Alors que l’opposition lui demande la décrispation de climat politique: ONU : Jean-Pierre Lacroix épaté par l’initiative du Pacte social de la CENCO et de l’ECC

En séjour à Kinshasa, le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix a échangé, lundi 9 février, avec des opposants congolais, les Confessions religieuses CENCO et ECC le gouvernement de la République. Lors de ces échanges, chaque partie a exprimé librement ses positions vis-à-vis de la situation sécuritaire et politique du pays.
L’opposition tient sur l’urgence d’un dialogue inclusif et pression sur l’AFC/M23
L’opposition congolaise a sollicité les bons offices de la Monusco afin d’inciter le président de la République, Félix Tshisekedi, à prendre des mesures urgentes pour la décrispation du climat politique.
Partie prenante au dialogue national inclusif, de nombreux acteurs de l’opposition congolaise notamment des partis politiques ECIDE, ENSEMBLE POUR LA RÉPUBLIQUE, PPRD, Envol, LGD ainsi que de la coalition de la Gauche congolaise, ont présenté leur lecture de la situation sécuritaire et sociopolitique en RDC.
«Les deux processus, Doha et Washington, n’englobent pas toutes les causes profondes de la crise. Une démarche inclusive est nécessaire, d’où l’urgence d’un dialogue inclusif, mais également de faire pression sur l’AFC/M23», a indiqué Jean-Baptiste Kasekwa, premier vice-président de l’ECIDE.
Il a ensuite estime que l’accord de Doha doit se limiter simplement aux mesures de cessez-le-feu, ainsi qu’à la mise en œuvre de la résolution 2573. Le cadre de l’ECIDE a poursuivi en soutenant que toutes les autres questions doivent être débattues dans le cadre d’un dialogue inclusif.
Jean-Pierre Lacroix salue l’initiative du Pacte social de la CENCO et de l’ECC
Ayant échangé avec des membres des confessions religieuses à Kinshasa, le Secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de paix, Jean‑Pierre Lacroix, a exprimé, lundi 9 février, sa satisfaction quant à l’initiative du Pacte social pour la paix portée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).
À l’issue de la rencontre, le secrétaire général adjoint de la CENCO, l’abbé Georges Kalenga, a exprimé sa satisfaction à la presse, soulignant que Jean‑Pierre Lacroix est convaincu que l’initiative portée par les responsables religieux devrait aboutir à un dialogue inclusif.
De son côté, Maurice Mondengo, directeur de cabinet adjoint du président de l’ECC et directeur de communication, s’est dit heureux d’apprendre que «le Chef de l’État est ouvert au dialogue».
«Nous avons constaté que les armes seules ne peuvent pas amener la paix. Il faut que les hommes et les femmes échangent. Malgré les divergences dans nos revendications, nous finirons par revenir à ce qui nous unit. Il faut des mesures qui arrangent, qui facilitent et qui accompagnent. Des efforts doivent être faits de part et d’autre. Il faut des signes forts qui montrent que ces hommes et ces femmes tiennent… «, a ajouté Mondengo de l’ECC.
Échanges avec le gouvernement
Le même lundi, le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix a échangé avec la Première ministre, en présence du vice‑Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, ainsi que du ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni.
Les discussions ont porté sur la mise en œuvre concrète des engagements pris lors des récentes négociations diplomatiques de Washington et de Doha, visant à favoriser la stabilisation de l’Est de la RDC.
Jean-Pierre Lacroix poursuit ce mardi à Kinshasa, sauf imprévu, les échanges avec des forces sociales et politiques, avec pour objectif d’explorer les perspectives de stabilisation et de paix dans le pays.
Gel Boumbe
