Quand la vigie morale se regarde dans le miroir: La CENCO invitée à se faire violence !

– Mgr Kasanda a mis le doigt là où ça fait mal…
La CENCO, longtemps drapée dans l’habit du dernier rempart moral, se découvre aujourd’hui des fissures internes. Mgr Emmanuel-Bernard Kasanda de Mbuji-Mayi, en chroniqueur improvisé, a transformé sa lettre ouverte de quatre pages en satire ecclésiale surfant entre tribalisme, sélectivité et silence complice…, autant de mots qui sonnent comme des coups de cloche dans la nef.
Il est vrai qu’en dénonçant ses pairs, le prélat ne fait pas que pointer des failles, il rappelle que la mémoire collective ne se construit pas dans l’omerta, mais dans la vérité, même lorsqu’elle dérange. L’épiscopat, pris à son propre piège, se retrouve sommé de choisir entre continuer à prêcher dans le confort des discours convenus, ou accepter de se réformer à la lumière crue de l’Évangile.
La satire ici, n’est pas une moquerie, mais un miroir ou celui qui oblige l’institution à se voir telle qu’elle est, et non telle qu’elle se raconte. Du coup, la presse nationale de ce mercredi a fait de ce qu’il contient d’appeler l’affaire Mgr Kasanda Vs CENCO, ses choux gras.
Pour FNTV, Mgr Kasanda a brisé l’omerta en dénonçant le tribalisme, les soupçons de fraudes électorales internes et des prises de position « sélectives et tendancieuses ». Cette sortie fissure l’image d’un épiscopat longtemps présenté comme le dernier rempart moral de la République.
Les Volcans News a, pour sa part, souligné que la lettre publique diffusée sur les réseaux sociaux par Mgr Kasanda, critique l’absence de condamnation officielle des massacres dans l’Est et des violences attribuées au Rwanda. Elle ouvre un débat sensible sur la responsabilité morale de l’Église .
Tandis que Joseph Kamwanga, un opérateur politique congKasanda affirme s’exprimer « au nom de la vérité de l’Évangile », rappelant la tradition des prélats qui choisissent de briser le silence pour préserver la mémoire collective et interpeller leurs pairs .
Comme on peut le voir, la presse souligne le paradoxe d’une institution qui se veut vigie morale mais qui se retrouve accusée de reproduire les mêmes travers qu’elle dénonce chez les politiques.
L’ART DE SE DIRE LA VÉRITÉ EN FACE…
De la dénonciation du prélat de Mbuji-Mayi, le moins que l’on puisse dire, c’est que sur un ton incisif et inhabituel, lors d’une réunion des évêques à Kinshasa, il a pris la parole « au nom de la vérité de l’Évangile » comme il l’a laissé entendre, pour remettre en cause certaines orientations de la CENCO.
Cas de la critique du silence, quand il reproche à la Conférence épiscopale nationale du Congo de ne pas avoir condamné officiellement les massacres perpétrés par les rebelles à l’Est et les tueries attribuées aux forces rwandaises. Et le soupçon de manœuvres internes en évoquant des « conciliabules » autour de l’élection du président et du vice-président de la CENCO, insinuant un manque de transparence, de quoi ne pas condamner la CENI parce que l’on est dans la même logique. “Nous decrions les fraudes électorales, est-ce que nous sommes exemptés de ces contre-valeur ?”, demande-t-il à ses pairs.
Pour les dérives tribalistes, Mgr Kasanda dénonce le tribalisme dans la nomination des agents des structures de la CENCO, ce qui ouvre un débat sensible au sein de l’Église qui a la faculté de traiter le pouvoir en place de tribaliste. Dans une correspondance, il rappelle la mission prophétique de l’Église et invite ses pairs à plus de prudence et de cohérence dans leurs prises de parole publiques, insistant sur l’esprit fraternel de sa démarche.
Sommes toutes, Mgr Kasanda a choisi un ton frontal, mêlant dénonciation des silences jugés coupables, critique des pratiques internes peu catholiques et appel à une introspection collective. Ce mélange de franchise et de gravité explique pourquoi sa publication fait tant jaser, elle expose des paradoxes entre les discours officiel et la réalité vécue, tout en revendiquant une fidélité à l’Évangile.
