CONTACTS AVEC L’ENNEMI : Shabani brandit la menace de la prison !

 CONTACTS AVEC L’ENNEMI : Shabani brandit la menace de la prison !

Alors que la République démocratique du Congo fait face, depuis plus de trois ans, à l’agression armée du Rwanda et de ses supplétifs de l’AFC-M23 dans sa partie orientale, notamment dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a mis en garde la classe politique contre toute démarche individuelle ou clandestine auprès de l’ennemi.

Le patron de la sécurité intérieure a lancé cet avertissement sur X, quelques heures seulement après la déclaration de l’opposant Moïse Katumbi annonçant que la coalition C64 proposait ses bons offices pour contribuer à la résolution de la crise politique et sécuritaire en RDC.
À ce jour, le rétablissement définitif de la paix dans l’est du pays demeure la priorité absolue du gouvernement. Ainsi, Jacquemain Shabani a prévenu qu’aucun acteur politique ne serait autorisé à se rendre dans les zones sous occupation pour y rencontrer les agresseurs en dehors du cadre institutionnel strictement défini par l’État.
Le membre de l’exécutif a, par ailleurs, insisté sur le fait que toute démarche en faveur de la paix, y compris les initiatives de médiation, doit impérativement s’inscrire dans le respect des lois de la République et des institutions légalement établies, sous peine de poursuites judiciaires.

– Une mise en garde sévère
Pour étayer cette mise en garde, Jacquemain Shabani a rappelé les dispositions de l’article 192 du Code pénal congolais, qui prévoit une peine d’un à cinq ans de servitude pénale à l’encontre de toute personne qui, en temps de guerre et sans l’autorisation préalable du gouvernement, entretient une correspondance ou des relations avec les ressortissants ou les agents d’une puissance ennemie.
Le vice-Premier ministre a également invoqué les articles 6, 29 et 31 de la loi n° 04/002 portant organisation et fonctionnement des partis politiques, afin de rappeler aux formations politiques leurs obligations légales et leur devoir de loyauté envers la nation. La fermeté du gouvernement intervient dans un contexte politique marqué par des initiatives de contacts parallèles et des démarches de négociations informelles attribuées à certaines figures de l’opposition et de la société civile.

En rappelant les dispositions légales réprimant les actes de trahison et d’intelligence avec l’ennemi, les autorités tentent d’encadrer strictement toute initiative diplomatique ou politique liée à la crise sécuritaire et prévenir toute démarche susceptible de légitimer l’occupation d’une partie du territoire national.
La semonce du pouvoir de Kinshasa vient en effet, tracer une ligne de démarcation entre les initiatives politiques ou citoyennes en faveur de la paix et les actes susceptibles de constituer une collaboration avec l’ennemi, passibles de sanctions pénales.

 

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