Le PNHF mis en coupe réglé !

 Le PNHF mis en coupe réglé !

Le PNHF/Coordination de Kinshasa emboîte le pas à la Direction nationale et s’illustre dans les mêmes bêtises. La Directrice Nationale, puisqu’il s’agit des dames qu’elle a recrutées et mis en service. Notamment 22 agents fictifs, juste après levée de la mesure de suspension. S’agit-il d’un défi rébellion ou d’une mutinerie ?, se demandent certains analystes, lesquels entrevoient déjà les conséquences de l’intervention du ministre Kamba dans un dossier dont il n’avait pas connaissance avant de libérer les démons du triomphalisme.

De façon que, ces dames se comportent et s’affichent de manière ostentatoire dans l’inconduite, foulant aux pieds toute autorité administrative, voire celle du VPM Jean-Pierre Lihau. Il faut les arrêter à temps, avant qu’il soit trop tard. Le viol de l’art 21 est plus que patent. Faut-il alors ouvrir les feux ou observer avec complicité la déliquescence d’un Service public par deux dames visiblement trop gâtées ?

Le chap V du décret N° 24/09 du 17 fév 2024 portant Règlement d’Administration sur la discipline, dans son Art 21, insiste sur la maîtrise des effectifs et de la masse salariale et la révocation est la sanction à toute faute administrative commise dans cette matière.

Et pourtant, le viol de cet article 21 qui devait pourtant faire peur, continue son bonhomme de chemin en toute tranquillité, pourquoi ?

Ce n’est pas une surprise, mais plutôt la conséquence de l’intervention musclée du ministre de la Santé publique qui a voulu montrer la force de ses biceps politiques en interrompant la procédure d’une action disciplinaire pourtant ouverte à charge de deux dames : une Directrice nationale du PNHF et l’autre, Coordonnatrice du PNHF/ Kinshasa tombées toutes deux dans l’arène de ce Service comme des novices.

Pour pratiquement les mêmes fautes administratives, elles ont été suspendues par le gardien de la conformité des actes administratifs et de la légalité des textes réglementaires. Le ministre Kamba, sorti de nulle part comme dans un rêve, arrête la procédure et oblige les services administratifs de notifier les deux dames pour les réactiver. Cela a tout d’une faute commise par le ministre Kamba.

Au plus niveau des responsabilités, on ne se comporte pas comme le plus simple des Congolais. En effet, le ministre Kamba est partie prenante dans toutes les discussions qui précèdent les décisions du Gouvernement : la rédaction et la publication des textes réglementaires, le ministre le sait.

Alors pourquoi cette faiblesse qui le met en face de son chef hiérarchique, le VPM de la Fonction Publique ? , faiblesse à diminuer l’autorité du Secrétaire Général à la Santé vis-a-vis de ses collaborateurs ? Voilà qu’une fois la mesure de suspension levée, la récidive se fait immédiate.

En effet, le même jour où on remettait la Directrice Nationale dans ses fonctions, ses recrus -agents fictifs- se sont automatiquement déployés et pris possession de postes qu’elle leur attribués. Ils sont 10 au total et payés sous cape droit aux missions de services. Les observateurs avisés recommandent vivement que le chef de Division Finances et la Caissière éclairent la mission qui sera envoyée pour enquêter sur ce cas et d’où provient l’argent de leur rémunération ?

Les mêmes observateurs se demandent pourquoi cette dame a agit de la sorte et de manière ostentatoire, sans se cacher ? Parce que le ministre Kamba est là, Il ne la lâcherait pas. Du coup, l’Administration est au rabais et à quoi ça sert, si la colonne vertébrale s’effrite et se fatigue ? l’infrastructure ne peut que tomber.

Car, à peine que le même scénario se passe à la Coordination de Kinshasa où, sans peur ni frissons, la Coordonnatrice a pris le courage d’organiser même la remise et reprise entre son caissier personnel et celui de l’État qu’elle a outrageusement sorti de la caisse, cette coordinatrice a coup sur coup, recruté 22 Agents fictifs. Pourtant, elle n’a ni qualité ni compétence. Et les deux dames s’exposent à la sanction prévue à l’Art 21 du chap V sur la maîtrise des effectifs et de la masse salariale qui est la Révocation .

Hormis le recrutement au vu et au su des agents de carrière des services publics de l’État, elle s’est permise de louer des nouveaux bureaux sur le boulevard du 30 juin, à côté de Ecobank pour un loyer de 5.000$/mois. À ce jour, il totalise déjà 9 mois de paiements, soit 45.000$, avait-elle informé le Secrétariat général ou reçu l’autorisation de sa hiérarchie ? Voilà où conduit l’aberration quand on sous estime les autres. Par ailleurs, les deux dames louent dans la commune de la Gombe réputée pour ses taux de loyer élevés.

Parce qu’elle est venue de la Suisse, elle doit vivre comme en Suisse, semble être le leitmotiv.

A entendre les cris des agents, d’aucuns ne se sont pas empêcher d’interpeller le Secrétariat général, voire l’inspection générale de la Santé pour se saisir de cette allégation de façon à l’infirmer ou la confirmer. Néanmoins, il n’y a pas des fumées sans feu.

Actuellement, à la Direction Nationale du PNHF, c’est le chaos dès lors que tout est sombre, l’environnement est lourd, les groupuscules se sont formés. Les pro-directrice nationale avec à leur tête, le Chef de Division Administrative et Organisation de formation soit Médicale, soit juridique, il est zébrée trop d’incohérences dans son comportement altier qui ne convainc personne. Le chef de Division technique plutôt informaticien au lieu de se contenter de sa formation médicale, et l’insuffisance des connaissances le met en face de la dure réalité de la mission du PNHF. Il ne peut que recruter les piliers ( médecins) sinon c’est le fiasco. Ça aussi, le ministre Kamba le sait.

La directrice nationale, elle-même brille par l’amateurisme. Ne maîtrisant absolument rien en matière de PNHF, elle joue au dur en perorant plus qu elle ne parle

Devant un tel tableau, le Secrétaire général doit il rester de marbre. Le PNHF étant un service public, il reste sous l’autorité du Secrétariat général couvert et protégé par la Fonction publique au travers de l’autorité du VPM.

Ce comportement non encourageant du ministre Kamba et la mutinerie de deux dames sous sa protection est un catharsis qui doit le motiver pour rétablir le service dans ce droit. S’approcher du ministre pour lui faire voir les insuffisances, les irrégularités et les incohérences dans les actes que posent les agents serait salutaire pour réorganiser le Service.

Le ministere de la Santé est un des piliers dans le programme du chef de l État.

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