Redevabilité pour l’an 1 du Gouvernement Suminwa 2: Marie Thérèse Sombo étale ses multiples réalisations et réformes

Dans le cadre de l’exercice de redevabilité consacré à la première année du Gouvernement Suminwa II, la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi Mukuna, a présenté les principales réalisations de son secteur, les réformes engagées ainsi que les priorités retenues pour la deuxième année de l’action gouvernementale.
Au cours de cette première année, le ministère a notamment mis l’accent sur l’amélioration de la qualité de la formation, la modernisation des infrastructures universitaires, le renforcement de la recherche scientifique et l’adaptation de l’enseignement supérieur aux besoins de développement de la République démocratique du Congo (RDC).
La ministre a, à cette occasion, exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir placé le savoir, la science et l’innovation au cœur de sa vision, ainsi qu’à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, pour l’importance accordée à la redevabilité dans la conduite de l’action gouvernementale.
Parmi les principales avancées réglementaires, Marie-Thérèse Sombo a évoqué les textes relatifs à l’autofinancement des établissements d’enseignement supérieur, une mesure prévue par la loi-cadre et recommandée lors des États généraux de l’enseignement supérieur et universitaire. Ce dispositif vise à permettre aux établissements de mobiliser leurs ressources propres pour financer leur développement et renforcer leur autonomie de gestion.
Le ministère a également signé un arrêté interministériel prévoyant une réduction de 50 % des frais concernés pour les étudiants vivant avec un handicap et les étudiants vulnérables, y compris ceux liés à la résidence universitaire, conformément aux dispositions applicables. À cela s’ajoutent l’adoption d’un arrêté organisant l’enseignement ouvert et à distance, l’élaboration d’une stratégie pour son développement ainsi que la signature d’un texte relatif aux sciences ouvertes.
Dans la même dynamique, la ministre a fait état de la transmission au Parlement d’une convention de l’UNESCO portant sur la reconnaissance des qualifications del’enseignement supérieur. Cette démarche vise à renforcer la reconnaissance internationale des diplômes congolais et à faciliter la mobilité académique.
La modernisation des infrastructures universitaires constitue également un axe important du bilan présenté
À ce sujet, la ministre a rappelé les différentes étapes de modernisation de l’Université pédagogique nationale (UPN), marquées notamment par la construction et l’inauguration de deux bâtiments, la réalisation d’un complexe sportif, ainsi que des travaux portant sur un bâtiment comprenant 14 auditoires de 91 places chacun. La réhabilitation des laboratoires et du bâtiment administratif figure également parmi les réalisations évoquées, en cohérence avec la vision présidentielle de modernisation des établissements publics d’enseignement supérieur.
S’agissant de l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants, le ministère poursuit des démarches auprès de plusieurs partenaires, notamment l’Agence universitaire de la Francophonie et la Chine, en vue d’améliorer la connectivité des établissements.
Les efforts engagés concernent également les logements universitaires, les laboratoires, les équipements informatiques, l’accès à l’électricité et le développement des infrastructures énergétiques, notamment photovoltaïques.
La ministre a, par ailleurs, apporté des éclaircissements sur le financement des bourses d’excellence destinées aux étudiants congolais méritants. Tout en saluant l’initiative de la Première Dame en faveur des élèves obtenant d’excellents résultats scolaires, elle a précisé que le Gouvernement congolais, à travers son ministère, assure le financement du programme, tandis que la fondation partenaire intervient sur le plan technique, notamment dans la préparation et l’organisation des tests ainsi que dans certains aspects de la prise en charge des bénéficiaires en RDC et à l’étranger. L’objectif, a-t-elle souligné, est d’accroître progressivement les moyens consacrés à ce programme afin d’élargir le nombre de bénéficiaires.
Concernant les difficultés rencontrées par certains anciens étudiants dans l’obtention de leurs diplômes, Marie-Thérèse Sombo a rappelé que la procédure commence au sein de l’établissement d’origine, chargé de préparer et de transmettre les dossiers aux services compétents du ministère. Elle a ainsi invité les concernés à vérifier si leurs établissements ont effectivement transmis leurs dossiers et à disposer des preuves de dépôt nécessaires pour faciliter le suivi. Elle a également précisé que la délivrance des diplômes ne pouvait être garantie dans un délai de 48 heures au niveau du ministère.
Sur le plan de la gouvernance, la ministre a insisté sur la nécessité de procéder aux prochaines désignations des responsables des commissions et des structures concernées sur la base de critères rigoureux, afin de privilégier la compétence et la qualité de la gestion plutôt que la précipitation. Elle a également souligné l’importance de la collaboration avec le ministère des Relations avec le Parlement pour assurer le suivi des textes législatifs et réglementaires et faciliter l’aboutissement des réformes nécessaires au secteur.
Pour la deuxième année du Gouvernement Suminwa II, l’amélioration de la qualité de la formation demeure la priorité centrale
Le ministère entend notamment renforcer l’encadrement académique et mettre en place les écoles doctorales à partir de la rentrée académique 2026-2027, dans le but d’assurer un meilleur suivi des doctorants et de garantir la qualité des travaux scientifiques.
La deuxième priorité porte sur l’amélioration de la gouvernance des établissements. À cet effet, des changements ont déjà été opérés au sein de certains comités de gestion, à la suite de difficultés constatées dans la gestion académique, financière et patrimoniale. Le ministère entend renforcer les mécanismes de contrôle et encourager les établissements à mieux gérer leurs ressources, notamment en développant leurs propres infrastructures grâce à l’autofinancement.
La numérisation et la connectivité figurent également parmi les axes prioritaires, avec l’ambition d’élargir l’accès à Internet et aux outils numériques dans les établissements d’enseignement supérieur. Le renforcement de la recherche scientifique, particulièrement dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de la lutte contre les maladies, ainsi que l’amélioration du contrôle de la qualité, de la viabilité des établissements et des mécanismes d’octroi des bourses, complètent les perspectives annoncées.
Dans l’optique de faire de la RDC un pôle d’excellence en Afrique dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Marie-Thérèse Sombo a également évoqué la poursuite de l’adaptation du système Licence-Master-Doctorat (LMD) aux réalités nationales. Le ministère travaille notamment à l’élaboration de référentiels de métiers et de maquettes de formation destinés à rapprocher davantage les enseignements des compétences recherchées sur le marché du travail.
L’internationalisation des universités congolaises constitue un autre levier stratégique. À travers les partenariats conclus avec différents pays et organisations, la mobilité académique doit permettre aux étudiants et aux chercheurs de bénéficier d’expériences scientifiques diversifiées, d’acquérir de nouvelles compétences et de favoriser le transfert de technologies au profit du développement national.
En conclusion, la ministre a réaffirmé son engagement à poursuivre les efforts engagés pour concrétiser la vision du Chef de l’État en faveur d’un système éducatif performant, équitable et inclusif, soutenu par une recherche scientifique résiliente. Une ambition qui repose sur l’amélioration continue de la qualité de l’enseignement supérieur, le renforcement de la gouvernance universitaire et la création de conditions favorables à l’épanouissement des étudiants et des chercheurs congolais.
Avec la Cellule de communication