Laurent BUADI
Lettre ouverte à Son Excellence Monseigneur Emmanuel KASANDA, Evêque de Mbuji-Mayi
Objet : De la correction fraternelle au scandale public : Plaidoyer pour la dignité de notre Eglise et de la CENCO
Excellence ;
C’est avec une profonde tristesse et une vive préoccupation que l’Eglise-Famille de Dieu qui est en RDC et partout ailleurs, et plus particulièrement ceux et celles qui observent avec attention et respect la mission de nos pasteurs (dont vous-même), a pris connaissance, non sans surprise, de votre correspondance du 23 février dernier adressée à vos pairs de la CENCO.
Si la ”correctio fraterna” (correction fraternelle) est une vertu évangélique, une exigence et une nécessité ecclésiale, son étalage sur la place publique, en plus par le biais des médiaux sociaux, peut être diversement interprété : chantage, médisance, calomnie, haine, etc. Depuis, les langues se sont déliées et les commentaires vont dans tous les sens. Je ne sais pas comment vous vous sentez en ce moment ; mais si vous en êtes fier, alors vous avez réussi votre coup.
Vos écrits rappellent tristement les propos aux allures tribalistes du très médiatique et respecté Abbé Blaise KANDA, de surcroît, prêtre de votre diocèse qui, en son temps, avaient défrayé la chronique. Je crains que vous ne lui ayez fait des reproches en tant que Pasteur propre ou vous aviez laissé passer pour le reprocher seulement à vos pairs.
Votre lettre taraude les esprits et interroge gravement sur l’intention qui a sous-tendu votre démarche et surtout sur le moment choisi pour le faire. Pourquoi écrire seulement maintenant comme si les élections à la CENCO et au pays s’étaient déroulées hier ? Il va sans dire qu’il y a anguille sous roche. Je me sens obligé de vous coucher publiquement ces lignes parce que votre lettre a été rendue publique et fait parler d’elle et de votre digne personne.
Permettez-moi à présent, en tant que fils de l’Eglise et observateur attentif de notre marche commune, de porter respectueusement à votre haute attention les points de réaction suivants :
Du secret de la correspondance à la rupture de la collégialité
La collégialité épiscopale, telle que définie par le Concile Vatican II dans sa Constitution Dogmatique Lumen Gentium (n° 22), ne peut s’accommoder de dénonciations publiques qui fragilisent le corps dont vous êtes membre : « L’Ordre des Evêques […] constitue, en union avec le Pontife Romain son chef, et jamais sans lui, le sujet d’un pouvoir suprême et plénier sur l’Eglise tout entière ».
En exposant des griefs de ”tribalisme” et de ”tricherie” au sein même de l’instance suprême de l’Eglise en RDC, vous portez un coup dur et un préjudice grave à la réputation de vos pairs et à l’unité de l’Eglise Catholique RD Congolaise. « Les linges sales se lavent en famille », dit-on.
Excellence ! Le Canon 1339 rappelle que le Pasteur doit éviter tout ce qui peut provoquer le scandale ou ébranler la foi des fidèles. Par cet écrit public, vous poussez les fidèles à douter de l’intégrité morale de la Conférence Episcopale du Congo/CENCO.
Je puis, dès lors, estimer que votre lettre est le début d’une série d’actes visant à diviser, à affaiblir, à déstabiliser et à ternir l’image et la réputation de cette prestigieuse institution en laquelle des millions de Congolais croient encore car, « dans le royaume des aveugles, le borgne est roi ».
Les sociologues le savent très bien. Ils l’expriment dans un langage qui leur est propre et ils ont raison : « Les faits sociaux sont totaux et globaux ». Une chose est évidente et l’on ne peut pas la nier au risque de se renier : les Evêques, les prêtres comme leurs fidèles, bien qu’ils s’efforcent de faire la différence, vivent dans un environnement pollué et subissent l’influence négative d’une société dominée par les antivaleurs parmi lesquels l’injustice, le tribalisme et la corruption. Quoi de plus normal que de retrouver ces vices au sein de l’Eglise et de ses institutions ? L’Eglise n’est pas faite d’extraterrestres. N’en déplaise à ceux qui penseront que je tente de justifier le mal. Loin de là !
