Tension au niveau du personnel de l’Assemblée Nationale...: Boji = Kamerhe ou l’équation de la désillusion !

En décembre 2025, les couloirs de l’Assemblée nationale bruissaient d’attentes. Les travailleurs espéraient que la fin d’année serait marquée par une reconnaissance tangible à travers des primes et avantages dans leurs comptes, un geste qui dirait enfin que leur labeur n’est pas invisible et mérite d’être récompensée. Mais au lieu de la transparence promise, c’est l’opacité qui s’est imposée.
L’actuel président de la chambre basse du parlement, Aimé Boji, ancien ministre du Budget, incarnait pour beaucoup l’espoir d’une gestion claire, rigoureuse, équitable à sa prise du pouvoir. Pourtant, les agents sous sa gestion découvrent que les chiffres se brouillent, que les enveloppes se ferment, et que les promesses s’évaporent.
Du coup, la formule ironique fuse dans les couloirs en repétant : “Boji = Kamerhe”. Une équation simple, brutale, qui traduit la désillusion collective des travailleurs qui, se sentant oubliés des réjouissances, fulminent et regrettent d’avoir déshabillé saint Paul (Kamerhe) pour habiller saint Pierre (Boji). Ils voient dans cette répétition un cycle sans fin qui veut que les visages changent, mais les pratiques demeurent. La transparence annoncée se dissout dans les mêmes zones d’ombre, et la confiance se fissure.
Cette désillusion n’est pas seulement sociale, elle est symbolique. Elle révèle le paradoxe d’une institution qui se proclame maison du peuple, mais qui laisse ses propres serviteurs sur le seuil. Elle rappelle que la mémoire des injustices est tenace, et qu’un slogan ironique peut devenir un verdict politique.
Plus que des dindons de la farce, les travailleurs de l’Assemblée sont ainsi devenus les témoins d’une répétition historique, où l’espoir de réforme se transforme en statu quo.
Des agents et cadres qui ont regretté d’avoir passé les fétes de fin d’année affamés, avaient organisé un site in au palais du peuple n’ont pas maché les mots pour pointer le doit accusateur sur l’honorable Questeur qui selon eux entretien cette situation en bloquant le paiement pour inciter les travailleurs à s’énerver, et en profiter pour tirer les ficelles à son avantage. “Le probléme n’est pas l’honorable président, le problème c’est l’honorable Questeur. Elle est venue, et au lieu de chercher la solution, elle a demandé plutôt aux agents de la Direction des Finances de partir…”, a-t-on entendu dire le représentant des travailleurs.
Du pareil au meme…
Cette situation n’est pas étrangère à cette autre que nous avions dénoncé et selon laquelle, certains membres du cabinet du 2ème Vice-président Christophe Mboso, vont quitter leurs fonctions et laisser la place aux enfants de Mboso pour les remplacer par leurs conquêtes, amis, belles-sœurs, etc.
Le cabinet de l’honorable Mboso, confient des sources bien informées, est réputé pour le désordre organisé par ses propres enfants qui veulent tout gérer. Déjà, le cabinet est géré par son fils Nicolas Mboso qui dicte tout, la Sécurité par son fils Junior Mboso, qui fut agent à la CENI, et le reste des structures par Raoul Mboso qui contrôle tout et qui place les gens selon son humeur.
Selon nos sources, et après vérification, Doyen Mboso, un autre enfant de Mboso, actuel Directeur de Cabinet du Ministre des Droits Humains et également conseiller à l’Assemblée nationale -ce qui s’appelle cumul des fonctions-, est venu ménacer et sceller le bureau d’un membre du cabinet au Palais du peuple pour n’avoir pas été pris en compte dans la distribution des vivres de fin d’année.
Le Journal
