Tshisekedi transforme la RDC en un vaste chantier !

 Tshisekedi transforme la RDC en un vaste chantier !

La République Démocratique du Congo vit une phase où les infrastructures deviennent presque des symboles de renaissance. Universités, routes, aéroports, écoles, hôpitaux…, ce sont des piliers visibles d’un projet de société qui cherche à transformer la léthargie en mouvement. Le Programme de développement à la base -PDL 145- est un cas d’école.

Ce qui est intéressant, c’est que ces chantiers ne sont pas seulement des constructions physiques, ils sont aussi des constructions de mémoire et de projection. Chaque route ouverte relie des communautés longtemps isolées, chaque université bâtie par la vision de Félix Tshisekedi devient un foyer de savoir qui peut nourrir une nouvelle génération, et chaque aéroport ou école inscrit dans le paysage une promesse de mobilité et d’avenir.
Mais derrière cette dynamique, il y a aussi des paradoxes à interroger : la vitesse des chantiers face à la lenteur des réformes institutionnelles, la monumentalité des infrastructures face aux besoins quotidiens des populations (eau, santé, emploi, et la visibilité des projets face à l’invisibilité des mécanismes de gouvernance qui les soutiennent.

CE QUI FAIT LA DIFFÉRENCE
Le réveil de la RDC interroge parce que le pays n’a jamais été totalement dépourvu de moyens lors de précédents pouvoirs, mais souvent la volonté politique et de vision cohérente ont fait défaut. Les ressources minières, les flux financiers et même les aides internationales ont été là, mais la priorité donnée aux infrastructures structurantes et à l’éducation a longtemps été reléguée derrière des logiques de rente, de clientélisme ou de prestige.
Ce décalage entre l’abondance de moyens et la pénurie de résultats est un paradoxe que l’on retrouve dans beaucoup de récits africains, mais en RDC il est particulièrement frappant. Aujourd’hui, la dynamique des chantiers semble vouloir rompre avec cette inertie qui a caractérisé les régimes antérieus, mais la mémoire collective à impact visible garde en elle cette longue frustration marquée par des décennies où l’on savait que « les moyens ne manquaient pas », mais où l’action restait suspendue. On avait le pays des coffres pleins mais des routes vides, la République des promesses construites sur du sable où les dirigeants bâtissaient des palais au lieu des écoles.

Laurent BUADI

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