Le non-respect de la voie canonique (CIC 83) :
Parce que le Droit Canonique encadre strictement la protection de la réputation et la résolution des conflits intra-ecclésiaux, permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire en vous en rappelant quelques prescrits :
Canon 220 : « Personne n’a le droit de porter atteinte illégitimement à la renommée d’autrui ». En accusant ainsi vos confrères, vous violez ce droit fondamental de vos pairs : leur réputation.
Canon 1373 : Ce canon punit celui qui excite publiquement à la haine ou à l’animosité contre le Siège Apostolique ou l’Ordinaire à cause d’un acte de pouvoir ou de ministère ecclésiastique. Votre démarche, par son retentissement médiatique, fragilise l’autorité de la Conférence Episcopale auprès des fidèles et du pouvoir en place. On dirait un but contre son propre camp alors que l’équipe adverse peine à marquer.
Canon 212 §3 : S’il est vrai que les fidèles (et à fortiori les évêques) ont le droit de manifester leurs besoins, ils doivent le faire en « sauvant l’intégrité de la foi et des mœurs, avec la révérence due à leurs pasteurs ». La discrétion, contre laquelle vous avez intentionnellement péché, est ici la mesure de la révérence.
Le paradoxe du tribalisme et le péril du ”prophétisme de la cour”
Vous fustigez le tribalisme et la tricherie ; mais le calendrier de votre sortie, qui coïncide exactement avec une période de tensions politiques où l’on cherche à isoler la CENCO en la lynchant médiatiquement et en traitant de tous les noms d’oiseaux les principaux de ses acteurs, laisse transparaître une troublante proximité d’intérêts avec le pouvoir temporel. A l’horizon, il y a lieu de craindre un dévouement préprogrammé de voir la CENCO présider le dialogue inclusif pour la paix durable en RDC au seul bénéfice des pasteurs et chantres du pouvoir
Comment ne pas percevoir un appui inapproprié à ceux qui, par stratégie politique, cherchent à exclure l’Eglise du dialogue national dont elle est pourtant l’une des initiatrices ? Comment ne pas observer dans votre démarche une consécration du tribalisme que vous fustigez, une instrumentalisation et un blanchiment de toutes les dérives du pouvoir actuel ?
Est-il faux que des congolais swahiliphones ont été et continuent à être discriminés ? Etes-vous au courant de ce qui se passe au Grand Katanga ? Etes-vous au courant du nombre toujours croissant des cas d’arrestation, d’enlèvement, d’intimidation et de séquestration que subissent les Congolais d’expression kiswahili ? Oui, certes ! Mais, pourquoi ne les avoir ni condamnés, ni dénoncer ? Ce geste aurait pu me convaincre.
Entre nous soit dit par ricochet : la sagesse ecclésiastique recommande de ne pas être le ”prophète de la cour”. C’est-à-dire : celui qui ne parle que pour conforter les ”siens” (mashi a mu menu) en fermant les yeux sur leurs bévues, dans le seul but de les caresser dans le sens du poil et de garder sa place au soleil, au risque de trahir sa mission de sentinelle impartiale.
Il sied de le constater sans ambages et non sans regret : De facto, vous avez trahi votre noble mission, car vous faites exactement ce que vous reprochez à votre Collège. Même les sourds comprennent le non-dit de vos propos et les aveugles voient clairement quelle est votre cible principale et pour cause. Je crains fort cependant que vous vous soyez trompé tout aussi bien d’arme de guerre, de tactique et d’ennemi.
L’absence de mémoire et de cohérence pastorale
Votre silence observé sur les actions et déclarations parfois véhémentes de la CENCO durant les 18 ans du régime précédent intrigue. Vers la fin du règne KABILA, elle se dressait avec la plus grande fermeté contre les dérives autoritaires — il me rappelle que vous en étiez l’un des ténors — contraste douloureusement et ostensiblement avec votre virulence actuelle. « Un royaume divisé contre lui-même finit par s’effondrer », a dit le Christ. C’est ici le lieu de vous le rappeler.
