Conseil des Ministres: Foi, crises et réformes – le pouvoir joue gros

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix
Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé, ce vendredi 10 avril 2026, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la quatre-vingt-sixième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République.
Quatre (04) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :
I. Communication du Président de la République, Chef de l’Etat ;
II. Points d’information ;
III. Approbation d’un relevé de décisions du Conseil des Ministres ;
IV. Examen et adoption de deux textes.
I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté sur
trois (03) points, à savoir :
De la reconnaissance du statut de « Ville Sainte » à la Cité de Nkamba
Le Président de la République tient à sa volonté de faire de la Cité de Nkamba
une Ville Sainte, tel déclaré solennellement lors de sa participation à la
commémoration du 06 avril 2026.
Il a rappelé que la Cité de Nkamba, située dans la province du Kongo Central,
constitue l’un des hauts lieux spirituels et historiques les plus importants de la
République Démocratique du Congo. Ce lieu d’origine de la mission spirituelle
de Simon Kimbangu, Nkamba est reconnu par des millions de fidèles comme
la « Nouvelle Jérusalem » et représente aujourd’hui le centre mondial de pèlerinage
de l’Eglise Kimbanguiste.
En effet, chaque année, cette cité accueille des pèlerins venus de toutes les
provinces de notre pays ainsi que de nombreux fidèles provenant de plusieurs
régions du monde. Ce rayonnement spirituel exceptionnel confère à Nkamba
une importance religieuse, culturelle et patrimoniale majeure pour notre
Nation. Il rappelle le courage spirituel, la dignité et la résistance morale incarnés
par Simon Kimbangu, dont le message de foi, de justice et d’émancipation a
profondément marqué l’histoire de notre Nation et contribué à l’éveil de la
conscience africaine face aux injustices de l’époque coloniale.
Le Président de la République a souligné qu’une telle reconnaissance vise
notamment à préserver le caractère spirituel de ce site, à organiser les activités
de pèlerinage, à protéger son patrimoine religieux et à promouvoir son
rayonnement international.
Dans cette perspective, il a engagé le Gouvernement à enclencher, dès à
présent, le processus devant conduire à la reconnaissance du statut de Ville
Sainte à la Cité de Nkamba.
A cet effet, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité,
Décentralisation et Affaires Coutumières, a été instruit, avec le Ministre d’Etat,
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, le Ministre d’Etat, Ministre de
l’Urbanisme et Habitat, le Ministre de l’Aménagement du Territoire, et la
Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, de travailler conjointement afin
d’enclencher les diligences nécessaires.
Cette démarche aura pour but notamment d’examiner les bases juridiques
permettant l’institution administrative d’un statut spécial pour la Cité de
Nkamba au regard de la Loi, de définir un régime particulier de protection et
de préservation de son patrimoine spirituel, culturel et historique, de mettre en
place un cadre de gouvernance et d’aménagement harmonieux et durable,
adapté à son caractère de centre international de pèlerinage, et de proposer, le
moment venu, le mode juridique approprié pour sa consécration officielle en
Ville Sainte.
Par cette initiative, notre pays reconnaît et valorise une composante majeure de
son patrimoine spirituel et historique, tout en affirmant sa volonté de préserver
et de promouvoir les hauts lieux de foi qui contribuent au rayonnement de la
République Démocratique du Congo dans le monde.
Du suivi des réformes de notre appareil diplomatique
Se référant à sa communication faite lors de la 83ème réunion du Conseil des
Ministres du 20 mars 2026, relative à la prise en charge systématique des
Diplomates et des Missions diplomatiques de la République Démocratique du
Congo, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’assurer un suivi
rigoureux et soutenu des réformes engagées au sein de notre appareil
diplomatique.
Afin de consolider l’efficacité, la cohérence et la crédibilité de l’action extérieure
de notre pays, il a appelé le Gouvernement à poursuivre avec constance et
détermination les réformes déjà amorcées dans la gestion de notre diplomatie,
laquelle diplomatie constitue un instrument stratégique de projection de la
souveraineté nationale, de défense des intérêts supérieurs de la Nation et de
promotion du rayonnement international de notre pays.
A ce titre, elle doit s’inscrire résolument dans une dynamique permanente de
modernisation, de professionnalisation et de rationalisation de ses modes de
fonctionnement, afin de répondre aux exigences d’un environnement
international de plus en plus compétitif et exigeant.
