Rencontre Tshisekedi - Lourenço - Gnassingbé - Obasanjo pour la paix à l’Est de la RDC: Luanda : Cessez-le-feu, dialogue national, sanctions contre l’AFC/M23 et le Rwanda au centre de la réunion

Dans une tournée diplomatique qui l’a conduit dans pas moins de sept pays depuis le début de l’année, le président congolais, Félix Tshisekedi s’est rendu de nouveau à Luanda où il s’est entretenu, lundi 9 février, du conflit qui déchire l’est de la RDC avec ses homologues angolais et togolais.
Lors de cette dernière étape, le Chef de l’État congolais a poursuivi son objectif d’obtenir de nouvelles sanctions contre des membres de l’AFC/M23 et des responsables rwandais, tentant d’isoler diplomatiquement Kigali.
La présence de Gnassingbé et Obasanjo à Luanda
Cette fois dans la capitale angolaise, les deux chefs d’État ont été rejoints par le président togolais Faure Gnassingbé que l’UA a désigné comme son médiateur dans ce dossier, ainsi que par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo qui appartient à l’équipe de facilitateurs que le dirigeant togolais a pour mission de coordonner.
Les quatres personnalisés africaines ont, lors de cette visite de travail, statué sur la situation dans l’Est de la RDC. Dans un court communiqué, d’une dizaine de lignes tout juste, issu des différentes rencontres qui se sont déroulées tout au long de la journée de lundi, il comporte cependant plusieurs annonces importantes.
L’Angola s’y voit d’abord donner un mandat, en l’occurence celui d’engager des consultations avec «toutes les parties congolaises concernées» par le conflit au Nord et au Sud-Kivu, avec objectif de «créer les conditions nécessaires à la tenue du dialogue intercongolais».
Considerant Luanda comme la dernière étape d’une longue tournée, le texte appelle ensuite «les parties en conflit à déclarer un cessez-le-feu» qui «entrera en vigueur à une date et à une heure à convenir», avant de rappeler l’attachement aux compromis déjà entérinés, qu’il s’agisse de l’accord de Washington ou encore des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Cette nouvelle rencontre avec son homologue angolais João Lourenço, alors à la tête de l’Union africaine (UA) pour encore quelques jours, Félix Tshisekedi qualifie l’étape de Luanda comme la dernière d’une longue tournée diplomatique qui l’a déjà conduit au Togo, au Congo-Brazzaville, en Suisse, en France, aux Émirats arabes unis et aux États-Unis depuis le début de l’année 2026.
On doit retenir que l’Angola doit en effet céder la place au Burundi lors du prochain sommet de l’organisation de l’Union africaine (UA), prévu les 13 et 14 février à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Gel Boumbe