Pourquoi avoir cautionné les prises de position acerbes de la CENCO et surtout celles du feu Cardinal Laurent MONSENGWO dont on retient la phrase célèbre, qu’on interprète comme le paroxysme du désaveu : ”Que les médiocres dégagent”, pour ne les fustiger que sous ce régime (le vôtre) ? Pourquoi ce zèle délateur aujourd’hui, alors que les Congolais réclament de plus en plus une Eglise dorénavant forte et unie pour plaider sa cause et guider son destin en ruine ?
Par votre courage ”prophétique”, vous marquez durablement et positivement, je l’espère, l’histoire de la CENCO en amenant sur le ring des réseaux sociaux les dissonances internes, tel un enfant qui dénonce à la criée et sur la place publique les défauts de son père !
Au regard de la longue expérience pastorale dont vous vous réclamez et considérant le fait que vous affirmez vouloir servir de modèle à ceux qui, au sein de votre Collège Episcopal, sont les plus jeunes, il y a de quoi s’interroger davantage sur les mobiles de ce retournement curieux et de cette inconstance abrupte. Mieux, ce manque de cohérence pastorale.
Ma mémoire n’est pas assez courte. En tant qu’analyste rigoureux des relations Eglise-Etat et de leur cohabitation souvent tumultueuse, s’agissant des tentatives de débauchage des membres de la hiérarchie ecclésiastique et des religieux pour casser l’ardeur et l’élan de la trame de l’opinion épiscopale depuis l’époque du Cardinal MALULA d’heureuse mémoire, je puis affirmer sans risque de me tromper que vous comptez parmi les rares à sortir du lot.
Je crois savoir que même les Evêques de la province de l’Equateur ne se sont ni soustraits, ni désolidarisés avec leurs Collègues pour soutenir ouvertement le Président MOBUTU. A moins que je sois mal informé !
Excellence ! En sciant ”l’arbre sur lequel vous êtes assis”, non seulement vous scandalisez, mais aussi vous sapez tous les efforts et les sacrifices consentis par vos pairs en vue d’une réconciliation nationale et d’une paix durable. Plus grave encore, vous jetez à court, à moyen et long termes l’opprobre et le discrédit sur toute l’Eglise RD Congolaise ainsi que sa hiérarchie, pourtant vous faites partie de ce Corps.
Vous affaiblissez, non seulement la CENCO, mais l’autorité et le prestige même de votre ministère épiscopal au risque de ne plus être crédible. Par cet acte, d’aucuns vous considèrent désormais comme « un cheveu dans la soupe », car désormais, « le ver est dans le fruit », ce qui donnait l’impression qu’il était mûr et prêt à être cueilli et consommé.
Un appel à la sagesse (Sapientia)
Excellence ! Excusez-moi d’oser vous prodiguer un petit conseil : « On n’entre pas dans l’histoire à reculons ». Point n’est besoin de vous le rappeler : dans la situation actuelle, la CENCO reste jusque-là, aux yeux des Congolais encore honnêtes, le rempart moral — si pas l’unique — pour notre nation et surtout pour son avenir. Il serait intéressant pour vous de ne jamais perdre de vue cette réalité : la CENCO est comme ce ”linge” que l’on jette parfois au gré des humeurs politiques, mais que l’on recherche désespérément chaque fois que l’atmosphère de la maison (RDC) devient irrespirable. Et l’histoire a démontré que « pour l’amour du Congo », elle ne s’est jamais vengée et que pour le bien du peuple, elle a toujours été prête à rendre service.
A travers vos pages, vous avez jeté le pavé dans la mare : c’est une autoflagellation inédite qui sonne le glas d’une autodestruction regrettable avec des conséquences incalculables. Qui plus est, elle mine l’unité des Congolais et, davantage encore, celle des fidèles catholiques. Bien que le vin ait déjà été tiré et qu’il faille péniblement le boire (en tout cas, pas à cœur joie), je vous suggère humblement, à la prochaine, de bien vouloir revenir à la voie de la discrétion et de la résolution de vos conflits à l’interne, conformément aux Statuts de la Conférence (que vous évoquez dans votre épître) et à l’esprit de l’Evangile (cfr le synode de Jérusalem).