Face aux défis qui subsistent et qui appellent à une attention particulière du
Gouvernement, le Président de la République a instruit la Ministre d’Etat,
Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale, Francophonie et
Diaspora Congolaise, en collaboration avec le Vice-Premier Ministre, Ministre
du Budget, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique,
Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public, le Ministre
des Finances, ainsi qu’avec les autres Ministres sectoriels concernés, de veiller
à la mise en œuvre effective et coordonnée des réformes engagées.
A cet effet, ils devront notamment assurer la modernisation de l’Académie
diplomatique et du Protocole d’Etat, le suivi régulier de la situation
administrative et financière de l’ensemble de nos Missions diplomatiques et
consulaires, et, le cas échéant, proposer toutes mesures correctives nécessaires
à l’amélioration de leur fonctionnement, notamment à travers la transformation
numérique de la gestion diplomatique.
Par ailleurs, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget et le Ministre des
Finances ont été chargés de s’assurer de la mise à disposition des ressources
nécessaires pour la consolidation de notre relèvement diplomatique.
Du suivi et de la mise en œuvre holistique des recommandations de la
Conférence des Gouverneurs de Province
A ce sujet, le Président de la République a commencé par rappeler que la
Conférence des Gouverneurs constitue un cadre institutionnel majeur de
concertation entre le pouvoir central et les provinces, visant à renforcer la
coordination de l’action publique et à promouvoir un développement équilibré
du territoire national. Cela passe notamment par l’adoption de
recommandations stratégiques relatives à la transformation du secteur agricole,
au développement rural, à l’amélioration des infrastructures et de la
gouvernance provinciale ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des
populations.
S’agissant des trois dernières sessions, la 11ème Conférence des Gouverneurs
tenue à Kalemie avait formulé 60 recommandations, dont l’évaluation a révélé
un taux d’exécution encore limité, la 12ème session tenue à Kolwezi en juin 2025
avait adopté 55 recommandations, tandis que la 13ème session tenue à Bandundu
vient d’en formuler 82 à mettre en œuvre.
Les données de ces deux premières sessions illustrent les difficultés persistantes
dans la mise en œuvre effective des décisions issues de cette instance, alors
même qu’un dispositif institutionnel de suivi existe.
En leur qualité de premiers responsables des exécutifs provinciaux, les
Gouverneurs sont appelés à assurer la traduction opérationnelle et le suivi
effectif des recommandations.
A cet égard, il importe de renforcer leur responsabilisation, d’améliorer la
coordination avec le Gouvernement central et de disposer d’éléments probants
permettant d’apprécier objectivement le niveau d’exécution des mesures
arrêtées. Aussi, faudrait-il que les exercices d’évaluation constituent de
véritables moments de redevabilité, permettant d’identifier les progrès réalisés,
les contraintes rencontrées et les ajustements nécessaires.
Dans cette perspective, le Président de la République a martelé que des rapports
d’étapes sur la mise en œuvre des recommandations devront être produits après
chaque session, et l’état d’exécution des recommandations de la session
précédente ainsi que leur impact sur la vie de la Nation, feront désormais l’objet
d’un point spécifique inscrit à l’ordre du jour de chaque nouvelle session de la
Conférence des Gouverneurs.
A cet effet, la Première Ministre, en sa qualité de coordinatrice de l’action
gouvernementale, a été chargée de veiller à l’intégration effective des
recommandations issues des Conférences des Gouverneurs dans les politiques
publiques et les programmes sectoriels du Gouvernement.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et
Affaires Coutumières, a été instruit, en collaboration avec le Secrétariat
permanent de la Conférence des Gouverneurs et le concours étroit de son
Cabinet, de proposer un dispositif cohérent et rénové de suivi, d’évaluation et
de mise en œuvre holistique des recommandations issues de la Conférence des
Gouverneurs, et d’en présenter le rapport y afférent dans un délai de vingt jours.
II. POINTS D’INFORMATION
II.1. Etat et administration du territoire
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et
Affaires Coutumières a présenté au Conseil, le rapport sur l’état et
l’administration du territoire national.
Au cours de la semaine qui s’achève, l’état d’esprit de la population a été marqué
par :
Le bon déroulement des activités d’accueil des Léopards seniors par la population,
après leur qualification à la Coupe du monde. L’opinion a salué le professionnalisme
de la Police Nationale dans l’encadrement sans incident de la foule ;
L’attente à l’annonce de la relance des négociations entre le Gouvernement et les
représentants de l’AFC/M23 en Suisse ;
La satisfaction à la suite de l’annonce par le Chef de l’Etat, de l’élévation de la Cité
de Nkamba au statut de Ville sainte.
