Avec la Zone économique spéciale de Banana: Une lueur d’espoir pour la RDC !

 Avec la Zone économique spéciale de Banana: Une lueur d’espoir pour la RDC !

La Zone économique spéciale (ZES) de Banana est pensée comme un prolongement stratégique du futur port en eau profonde, destiné à attirer des investissements industriels et logistiques dans le Kongo Central. Elle vise à transformer la ville de Banana en un hub économique majeur, réduisant la dépendance de la RDC aux ports voisins et stimulant la création d’emplois et d’infrastructures locales.

 

Le port en eau profonde de Banana est construit par le qatari DP World, avec livraison annoncée pour fin 2026. Ce port doit permettre à la RDC d’accéder directement au commerce maritime international, sans passer par les ports d’Angola ou du Congo-Brazzaville dont elle dépend jusqu’à ce jour.
Pour donner vie à cette Zone économique spéciale (ZES) autour du port en pleine construction, le gouvernement congolais a invité des sociétés internationales à investir dans une zone dédiée aux activités industrielles, logistiques et commerciales.
À cet effet, le ministre du Commerce extérieur a confirmé l’implication de Phoenix LLC et de l’Agence Spéciale d’Appui au Développement (ASAD) dans la mise en place de cette ZES.
Parmi les objectifs de la ZES il y a l’industrialisation locale en vue d’attirer des usines de transformation (minerais, produits agricoles, biens manufacturés). Un aspect qui serait incomplet sans la logistique et la distribution en créant des entrepôts, plateformes multimodales et services douaniers modernes. Du coup, l’emploi et la formation deviennent une réalité vivante parce qu’il va être générer des milliers d’emplois directs et indirects, avec un transfert de compétences.
Sur le plan de l’amélioration du climat des affaires, le gouvernement promet un cadre fiscal et réglementaire incitatif pour les investisseurs.
Les enjeux et défis qui se présentent au projet ont pour noms : financement et crédibilité du moment que des controverses entourent DP World et certains partenaires financiers dont Phoenix LLC + ASAD, ce qui soulève des inquiétudes sur sa transparence.
L’on rappelle que le corridor de Banana est un projet routier de 3.330 km qui doit relier le port à l’intérieur du pays (jusqu’à Sakania, Haut-Katanga), afin d’assurer la fluidité des échanges. Sans ce corridor, la ZES risque de rester enclavée. En terme de compétition régionale, Banana devra rivaliser avec les ports de Pointe-Noire (Congo-Brazzaville) et Luanda (Angola), déjà bien établis.
Les points de vigilance que les analystes recommandent sont, entre autres, la transparence des contrats pour que la RDC évite de faire de la ZES un terrain de spéculation opaque. Les infrastructures d’accompagnement doivent voir le jour à travers les routes, l’énergie et les services douaniers qui doivent être prêts en parallèle du port.
Du point de vue intégration nationale, le corridor routier est essentiel pour relier Banana aux provinces minières et agricoles du pays.
En somme, cette ZES est une opportunité historique pour la RDC, mais elle reste fragile tant que les infrastructures de connexion et la gouvernance ne sont pas solidement garanties pour éviter que Banana, soit la promesse d’un hub qui risque de rester une banane verte.

Laurent BUADI

    admin

    Related post