J’ai tenté pour cela un petit sondage d’opinion. Je me suis rendu à l’évidence que, franchement, vous m’avez arraché la ”joie de l’Evangile”, grièvement blessé les consciences faibles et trahi l’espoir et la confiance des millions de Congolais et surtout celles des fidèles, toutes confessions religieuses confondues, qui ont eu accès à ce document, mais qui, pourtant, ont toujours eu une grande confiance en leurs Pasteurs réunis. Le Christ nous a enseignés qu’ « un aveugle ne peut en conduire un autre » ( ) et que nous sommes « la lumière du monde et le sel de la terre » ( ). Il est vrai que la CENCO, telle toute institution humaine, n’est pas parfaite et qu’elle a normalement des failles (dysfonctionnements) en son sein.
Bien qu’un appel vibrant à « enlever d’abord la poutre qui est dans son œil » ( ) et à éteindre avant tout le feu qui brûle dans sa propre case soit pressant et légitime, bien que l’Eglise vous reconnaisse le droit et même le devoir d’interpeller vos Collègues Evêques — il est normal que les prophètes soient de temps en temps prophétisés eux aussi et surtout qu’ils puissent être assez humbles pour admettre leurs erreurs — votre posture cloche : la manière dont vous l’avez fait, les canaux que vous avez utilisés et le caractère offensant de votre interpellation. Mieux : la façon dont vous vous posez en donneur de leçons : Je + — Vous -.
Vos écrits et votre comportement démontrent avec suffisamment d’aplomb que vous roulez pour le pouvoir. Qu’est-ce que vous y gagnez en sapant l’institution qui vous a porté à la dignité épiscopale ? De toute évidence, cette coïncidence de votre déclaration écrite avec le moment où l’Eglise subit des pressions de tout bord à cause de son traditionnel rôle de médiatrice, suggère votre participation active à la manœuvre complice de déstabilisation de votre propre institution.
Permettez-moi enfin de vous inviter, en ce précieux temps de Carême, à vous raviser et à vous convertir tout autant que la CENCO que vous dénoncez (en vous dénonçant) et à laquelle vous le demandez instamment. Au bout d’un examen de conscience et d’une méditation profonde sur les conséquences désastreuses de vos écrits, je serais très soulagé de vous voir vous humilier en demandant pardon à vos pairs parce que ça aurait dû se chuchoter à huis clos entre vous. Vous avez brisé, certes, l’unité et la communion épiscopales (réfrence).
Ensuite, je vous encourage vivement à demander pardon aux clercs, aux fidèles et à tous ceux qui, parmi les congolais, ont été scandalisés et déçus. Permettez-moi enfin, en tant que prêtre, pasteur, collaborateur et conseiller (cfr C. je vous prierais de demander à mon aîné, le Révérend Abbé Blaise KANDA (que j’aime beaucoup) de mettre un peu d’eau dans son vin car, de temps en temps, il déborde et en fait un peu trop. Ce qui n’honore pas l’Eglise.
Je vous suggère pour cela de réécrire et de republier une seconde lettre que vous veillerez bien publier à travers les mêmes canaux (les médias sociaux) comme vous l’avez fait pour la précédente. Si ce n’est pas vous-même qui l’avez publiée, nous vous serons gré de nous le faire savoir et de nous aider à identifier l’auteur de cette odieuse ”cybercriminalité”.
Puisse l’Esprit de Sagesse et d’Unité vous éclairer et vous mener à plus de discernement pour que vos actions puissent contribuer beaucoup plus à l’édification du Corps du Christ qu’à sa fragmentation au profit d’intérêts égoïstes, partisans et courtisans, de stratégies et positionnements politiques éphémères.
Que Le Seigneur bénisse et soutienne la CENCO et vous-même particulièrement pour que vous portiez à bon port votre lourde mission. Que la Vierge Marie intercède pour notre cher et beau pays.
Au nom du clergé, des fidèles et des congolais indignés et sidérés,
Abbé Nicolas YAMBA MUTOMBO
Prêtre du diocèse de Kongolo
