Situation sécuritaire à Uvira: Le gouvernement éclaire la lanterne de Human Rights Watch

Le 20 janvier 2026, Human Rights Watch a publié un communiqué sur la situation sécuritaire dans la ville d’Uvira, par rapport au retrait de l’armée Rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23. Une fois pris connaissance de la position de HRW, le gouvernement de la République, attaché à la protection effective des populations civiles et au respect des droits humains ,a estimé nécessaire et indispensable de remettre les pendules à l’heure en replaçant la situation dans son contexte factuel, sécuritaire et juridique global pour éviter toute lecture partielle ou tronquée susceptible d’induire une confusion quant aux faits et aux responsabilités.

C’est dans cet ordre d’idées que le 22 janvier, soit deux jours après, le gouvernement a rendu public une mise au point pour faire la lumière sur le cadrage de l’analyse lié au retrait du RDF/M23, la séquence et les faits de responsabilité.
La mise au point met un point d’honneur sur les déplacements forcés et la sécurité des populations, y compris les Banyamulenge. Un accent est également mis sur l’apaisement, la cohésion sociale et la primauté de l’État de droit, sans oublier la restauration de l’autorité de l’État et la protection ciblée des populations. Concernant le retrait du RDF/M23, le gouvernement relève que l’analyse proposée par HRW met principalement l’accent sur les risques apparus après le retrait du RDF/M24 sans toutefois, les inscrire dans une continuité objective d’une occupation armée illégale, marquée par des exactions graves contre les populations civiles et une stratégie délibérée de déstabilisation mise en œuvre avant, pendant, et au moment du retrait intervenu le 17 janvier sur fond des pillages systématiques, des vols à grande échelle, des menaces, des intimidations et des actions de stigmatisation qui ont profondément affecté la sécurité des civils et la cohésion nationale.
Ledit retrait, rappelle le gouvernement, s’est accompagné d’un désordre prémédité relevant d’un chaos sciemment organisé, visant à prolonger l’insécurité après le départ des forces occupantes.
Sans ambiguïté, le gouvernement s’est rappelé que la responsabilité première de la mise en danger des populations civiles incombe au RDF/M23 du fait de l’occupation armée illégale de la ville d’Uvira, de l’Instrumentalisation délibérée de la peur au sein de la population civile, des transferts forcés et de déplacements contraints imposés à certains membres de la communauté Banyamulenge et du désordre volontairement laissé au moment du retrait, dans une logique persistante de déstabilisation.
“Toute tentative d’inversion, de relativisation ou de dilution de cette responsabilité est contraire aux faits établis et ne saurait fonder une appréciation équilibrée de la situation”, avise le gouvernement en notant que tout déplacement forcé des populations place immédiatement les personnes concernées dans des situations d’errance prolongée, les exposants à des risques accrus par leur sécurité, leur dignité, en raison des conditions de déplacement précaires et de l’absence de garantie de protection.
Battant en brèche les affirmations de HRW, le gouvernement souligne que dès le retrait du RDF/M23, il a lancé en étroite coordination avec les autorités Provinciales, des appels clairs, publics et convergents à l’apaisement, au rejet de toute stigmatisation communautaire et à la préservation du vivre ensemble. Ce, pour prévenir toute dérive, contenir les tensions héritées de l’occupation et réaffirmer la primauté de l’unité nationale et la cohésion sociale.

Réaction du Gouvernement de la RDC à la Déclaration de Human Rights Watch
Le Journal

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