Clôture de la session budgétaire 2025: Sama Lukonde met l’accent sur la reconnaissance du Genocost par la Communauté internationale

La Chambre haute du Parlement a officiellement clôturé, ce lundi, 15 septembre 2025, sa session ordinaire de septembre, dédiée à l’examen et à l’adoption du budget national. Le sénat a adopté un budget équilibré en recettes et en dépenses, s’élevant à 59.020,5 milliards de fc contre 50.691,8 milliards en 2025 soit une hausse de 16,4%.
Cette cérémonie s’est déroulée dans la salle des conférences internationales du Palais du Peuple, sous la présidence de l’honorable Jean-Michel Sama Lukonde.
Les discussions de la séance plénière de ce jour ont mis en lumière la nécessité d’orienter les dépenses vers des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, les infrastructures et la sécurité.
Dans son allocution de clôture, l’honorable Jean-Michel Sama Lukonde a mentionné l’engagement et l’assiduité des sénateurs, tant aux travaux des commissions qu’à ceux des plénières. Il a salué une session riche en événements aussi bien au plan législatif qu’à ceux du contrôle parlementaire, des descentes sur le terrain et de la diplomatie parlementaire et a rappelé que l’adoption du budget constitue un acte de souveraineté nationale. Et, il a souligné l’importance de la rigueur dans l’exécution des crédits votés pour répondre aux attentes de la population.
Au chapitre de la guerre à l’Est de la Rdc, à travers Jean-Michel Sama lukonde, le sénat a formulé le vœu de voir l’avancée diplomatique incarnée par l’accord de Washington ouvrir la voie à la fin définitive des atrocités contre les populations, et par la même occasion, voir le retour de la sécurité dans les provinces meurtries, et enfin rétablir l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire.
Le président du Sénat a fustigé la persistance dans l’agression par le Rwanda et son ingérence, qui met en mal l’esprit et la lettre de dudit accord.
Pour Sama Lukonde, la situation que traverse la RDC depuis plus de trois décennies, n’est pas une succession d’événements isolés. Il s’agit d’une tragédie humanitairement insoutenable, marquée par la perte en vies humaines de millions des Congolais, par les déplacements forcés des populations, par la dépossession des terres et des ressources, par le viol systématique utilisé comme arme de guerre, et par la destruction programmée du tissu socio-économique congolais. D’où son soutien au plaidoyer du président de la République, à l’occasion de la 80ème Assemblée générale de l’ONU, où il a exhorté la Communauté internationale à reconnaître le Genocost (Génocide lié aux crimes économiques sur le sol congolais).
Tout en reconnaissant le courage et les sacrifices des éléments des forces armées de la République démocratique du Congo, des services de sécurité ainsi que des groupes d’auto-défense (Wazalendo) face à cette agression, à l’activisme des groupes armés, et au banditisme urbain, le speaker de la Chambre haute a appelé à une vigilance accrue de la part de toutes les institutions de l’État, en particulier du gouvernement, afin que la souveraineté de la République et la sécurité des populations soient pleinement protégées.
Presse/Cab/sénat
