2025: Un bilan costaud pour Guillaume Ngefa !

Le jeudi 8 janvier 2026, à la faveur d’un briefing de presse animé conjoint avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, Guillaume Ngefa, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux s’est livré à la présentation du bilan des actions menées par ses soins, depuis qu’il préside aux destinées du ministère. Il a mis en avant, la lutte contre la corruption, l’assainissement du secteur judiciaire, la justice de proximité et la lutte contre la spoliation des biens ainsi que les réformes structurelles du système judiciaire congolais.
C’est un Ngefa convainquant, qui a confié avoir engagé des actions fortes pour restaurer la crédibilité de l’appareil judiciaire, longtemps miné par les antivaleurs au point qu’il est traité de tous les noms.
À ce jour, a dit Guillaume Ngefa, plus de 400 dénonciations ont été enregistrées et 13 injonctions ont été adressées au Procureur Général près la Cour de Cassation pour se saisir de dossiers sensibles.
Le ministre de la Justice et Garde de Sceaux a aussi fait savoir que depuis son avènement au ministère de la Justice, il a pris des mesures concrètes pour combattre la corruption et les pratiques déviantes au sein du système judiciaire en évoquant le phénomène dit « Mitshopo » qui implique certains magistrats, avocats et conservateurs des titres immobiliers véreux, accusés d’être au cœur de réseaux de spoliation des biens privés et publics.
Pour rendre la vie dure aux maffieux, le ministère révèle avoir mis en place un cadre permanent de lutte contre la spoliation immobilière et foncière, tout en œuvrant pour la dépolitisation du ministère de la Justice. Il aussi indiqué que 324 magistrats impliqués dans des pratiques répréhensibles ont été poursuivis, et plusieurs condamnations prononcées à l’encontre des fautifs et pour ce faire, le Conseil Supérieur de la Magistrature est à pied d’œuvre pour mettre définitivement fin aux mauvaises pratiques qui ont élu domicile dans le secteur.
Rapprocher la justice des citoyens reste une préocupation pour le Garde des Sceaux qui a effectué des missions dans une vingtaine de localités à travers le pays afin de mieux cerner les réalités du terrain à l’instar de ces descentes qui visaient à renforcer la justice de proximité et à comprendre les attentes réelles de la population.
La formation de 100 officiers de police judiciaire à compétence restreinte, la formation de 2 500 magistrats, dont le déploiement est imminent ; l’abrogation du permis de culte, jugé incompatible avec la vision de réforme du secteur judiciaire font partie du package d’actions d’éclat à l’actif de Guillaume Ngefa.
Ngefa a annoncé la création imminente du Tribunal Pénal économique et financier pour lutter contre la corruption et a reconnu que des difficultés énormes se dressent sur le chemin, mais surmontées parce qu’il ne minimise pas les défis. Il a parlé des moyens budgétaires limités, des infrastructures insuffisantes et vétustes, de la carence du personnel judiciaire et des magistrats en provinces ainsi que le personnel administratif vieillissant. “Mais aucune de ces contraintes n’a servi de prétexte à l’inaction”, a rassuré Guillaume Ngefa avant de souligner que 2026 sera consacrée à la consolidation des actions et l’accélération, en promettant la montée en puissance sur fond de l’adoption de la Nouvelle politique nationale de réforme de la Justice avec un déploiement progressif de 2500 magistrats.
2026 sera l’année de l’accélération des réformes législatives, les poursuites intensifiées contre la corruption et les crimes graves, la généralisation de la digitalisation…
Patrick Muyaya parle du séjour de Tshisekedi à Luanda…
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a en prenant la parole, apporté des éclaircissements sur les questions d’actualité, notamment sur le récent déplacement du Président de la République en Angola qu’il qualifié d’une visite de travail en révélant qu’à Luanda, les deux chefs d’État ont échangé sur les propositions visant à ramener la paix dans l’Est de la RDC, tout en appelant les parties prenantes aux processus de Washington et de Doha à respecter les résolutions issues des négociations.
Pour corroborer les propos de son collègue de la Justice, Patrick Muyaya a réaffirmé l’engagement du gouvernement à rendre justice aux compatriotes victimes des violences armées, rappelant que toutes les décisions et actes posés par les groupes rebelles dans les zones qu’ils occupent sont nuls et de nul effet, conformément à la récente ordonnance présidentielle.
Le Journal