Dans le chapitre du banditisme et de la criminalité, et en exécution des
instructions de la Haute Hiérarchie, formulées lors de la réunion du Conseil des
Ministres du 13 mars 2026, il s’est tenu une séance de travail avec les
responsables des services de sécurité, élargie au Ministère des PT-NTIC,
l’ARPTC ainsi qu’aux opérateurs de Télécommunications.
Les analyses menées ont mis en évidence le recours massif aux services de
télécommunications par les auteurs des actes criminels.
Dans l’attente de la mise en œuvre effective du fichier national d’identification,
il apparaît indispensable d’adopter des mesures urgentes, pragmatiques et
immédiatement applicables. Il s’agit, entre autres, de :
Définir des exigences renforcées et obligatoires d’identification pour l’acquisition des
cartes SIM ;
Formuler des mesures visant à limiter le nombre de cartes SIM par individu ;
Elaborer une stratégie nationale de relance de la campagne d’identification et de
sensibilisation des abonnés, incluant les zones rurales ;
Formuler des dispositions spécifiques relatives à l’identification des abonnés étrangers.
Dans le chapitre des sinistres et catastrophes, un naufrage a été signalé dans la
Province du Kongo-Central ; et une pluie torrentielle a fait des dégâts matériels
et humains respectivement le 04 avril dans la province de Maï-Ndombe (à
Nkolwamanza) et le 05 avril dans la province du Sud-Kivu (à Bushushu).
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.2. Situation sécuritaire
Pour sa part, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et
Anciens Combattants a informé les membres du Conseil de la situation
opérationnelle et sécuritaire principalement dans les provinces du Nord-Kivu,
Sud-Kivu et de l’Ituri.
Il a été complété par le Ministre Délégué chargé des Anciens Combattants pour
la partie concernant la situation du triangle Kongo Central – Kinshasa – le
Grand Bandundu qui assure le lead des questions des Mobondo.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.3. Situation épidémiologique en République Démocratique du Congo
Au nom du Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale en
mission, le Ministre de la Pêche et Elevage a présenté la situation sanitaire dans
le pays, caractérisée essentiellement par l’épidémie de choléra.
Il a été noté une très légère baisse des cas suspects, passant de 1.161 à 1.157,
avec 12 décès enregistrés, soit une létalité de 1%, contre 0,5% la semaine
précédente.
La notification de nombre des cas est toujours au-dessus de la barre de 1.000
cas par semaine. La province du Sud-Kivu est la plus touchée au cours de cette
semaine, avec 234 nouveaux cas suspects et 6 décès.
Dans la Ville de Kinshasa, 51 nouveaux cas suspects et aucun décès ont été
rapportés durant cette semaine, contre 89 cas et aucun décès à la 12ème semaine.
Par ailleurs, depuis le 23 mars 2026, des cas suspects de choléra sont notifiés
dans la prison de Mbanza-Ngungu suite au transfert de détenus en provenance
du cachot de Luozi. Au 08 avril 2026, le cumul s’élève à 160 cas, dont 13 décès.
Au total, 2 pavillons sont touchés sur 11 que compte la prison.
Plusieurs actions sont en cours pour la prise en charge de cette situation.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
II.4. Note d’information relevant du secteur des Transports et Voies de
Communication
Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication
a présenté au Conseil le Plan national de sécurité routière (PNSR).
L’élaboration de ce Plan s’inscrit dans la mise en œuvre de l’instruction du
Président de la République, et vise à lutter contre les accidents de circulation
routière qui causent de lourdes pertes en vies humaines et endeuillent des
familles.
L’examen du diagnostic de sécurité routière révèle, de manière non exhaustive,
des constats majeurs qui permettent d’identifier les causes profondes des
risques routiers et d’orienter les priorités d’action en matière de prévention et
de régulation.
Au nombre de ces constats, il sied de relever l’état des engins, le cadre légal et
réglementaire, le facteur humain et l’état des infrastructures routières.
