Pendant que Ebola fait des dégâts...: Gros scandale au ministère de la Santé !
– Le SG suspend des cadres pour fautes administratives avérées.
– Le ministre Kamba lève la mesure en crachant sur les dispositions légales.
– Jean-Pierre Lihau assiste impuissant à la détérioration de la situation
Dans les milieux du ministère de la Santé, ça bruisse tellement en ce moment où la pandémie d’Ebola fait des ravages en Ituri et jette le désarroi sur la quiétude des Congolais qui se voient désormais marginalisés en dehors du pays, comme des pestiférés.
Au centre de ce tumulte trône monsieur le ministre de la santé qui a choisi de décevoir l’opinion en engageant un bras de fer injustifié contre le Secrétaire général de son ministère.
Le noeud du problème…
Le 25 mars 2026, le Secrétaire général à la Santé Publique et Hygiène adresse une notification de suspension préventive et Procès Verbal d’ouverture d’action disciplinaire à Madame Wivine Ngandu Malu, Directrice Nationale du Programme National de l’hygiène aux frontières -PNHF.

Ce, conformément aux dispositions des articles 41 et 64 de la Loi N°16/013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière des Services publics de l’État. Pour ce faire, Docteur Wivine Ngandu Malu est suspendue de toutes ses fonctions en qualité de Directrice Nationale du PNHF et le Procès Verbal d’ouverture d’action disciplinaire plane sur sa tête, et elle est invitée à présenter ses justifications écrites dans un délai de 20 jours francs dès réception de la notification en question.
Mais aussi curieux que cela puisse paraître, l’intéressée est restée de marbre. Et comme une douche froide jetée sur le Secrétaire général auteur de ces mesures en mission en Angola, le ministre de la Santé va dépêcher la Directrice Nationale du PNHF suspendue, dans une mission en Ouganda où se traite le dossier de la gestion de la 17 ème vague d’Ebola.
Ne maîtrisant pas grand chose du dossier lié à cette pandémie, Dr Wivine Ngandu Malu va, depuis l’Ouganda où elle se trouve, demande à ses collaborateurs du PNHF de lui transmettre rapidement une note technique contenant des éléments pouvant lui permettre de soutenir ses interventions dans les débats. Ceux-ci rient sous cape et découvrent que leur cheffe hiérarchique n’est pas la personne qu’il faut à la place qu’il faut.
Du coup, tout le ridicule, pour ceux qui suivent de près ce dossier, risque de tomber sur le ministre de la Santé Publique qui, pourtant, sait très bien que ces 2 dames suspendues par le Secrétaire Général à la Santé pour des manquements graves sont l’une est Directrice Nationale et l’autre Coordonnatrice provinciale/Kinshasa du PNHF et ne méritent pas les fonctions qu’il leur à offertes sur un plateau d’argent pour des raisons que les observateurs ignorent. La première étant d’ailleurs engagée comme nouvelle unité et sans aucune expérience dans le domaine.
Il s’agit d’un amateurisme dans les hautes fonctions qui risque d’exposer le pays et les 120.000.000 des congolais aux maladies du genre Ebola. Pourtant, d’après les mêmes observateurs, les ministres qui ont précédé Dr Kamba à la tête de la Santé Publique n’ont jamais commis ce genre d’impairs en nommant des parvenus aux postes clés. C’est le cas notamment de Docteurs Oly Ilunga, Eteni Longondo et Mbungani qui, tous connaissant l’importance du PNHF, n’ont recruté que parmi les fils et filles-maisons. Ce qui explique que toutes les épidémies passées ont été bien gérées maîtrisées au niveau des frontières de la RDC.
Mais le ministre Roger Kamba, lui, a préféré carrément recruter des novices et des personnes inexpérimentées, en mettant en danger la vie des Congolais. Allant jusqu’à obliger le Secrétaire Général à la Santé de clôturer prématurément leurs deux dossiers disciplinaires pour se faire plaisir. Lui qui a montré ses biceps quand le Secrétaire Général Yuma Ramazani avait par inadvertance signé une lettre à sa place. Il l’avait suspendu sans tergiverser, et à la clôturea exigé sa révocation sans autre forme de procès.
De quoi se demander où est partie cette intrangisance pour le dossier disciplinaire concernant les deux dames. Bien que sous le coup de la suspension, le ministre Roger Kamba s’est permis de les envoyer en mission à Kampala en foulant aux pieds l’autorité du Secrétaire Général en s’ingérant outrageusement dans le domaine de monsieur le Vice premier ministre ministre de la Fonction Publique qui, pourtant devait faire respecter les règles de l’art, reste aphone dans ce dossier.
Le Journal
