Le Premier vice-président de l’Assemblée nationale confirme sur rfi: Tshilumbayi Musawu : Notre peuple en a le pouvoir, on va changer la Constitution

Le parti au pouvoir à Kinshasa et ses alliés de l’Union sacrée de la nation ne lâchent pas brise. Ils tiennent au changement de Constitution de la République démocratique du Congo. Le masque vient de tombé, le dialogue national inclusif annoncé par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, serait-il un schéma tracé pour l’offrir un troisième mandat alors qu’il est à son deuxième et dernier d’engagement à la tête du pays?
Le 1e vice-président de l’Assemblée nationale l’a dit hautement sur les antennes de RFI, lundi 07 septembre 2026, lors de son passage à Paris.
Le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, a déclaré que le peuple congolais va être bientôt consulté sur ce point. Pour ce faire, une nouvelle loi va passer en septembre afin de pouvoir organiser un référendum constitutionnel. Le peuple congolais sera bientôt consulté pour décider d’un éventuel changement de la Constitution
L’un des partisans du changement de la Constitution, Tshilumbayi
estime qu’il faut régler les problèmes récurrents entre l’État et les provinces. L’un des motifs avancés pour permettre au président Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat, souligne RFI.
A la question de savoir si le pouvoir confirme qu’il va y avoir changement de constitution par référendum, le Premier vice-président de l’Assemblée national l’a rassuré à travers le peuple.
«Si notre peuple le décide ainsi parce qu’il en a le pouvoir, on va changer la Constitution», confirme-t-il.
Au sujet d’un troisième mandat de Félix Tshisekedi, Tshilumbayi n’est pas allé par quatre chemins.
«Mais si telle est la volonté de ce peuple qui est le seul souverain, comme la Constitution le prévoit, si c’est le peuple qui décide ainsi, vous et moi, qui sommes-nous pour l’en entraver ?
Parlant de l’adoption de la loi Ngondankoy, la deuxième personnalité de la chambre basse du Parlement a confirmé que la loi a déjà été adoptée. «Elle a été transmise au chef de l’État pour promulgation. Le chef de l’État, en vertu des pouvoirs et compétences qu’il tient de la Constitution, a souhaité avoir la compréhension ou l’avis de la Cour sur la conformité de la loi à la Constitution par rapport aux débats que cette loi avait soulevés. La Cour a déclaré que la loi est conforme à la Constitution, moyennant quelques réserves qui sont des observations d’interprétation et de compréhension, et la loi est retournée au Parlement pour uniformiser cela, afin que le Parlement puisse conformer la compréhension de certaines dispositions à l’interprétation que la Cour en a donnée. Voilà.
Parlant du niveau de la procédure Tshilumbayi en a précisé : «Cela est intervenu pendant que le Parlement était en vacances. Il reprend le 15 septembre et donc les procédures vont continue», a-t-il déclaré.
Gel Boumbe