Plus explicitement, le PNSR vise la réduction de moitié du nombre de morts
sur les routes à l’horizon 2030. Il s’articule autour de quelques objectifs
spécifiques. Il s’agit notamment :
D’actualiser le Code de la route ;
De rendre socialement inacceptable les comportements à risque et renforcer l’éducation
et la sensibilisation à la sécurité routière ;
De faire progresser la sécurité des Infrastructures routières.
Ce Plan National de Sécurité Routière (PNSR) s’affirme comme un instrument
stratégique, porteur d’une vision commune et mobilisatrice : « Tous unis pour
réduire de moitié, d’ici 2030, le nombre de morts et de blessés dus aux accidents de la route
», a conclu le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, qui par la même
occasion a sollicité du Gouvernement la prise d’acte de ce Plan.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
II.5. Note d’information relevant du secteur de l’Industrie
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie a.i. a entretenu le Conseil de la
nécessité d’un large appui gouvernemental pour le recouvrement des créances
en souffrance du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), d’environ 300
millions USD, pour le financement des projets structurants.
Face à cette préoccupation, il a demandé au Conseil d’Administration de faire
auditer le portefeuille desdites créances aux fins, d’un côté, de définir une
stratégie appropriée et efficiente de recouvrement et, de l’autre, de détecter
d’éventuels dysfonctionnements internes pouvant découler soit d’une
organisation impertinente, soit du manque de compétence, soit encore de la
persistance des pratiques informelles dans l’octroi des ressources aux porteurs
des projets.
Cependant, au regard de la nature desdites créances (certaines, liquides et
exigibles), les dettes étant reconnues, les montants déterminés, les échéances
dépassées et les débiteurs identifiés, attendre les conclusions de cet audit
pourrait causer un préjudice financier tant au FPI lui-même qu’au secteur
industriel dans son ensemble, particulièrement en ce moment où l’économie
congolaise dans son ensemble, et le secteur industriel en particulier, ont
grandement besoin des ressources financières.
Pour ce faire, le Ministre de l’Industrie a proposé l’implication du
Gouvernement par la mise en place d’une Commission Spéciale qui aura pour
mission de/d’ :
Catégoriser les débiteurs (bonne foi ou mauvaise foi) ;
Négocier des protocoles de transaction pour les créances récupérables à l’amiable ;
Engager des actions de recouvrement forcé, avec l’appui de la force publique ;
Proposer des mesures conservatoires sur le patrimoine des débiteurs insolvables ;
Faire accélérer l’avènement du Décret portant mesures d’application de la Loi
no 23/032 du 28/06/2003 modifiant et complétant l’Ordonnance-Loi 11/89
031 du 07/08/1989 portant création de la Taxe de Promotion de l’Industrie.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
II.6. Note d’information relevant de l’Education Nationale
La Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté
a fait état de l’organisation de la 13ème édition de la Semaine de la Science et des
Technologies (SST13).
Organisée depuis 2014, elle est inscrite, pour sa Treizième Edition, au
calendrier scolaire officiel. A ce titre, cette édition revêt désormais un caractère
institutionnel et structurant pour l’ensemble du système éducatif national.
Placée cette année sous le thème « Au cœur du geste technique », elle vise à
rapprocher l’école de la pratique, à valoriser les filières scientifiques, techniques
et professionnelles, à susciter des vocations chez les jeunes, notamment chez
les filles, et à renforcer les passerelles entre l’éducation, la recherche,
l’innovation et le monde du travail.
Bien plus, cette édition s’inscrit dans une logique de développement des
compétences, d’apprentissage par l’expérimentation et d’orientation des
apprenants vers les secteurs porteurs pour l’économie nationale.
Après qu’elle a présenté l’agenda des activités prévues, la Ministre d’Etat,
Ministre de l’Education Nationale a sollicité l’implication des Ministères
sectoriels concernés directement et/ou indirectement par cette importante
célébration pour marquer le soutien du pays aux sciences et aux technologies.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
II.7. Note d’information relevant du secteur du Commerce Extérieur
Le Ministre du Commerce Extérieur a évoqué la nécessité d’appropriation de
l’Accord de Facilitation des Investissements (AFID) par le Gouvernement de
la République Démocratique du Congo.
Il a rappelé les objectifs de l’AFID. Il s’agit de/d’ :
Améliorer la transparence des règles, d’une part, entre les gouvernements et d’autre
part entre les gouvernements et les entreprises ;
Etablir des normes claires et cohérentes à l’échelle mondiale en matière de facilitation
des investissements ; Simplifier et accélérer les procédures administratives ;
Mettre en place un cadre mondial favorisant les meilleures pratiques ;
Offrir une assistance technique adéquate aux pays les moins avancés et aux pays en
développement.
