L’Institut Don Bosco de la Gombe mis dans le bain de la normalisation et Métrologie

 L’Institut Don Bosco de la Gombe mis dans le bain de la normalisation et Métrologie

Il y a une semaine, après une demie-journée enrichissante dédiée à l’échange  entre une délégation de l’Association pour la promotion de la métrologie et la normalisation -APROMEN-, et le personnel et enseignants de l’Institut Don Bosco de la Gombe, le président de cette association, Bertin Ntumba Bululu, s’est confié à notre rédaction pour faire faire l’économie de cette activité.

 

Le Journal : Monsieur le président, le jeudi dernier vous avez été à l’Institut Don Bosco de la Gombe pour entretenir les enseignants et le personnel de cette école sur la nécessité de la métrologie et la normalisation. Pourquoi avoir choisi cette école et pas une autre dans une ville qui compte des milliers d’infrastructures scolaires ? La démarche a été menée par l’école où par APROMEN ?

 

Bertin Ntumba Bululu : Après une première expérience enrichissante d’échanges avec les élèves finalistes du Collège BOBOTO il y a quelques années, nous avons pris l’initiative d’approcher le Préfet de l’Institut Don Bosco de la Gombe dont la particularité est une formation technique aux métiers (menuiserie, maçonnerie, électricité, etc.).

L’idée de débuter les échanges par le Personnel Enseignant avant de nous adresser aux élèves est venue du Père Préfet.

 

L.J: Quelle est la leçon à retenir à l’issue de cette activité à caractère pédagogique ?

 

Les échanges avec le Personnel Enseignant ont été très édifiants et nous avons ensemble réalisé la nécessité d’enseigner la Normalisation et d’améliorer la formation sur la Métrologie en insistant sur le côté pratique en permettant aux élèves de manipuler les instruments de mesure.

 

L.J : Vous vous estimez satisfaits de cette expérience au point de dormir sur vos lauriers ou vous comptez poursuivre sur cette lancée. Dans le cas où vous seriez tentés d’étendre l’aventure, quelles sont les prochaines cibles ?

 

B.N : L’intérêt de mobiliser la jeunesse sur ces matières et les introduire dans le cursus formel fait que les cibles ultimes sont le Ministère de la Jeunesse et celui de l’Education. Mais nous saisirons toutes les opportunités pour sensibiliser et plaider en faveur de la culture de la Métrologie et de la Normalisation en RD Congo en tant qu’outils de développement et de cohésion nationale.

 

L.J : L’idée de vous lancer dans une campagne de sensibilisation sur la métrologie et la normalisation, dans les universités et instituts supérieurs ne vous a jamais effleuré ? Au cas où vous y pensez, quels sont les axes à mettre en place ?

 

B.N : Comme je l’ai dit plus haut, le secteur de l’éducation à tous les niveaux est prioritaire. Des contacts ont été pris et vont se poursuivre afin de mener des actions dans les milieux de l’Enseignement supérieur, universitaire et de la Recherche qui sont des parties prenantes de la pratique des activités de Normalisation.

 

L.J : Quel message adressez-vous aux autorités de la RDC en ce moment où le cadre d’intégration économique régional a été conclu à Washington avec le Rwanda ?

 

B.N : Chaque fois que nous en avons l’occasion, nous insistons auprès des Autorités que la Normalisation et la Métrologie sont des activités ‘importance vitale à cause de la mondialisation de l’économie.

Concernant le cadre d’intégration régionale qui est évoqué dans l’accord récemment signé avec le Rwanda sous la médiation des Etats Unis, nous avons déjà déclaré que si le cadre Normatif National de la RD Congo n’est pas rationalisé, les investissements projetés par les Américains profiteront plus aux Pays voisins qu’à la RD Congo.

 

Propos recueillis par Laurent BUADI

 

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