Acacia Bandubola tire la sonnette d’alarme !

– Le Haut-Katanga, théâtre d’une guerre pétrolière invisible entre régulation proclamée et mafia organisée…
La mafia du pétrole se porte bien au Sud de la RDC. Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola a alerté sur les dérives qui ont élu domicile dans le secteur pétrolier au niveau de la zone Sud, notamment dans le Haut Katanga, et elle promet une régulation stricte. Dans sa correspondance N°0074 du 30 jenvier 2026 adressée au Directeur Général de la DGDA, Bandubola alerte sur la fraude douanière massive organisée sur les produits pétroliers dans la zone Sud du pays. La réalité vécue, ce que les importations pétrolières échappent au contrôle, alimentant des réseaux parallèles qui prospèrent dans l’opacité la plus totale. Pour maints observateurs, il y a contradiction dès lors que l’État se présente comme régulateur, mais ses propres nominations et failles administratives nourrissent la suspicion d’une complicité tacite.
Des témoignages et voix du terrain renseignent que les opérateurs pétroliers dénoncent une “maffia organisée” qui manipule les flux financiers et menace la sécurité énergétique. Dans l’entretemps, les consommateurs confrontés à des pénuries artificielles et à une flambée des prix, voient le carburant devenir un luxe. Certains fonctionnaires anonymes, eux, parlent d’un “système verrouillé” où les décisions stratégiques sont capturées par des clans économiques, ils voient “le pétrole couler à flot, mais pas dans leurs réservoirs. Il s’évapore dans les poches des invisibles, ces nouveaux alchimistes qui transforment l’or noir en fumée de corruption.”
La ministre Acacia Bandubola tire la sonnette d’alarme, mais c’est comme si l’alarme sonnait dans une maison déjà en flammes. Les tankers deviennent des “coffres-forts flottants”, où chaque litre importé est une pièce d’un puzzle mafieux.
2025 aura été sûrement l’année où l’État dénonçait la mafia, tout en lui laissant les clés du dépôt, ironise un acteur de la société civile en avouant que ce scandale illustre la fragilité des institutions face aux réseaux informels.
LE POT AUX ROSES…
Comment ne pas le dire, dans la mesure où, le secteur pétrolier dans la zone Sud de la RDC est traversé par de fortes tensions et des accusations de pratiques mafieuses. Plusieurs enquêtes et témoignages récents mettent en lumière les points clés de la crise tels que les accusations de mafia organisée sur les réseaux informels qui profiteraient des flles dans le contrôle des importations de produits pétroliers, en créant une économie parallèle qui échappe à la régulation officielle. Du coup, des acteurs du secteur dénoncent des pratiques contestables au sein du ministère des Hydrocarbures, notamment depuis l’arrivée d’Acacia Bandubola à sa tête. Ils évoquent des menaces sur la gouvernance et la sécurité nationale. La nomination controversée d’Herman Mbonyo à un poste stratégique a accentué les critiques, perçue comme un signe d’opacité et de favoritisme.
Certaines mesures de régulation prises par le gouvernement ont privé des réseaux de flux financiers illégaux, ce qui alimente une guerre d’influence et des campagnes de déstabilisation.
ENJEUX POUR LE PAYS
Au niveau de la sécurité énergétique, l’absence de contrôle strict sur les importations fragilise l’approvisionnement et expose la RDC à des crises de carburant. Et comme impact économique, les flux financiers illégaux détournent des ressources qui devraient alimenter le budget national. La crédibilité institutionnelle se trouve ainsi mise à dure épreuve parce que, les accusations de mafia et de mauvaise gouvernance minent la confiance des citoyens et des partenaires internationaux. Cela montre que la ministre des Hydrocarbures ne tire pas seulement la sonnette d’alarme, elle se trouve au cœur d’un bras de fer entre réseaux informels puissants et l’État qui tente de reprendre la main.
Le Journal