Par ailleurs, dans le cadre de l’élaboration du document Programme Pays, lequel
prévoit le déploiement d’un Plan multisectoriel inclusif fondé sur une
production abondante, spécialisée par filière et à forte valeur ajoutée, afin de
satisfaire les besoins du marché local et de conquérir des parts importantes dans
les marchés régional et international, les Investissements Directs Etrangers
constituent un levier stratégique pour le développement des secteurs agricole,
industriel, minier et des services de la République Démocratique du Congo.
D’où la nécessité pour notre Gouvernement de se lancer dans l’appropriation
de ce nouvel Accord de Facilitation des Investissements pour le développement
en vue de tirer le maximum des dividendes liés à la mise en œuvre effective
dudit Accord. Cela nécessite la poursuite des réformes majeures qui renforcent
la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de nos
administrations, a conclu le Ministre du Commerce Extérieur.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
II.8. Note d’information relevant du secteur des Infrastructures et
Travaux Publics
Le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a présenté au Conseil le
projet de construction du viaduc « Baie de Ngaliema » et sollicité son
approbation.
En effet, face à la persistance du phénomène des embouteillages qui paralysent
la Ville-province de Kinshasa depuis plus d’une décennie, les axes menant vers
le Centre-ville (principalement la Gombe) demeurent particulièrement saturés,
le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a indiqué avoir initié un projet
afin de décongestionner efficacement la Rocade Nord-Ouest, ainsi que la Route
de Matadi (Avenue de la Montagne).
Ce projet d’envergure vise à créer un contournement (bypass) stratégique de la
place Kintambo — Magasin et de l’axe Kintambo — Boulevard Mondjiba —
Socimat, zones de fortes congestions. L’ouvrage, d’une longueur de 3,50 km en
configuration 2×2 voies, est conçu pour établir une liaison directe entre les
Rocades Nord-Ouest et Nord-Est.
Le tracé prendra son origine sur l’avenue du Tourisme (à hauteur de l’Hôpital
de la Rive), passera par le site de Chanic, pour déboucher directement sur le
Boulevard Tshiatshi, à proximité de l’Hôtel Pullman. Vitesse de référence
estimée entre : 60 à 80 km/h, accès par échangeurs et rampes contrôlés, tracé
sur la bordure fluviale et route urbaine.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
II.9. Note d’information relevant du secteur Ressources Hydrauliques
Dans la suite de sa note d’information au Conseil des Ministres du 05 décembre
2025, le Ministre des Ressources Hydrauliques a rappelé la situation de la
REGIDESO, assortie d’une proposition d’un Plan d’urgence pour
l’amélioration de la desserte en eau dans la ville de Kinshasa.
Ce plan, a-t-il indiqué, visait à répondre aux principaux problèmes
opérationnels de la REGIDESO à Kinshasa, notamment :
La perte d’un volume important d’eau produit à cause du mauvais état du réseau de
distribution qui date de plus de 50 ans ;
Le manque de pièces de rechange et d’équipements pour l’entretien du réseau et les
réparations des fuites d’eau ;
La lutte contre les érosions causées par les pluies qui dégradent l’état du réseau.
Par ailleurs, le paiement des consommations d’eau des instances officielles et
surtout l’application d’un nouveau tarif de vente d’eau, constituent les
principaux moyens pouvant permettre à la REGIDESO de mettre en œuvre
ledit Plan.
En exécution de ce plan, les experts des Ministères de l’Economie et des
Ressources Hydrauliques et Electricité ont procédé à l’examen d’une
proposition de tarif de vente d’eau avec l’implication de la REGIDESO tenant
compte des catégories sociales les plus vulnérables.
A la faveur de ce nouveau tarif, la REGIDESO pourra lancer les actions
nécessaires pour résoudre les problèmes opérationnels en rapport avec la
distribution de l’eau dans la ville de Kinshasa.
Il a été complété par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie
nationale qui est revenu notamment sur la nécessité de faire un audit
notamment sur la situation des Universités publiques qui, pour la plus part,
s’approvisionnent sans payer leurs factures à la REGIDESO.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
II.10. Note d’information relevant du secteur du Tourisme
Le Ministre du Tourisme a entretenu le Conseil au sujet de la participation de
la République Démocratique du Congo à la Foire Internationale du Tourisme
Indaba, à Durban, en République d’Afrique du Sud du 11 au 14 mai 2026.
