En raison d’un faible taux de décaissement et de performances jugées insuffisantes: Le FFN dans la tourmente !

 En raison d’un faible taux de décaissement et de performances jugées insuffisantes: Le FFN dans la tourmente !

Le Fonds forestier national (FFN) de la RDC a échoué à mobiliser un financement additionnel de la Banque mondiale, principalement en raison d’un faible taux de décaissement et de performances jugées insuffisantes, juste deux ONG financées en deux ans.

De loin insignifiant pour concrétiser la vision du chef de l’État Tshisekedi. Sur les 300 millions USD prévus pour le Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES), seuls 16,7 millions USD ont été décaissés, soit à peine 5,3 % en plus d’un an. L’inquiétude reste de savoir comment vont être gérés les fonds obtenus par une structure dont le mode de gestion est loin de répondre aux normes de la transparence.
Le montant initialement prévu dans le cadre de de programme était de 300 millions USD comme indiqué ci-dessus, tandis que le montant effectivement décaissé se chiffre, lui, à 16,7 millions USD. Quant à la date d’entrée en vigueur, elle se situe à mai 2024 pour une clôture prévue au mois de juin 2030. Les problèmes identifiés dans la gestion du FFN sont entre autres, la lenteur administrative, les faibles capacités de gestion fiduciaire ainsi que les retards dans la mise en œuvre des projets communautaires et environnementaux.
La RDC est un pays pilote du programme REDD+, qui repose sur le principe de paiement à la performance : les financements ne sont débloqués que si les réductions d’émissions sont vérifiées. À titre d’exemple positif : en juin 2025, la RDC a reçu 19,47 millions USD via le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) pour ses résultats dans la province du Mai-Ndombe (réduction de 3,89 millions de tonnes de CO₂).
Cela montre que le pays peut capter des financements lorsqu’il démontre des résultats tangibles, mais que le FFN peine à convaincre sur la gestion et la transparence. Ceci provoque le manque de crédibilité à l’échelle internationale, car un faible taux de décaissement fragilise la position de la RDC dans les négociations climatiques. Au niveau des communautés locales, l’on note le retard dans les projets de reboisement et d’inclusion socio-économique.
Le FFN apparaît, dans cette logique, comme un maillon faible dans la chaîne de financement climatique appelé à accélérer les projets pilotes avec des résultats mesurables (agroforesterie, énergie propre). Désormais, cette structure devra s’appuyer sur les succès du Mai-Ndombe pour démontrer la faisabilité d’un modèle de paiement à la performance et impliquer davantage les communautés locales et peuples autochtones pour garantir l’appropriation et la durabilité.
Dossier à suivre…

Le Journal

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