Le gouvernement va au secours des refugiés congolais au Burundi

 Le gouvernement va au secours des refugiés congolais au Burundi

A la suite des affrontements nourris entre l’armée congolaise et les rebelles de l’AFC-M23, dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, des populations se déplacent par centaines de milliers pour chercher la paix ailleurs. C’est dans ce cadre que le Burundi voisin accueille réguliérement bon nombre d’eux surtout depuis la détérioration de la situation sécuritaire à Uvira. Le nombre de ces compatriotes en détresse s’éleve à 250 000 personnes. Le déces de plusieurs d’entre eux dernièrement, victimes des mauvaises conditions de vie, a poussé le gouvernement Suminwa à prendre le taureau par les cornes. Et une délégation gouvernementale s’est déplacé au Burundi le week-end pour leur apporter une aide humanitaire et pris langue avec le ministre burundais des Affaires étrangères et la représentante résidente du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.

Les ministres Ève Bazaïba et Crispin Mbadu ont expliqué à leurs hôtes, l’objectif de leur mission et les activités prévues sur place, dont la distribution de plusieurs tonnes de médicaments et de matériels de première nécessité.
Il est prévue, dans le cadre de cette mission, la construction des abris, l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’hygiène ainsi que la création de hangars collectifs plutôt que de garder les familles dans des abris individuels pour mieux organiser les familles dans les camps en séparant les femmes et les enfants des hommes.
L’approvisionnement en eau potable fait également partie du programme en dépit du fait que cela reste insuffisant pour couvrir tous les besoins. Et sans oublier des appuis en articles ménagers essentiels, tels que des kits de dignité pour les femmes, ainsi que quelques ustensiles de cuisine et des sacs de couchage.
Le soutien aux refugiés en vivres et des interventions dans le secteur de la santé nécessitent aussi une attention urgente, et une assistance aux personnes ayant des besoins spécifiques, notamment un accompagnement moral et psycho-social. La réussite sans faille de cette opération humanitaire nécessite impérativement, une opération d’identification rigoureuse pour éviter toute infiltration, de façon que la liste obtenue puisse permettre d’organiser le rapatriement de ces compatriotes, lorsque la situation se stabilisera dans le pays.
“Nous devons agir dès maintenant pour identifier correctement ceux qui se trouvent dans les camps de réfugiés, non seulement pour des raisons de sécurité, mais aussi pour nous protéger des infiltrations, comme cela s’est produit à Gatumba, où des infiltrations ont entraîné de graves problèmes. Nous ne voulons pas revivre cela”, a confié Eve Bazaiba Masudi, la ministre des Affaires sociales. La rencontre de la délégation avec réfugiés était prévue le samedi 19 janvier en vue de cerner leurs préoccupations et y apporter des solutions adéquates.

Le Journal

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