Cette Foire est, à la fois un grand salon international du tourisme en Afrique
qui réunit des agences de voyage, hôtels, compagnies aériennes et des
investisseurs, ainsi que des acheteurs internationaux ; et une vitrine pour la
promotion des destinations des pays africains et de création des partenariats.
Elle vise non seulement à permettre aux pays africains de présenter les meilleurs
produits touristiques du continent, mais également à favoriser la collaboration
entre pays, plutôt que la compétition.
Aux fins de participer à ce grand évènement touristique qui réunit des milliers
de touristes et entrepreneurs, notre pays doit ainsi réserver et acheter un stand,
afin d’assurer la promotion de ses produits touristiques.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
II.11. Note d’information relevant du secteur des Sports
Le Ministre des Sports et Loisirs a présenté le rapport relatif aux préparatifs des
Léopards à la coupe du Monde juin 2026.
En effet, 52 ans après sa première participation, notre pays retourne cette
année à la phase finale de la plus prestigieuse compétition du monde. Ce succès
est le fruit des efforts conjoints du Gouvernement et de la volonté personnelle
du Président de la République, à qui il a rendu un vibrant hommage.
Ce retour sur scène ne devrait pas être une simple participation. Elle doit
refléter le nouvel esprit Congolais et notre soft power à l’international. Elle
implique alors une préparation méticuleuse qui dictera chaque détail sur
l’organisation dans et autour de notre sélection nationale.
Le Ministre des Sports et Loisirs a rappelé que notre pays, placé dans le Groupe
K, disputera trois (3) rencontres au premier tour :
Le 17 Juin à Houston aux Etats-Unis d’Amérique : contre le Portugal ;
Le 23 Juin à Guadalajara au Mexique : contre la Colombie ;
Le 27 Juin à Atlanta aux Etats-Unis d’Amérique : contre l’Ouzbékistan.
Après la qualification historique saluée par la population, les joueurs sont
repartis chacun en Club pour y disputer les derniers matches de la saison 2025
2026. Ils rejoindront la sélection nationale du 1er au 9 juin pour le stage de
préparation qui sera ponctué des matches amicaux face à des équipes ayant le
même profil que nos adversaires du Groupe K.
En vue de préparer un plan stratégique et holistique, une Commission de
préparation réunissant des Experts de son Ministère, de la FECOFA et
partenaires autour du Staff technique a été mandatée pour proposer un
programme détaillé : choix des adversaires en amical, lieu du stage, budget prévisionnel et
autres éléments pertinents.
Par ailleurs, il est projeté la constitution d’une Commission mixte Affaires
Etrangères-Ministère des Sports et Loisirs en vue d’étudier les modalités pour
obtention des visas pour des supporters Congolais.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
III. APPROBATION D’UN RELEVE DE DECISIONS
Les membres du Conseil ont approuvé le relevé de décisions prises lors de la
85ème réunion ordinaire du Conseil des Ministres du vendredi 03 avril 2026.
IV. EXAMEN ET ADOPTION DE DEUX (02) TEXTES
IV.1. Projets de Décret
Le Ministre des Mines a soumis au Conseil, pour examen et adoption, deux textes,
à savoir :
• Le projet Décret portant sur l’institution d’une Réserve Stratégique
des substances minérales stratégiques. Il s’agit des substances qui
occupent une place prépondérante dans notre économie et qui revêtent
une importance capitale sur le marché international.
La création de cette réserve stratégique visent notamment à :
Contribuer à la stabilisation des marchés des substances minérales stratégiques ;
Soutenir la politique de valorisation de ces substances minérales stratégiques ;
Renforcer la souveraineté économique de la RDC sur ces substances.
• Le projet de Décret modificatif du Décret n•19/16 du 05 novembre
2019 portant création, organisation et fonctionnement de l’Autorité
de Régulation et de contrôle des Marchés des Substances
Minérales Stratégiques (Arecoms), institution à qui a été attribuée la
mission de constituer et de gérer cette réserve stratégique.
Après débats et délibérations, ces deux projets de Décret ont été adoptés.
Commencé à 14h45’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 17h42’.
Patrick MUYAYA KATEMBWE
Ministre de la Communication et Médias
Porte-parole du Gouvernement
