d’un nouveau modèle de gouvernance minière, fondé sur la concertation, la responsabilité collective et la confiance entre l’État, les entreprises, les communautés locales et les partenaires internationaux », a conclu la représentante- Pays de cette organisation.
Se déroulant du 28 au 29 janvier, les assises connaissent la participation notamment des décideurs publics, partenaires internationaux, opérateurs économiques, experts du secteur extractif, représentants de la société civile et médias, autour d’un objectif commun : renforcer la gouvernance, la redevabilité et la transparence dans la gestion des ressources minières du pays.
Le Journal
