Avec la reprise effective de la grève à l’Assemblée nationale...: Aimé Boji risque le sort de Kamerhe !

 Avec la reprise effective de la grève à l’Assemblée nationale...: Aimé Boji risque le sort de Kamerhe !

Kinshasa, vendredi 10 avril 2026, les cadres et agents de l’administration de l’Assemblée nationale ont décidé, lors d’une Assemblée générale extraordinaire, de lever la suspension de leur mouvement de grève. Comme raisons de la reprise du mouvement de grève, le communiqué publié à cet effet fait savoir que la décision intervient après un constat d’échec des engagements pris par l’employeur avant la suspension du mouvement. Les griefs principaux sont : la non-exécution des promesses initiales, l’absence de réponse concrète au Cahier des charges remis au Président de l’Assemblée nationale, l’accumulation des arriérés de salaires, l’irrégularité persistante de la paie, plongeant le personnel dans une précarité jugée inacceptable et la non-application des articles 280 et 281 relatifs aux droits des agents. 

Un vote sans équivoque

Sur 507 agents présents à l’Assemblée générale, 506 ont voté pour la reprise de la grève, 1 voix contre, et aucune abstention. Ce plébiscite traduit une volonté claire et irrévocable de poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction totale des revendications.

Quid du cadre légal !

Les agents rappellent que la grève n’avait jamais été levée mais simplement suspendue. Sa reprise ne requiert donc aucun préavis, conformément au droit du travail. Et concernant les modalités pratiques, la grève se déroule sur le lieu de service, au Palais du Peuple avec un service minimum assuré, comprenant : la Cellule technique du Secrétaire général, la Direction médico-sociale (permanence obligatoire) et les chauffeurs affectés au transport du personnel.

Les travaux en plénière et en commission ne relèvant pas du service minimu, aucun cadre ni agent ne peut y prendre part, souligne le communiqué qui alerte qu’il est strictement établi qu’aucun agent ne peut entraver les activités des Députés ou du personnel des cabinets politiques, aucun responsable hiérarchique n’a le droit d’exercer une pression pour contraindre un agent à travailler. Et toute violation de ces principes engagera la responsabilité de son auteur.

Peut-être que le baobab va tomber…

Le mot d’ordre est clair : la grève se poursuivra jusqu’à satisfaction totale des revendications légitimes des cadres et agents qui disent être unis et déterminés, et entendent aller jusqu’au bout de leur logique. Nous sommes là, sur le schéma qui, non géré conséquemment, risque s’emporter le président de la chambre basse du parlement comme ça l’a été pour son prédécesseur qui s’était ravisé en promettant monts et merveilles au personnel. Mais il était déjà trop tard. Le vain était tiré…

Le Journal

    admin

    Related post