En marge de la tenue d’un sommet de haut niveau le 17 janvier à Lomé...: Tshisekedi et Gnassingbé posent les bases d’une rencontre de tous les espoirs !

Lundi à Lomé, la crise sécuritaire dans l’est de la RDC sur fond de l’agression Rwandaise a été au centre des échanges entre Faure Gnassingbé, le président du Conseil togolais et médiateur désigné de l’Union africaine (UA) et le Président congolais Félix Tshisekedi qui était en visite de travail dans la capitale togolaise.
Le communiqué de la présidence de la République publié à cet effet et relayé par l’ACP, a précisé que le déplacement du président congolais était pour répondre à l’invitation du Président du Conseil du Togo et médiateur désigné de l’Union africaine dans la crise qui oppose le Rwanda à la RDC, Faure Gnassingbé. Et l’entretien entre eux a porté sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC.
Selon la source, la rencontre entre les deux hommes d’État s’inscrit également dans la perspective de la tenue d’un sommet de haut niveau prévu le 17 janvier dans la capitale togolaise, et consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs pour renforcer la confiance entre les parties prenantes et créer une dynamique plus lisible et plus efficace autour des efforts diplomatiques existants.
Cette initiative togolaise, à en croire le communiqué, s’inscrit dans la continuité des démarches internationales déjà engagées. En amont, et en étroite coordination avec Lomé, la France avait organisé, le 30 octobre 2025 à Paris, une Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre avait permis de mobiliser plus de 1,5 milliard d’euros en faveur des populations vulnérables, tout en soutenant la dynamique de négociation portée conjointement par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine.
Et la source de rappeler qu’il y a deux semaines, les deux personnalités avaient eu un autre entretien en tête-à-tête à Kinshasa, centrée toujours sur cette crise sécuritaire encore persistante, du fait du choix délibéré du régime de Kigali de poursuivre son agression au lieu de respecter les engagements pris dans l’accord de paix signé, le 4 décembre dernier, entre les deux États, sous la médiation des autorités américaines.
Faure Gnassingbé a succédé au président angolais João Lourenço comme médiateur désigné par l’UA, après validation de sa nomination par les instances compétentes de l’organisation panafricaine. Son mandat prévoit une coordination étroite avec les facilitateurs du processus de paix fusionné de Luanda et de Nairobi, conformément aux décisions du sommet conjoint virtuel de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu le 24 mars 2025.
Le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, avait effectué les semaines passées, à deux occasions successives, une visite de travail à Luanda, en Angola, auprès de son homologue, président en exercice de l’UA, João Lourenço, dans le cadre d’efforts de résolution par voie diplomatique de ce conflit, suivant les processus de Washington aux Etats-Unis d’Amérique et de Doha au Qatar.
Dans une déclaration lue à l’issue de cette rencontre bilatérale, le Président Lourenço avait lancé un appel à toutes les parties impliquées, pour un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, ainsi que le respect des accords de Washington et Doha.
Le Journal
