Une agression signalée au nord-ouest du pays: RDC : 3.000 éleveurs peuls Mbororo et 30 000 têtes de bovin sèment la terreur au Nord-Ubangi

* Au ministère de la Défense, la situation est en examen
Le ministère de la Défense, a examiné, mardi 3 mars, la présence de 3.000 éleveurs Mbororo et de plus de 30.000 têtes de bovin au Noed-Ubangi, dans le Nord-Ouest du pays.
«La situation sécuritaire alarmante dans le Nord-Ubangi caractérisée par la présence de 3.000 éleveurs et plus de 30.000 têtes de bovins qui sèment la panique dans cette partie du territoire national, était au centre des échanges entre Me Guy Kabombo et le ministre d’État en charge du Développement rural, Grégoire Mushail qu’accompagnait le gouverneur de cette province, Jean Bosco Kotongo», rapporte le communiqué du ministère de la Défense.
En présence du chef d’état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC), le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe, le gouverneur Jean Bosco Kotongo a évoqué le cas d’un jeune homme âgé de 23 ans qui a succombé à ses blessures après avoir été poignardé par un éleveur. Ainsi, il a plaidé pour le redéploiement urgent des unités spéciales afin de rétablir la quiétude dans cette partie du pays.
Préoccupé par la gravité de cette situation qui nécessite un rétablissement urgent de la paix au Nord-Ubangi, Guy Kabombo Muandianvita a promis de faire dans l’immédiat un rapport complet au Chef de l’État Félix Tshisekedi pour une solution urgente.
Les Mbororo sont un peuple nomade, éleveurs de bétail, qui créent à leur passage des tensions suite à la destruction des champs de la population. Ils sont présents en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest, précisément au Cameroun, au Tchad, en République Centrafricaine, au Nigeria et en RDC, où ils sont généralement signalés au Bas-Huélé et Haut-Uélé.
Les Mbororo sont reconnus de leur agressivité vis-à-vis de la population autochtone qui essaie de résister lors de leur passage dans les champs. Ils ravagent tout ce qu’ils trouvent sur leur chemin et spolie les cours d’eau.
Ils pénètrent dans le territoire congolais grâce à la porosité de nos frontières auxquelles, on entre comme on veut et on sort sans contrôle.
Gel Boumbe
