Kabila sanctionné, Kinshasa applaudit !

Dans un communiqué officiel ciblant directement Joseph Kabila, le gouvernement congolais insiste sur son rôle de complice dans l’agression menée par les RDF et le M23/AFC. Pour le gouvernement, ce n’est pas une simple sanction financière, c’est une condamnation politique et morale, doublée d’un rappel que la justice congolaise l’a déjà jugé pour trahison et crimes graves.
Comme lien avec les sanctions du 2 mars 2026, le gouvernement place cette décision dans une continuité, en soulignant que les sanctions contre les RDF et leurs officiers supérieurs trouvent un prolongement logique dans celles contre Kabila et cela renforce l’idée d’une stratégie globale contre l’impunité.
La portée opérationnelle qui se dégage est que, le communiqué ne se limite pas au symbolique, il insiste sur l’effet concret : la restriction des avoirs, des financements et du soutien logistique qui alimentent la guerre. Autrement dit, Washington ne frappe pas seulement l’image, mais aussi les circuits financiers.
COMMUNIQUÉ - le Gouvernement salue les sanctions contre Monsieur Joseph Kabila (2)Le communiqué rappelle les conséquences directes de cette complicité en terme de pertes en vies humaines, déplacements forcés, destructions, violations des droits humains… Le gouvernement met aussi en avant la souffrance des populations pour légitimer son soutien aux sanctions.
Au titre de reconnaissance envers Washington, le gouvernement mentionne explicitement les efforts de l’administration Trump et des Accords de Washington. À ce sujet, Kinshasa se montre aligné sur ses engagements internationaux, renforçant son image de partenaire fiable.
Le message politique fort transmis c’est qu’“aucun processus de paix crédible ne peut prospérer sur l’effacement des responsabilités établies.” Ici, le gouvernement congolais ferme la porte à toute tentative d’amnistie ou de compromis qui ignorerait les responsabilités.
Un appel est adressé à la communauté internationale par le communiqué qui encourage des mesures dissuasives contre tous les auteurs, commanditaires et complices. C’est une invitation à élargir le cercle des sanctions.
De là, faire référence à la résolution 2773 du Conseil de sécurité, il n’y a qu’un pas vite franchi parce que le gouvernement rappelle que le retrait des RDF est une exigence internationale, pas seulement nationale. Cela donne du poids à sa position. Le gouvernement ne s’arrête pas en si bon chemin et promet de mettre en œuvre de bonne foi les accords de paix, pour restaurer l’autorité de l’État et la sécurité sur tout le territoire.
Le Journal
