Un cessez-le-feu pour rire ?

L’information livrée par l’Agence congolaise de a de quoi faire frémir et prouve à suffisance que Paul Kagame n’est pas prêt de respecter l’accord de paix signé à Washington le 4 décembre dernier. En effet, à en croire l’agence se fiant à l’information du gouvernorat provinciale de la Tshopo, quatre drones rwandais ayant pour cible dimanche l’aéroport international de Bangboka à Kisangani, ont été interceptés et abattus dans le périmètre de l’aéroport où un avion commercial était en approche.
D’après la source, ces drones ont été interceptés et abattus dans le ciel de Bangboka : le premier à 15h48′, le deuxième à 17h30′, le troisième à 19h30′ et le dernier à 19h48′ ; alors qu’un appareil civil de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) amorçait déjà son atterrissage depuis 19h45′.
Depuis 2h00’ (00.00 GMT) du 1er mars 2026, la coalition de l’armée rwandaise et du mouvement rebelle M23-AFC, mène des frappes au moyen de drones kamikazes équipés de sous-munitions contre cette infrastructure aéroportuaire civile située à plus de 1.000 kilomètres des lignes de front.
Et ces attaques se sont intensifiées aux heures de forte affluence des activités aéroportuaires civiles, avec l’approche d’aéronef transportant des passagers civils, alerte la source en soulignant que l’exécutif provincial a exprimé sa gratitude au Président Félix Tshisekedi pour l’installation à Kisangani d’un système moderne de défense aérienne, tout en saluant le professionnalisme et l’efficacité des Forces armées de la RDC (FARDC) ainsi que de leurs partenaires face à ces menaces.
Il a, en outre, invité la population au calme et à la vigilance, l’exhortant à se mobiliser activement autour des opérations «Yebela voisin» et « Filimbi». Cette nouvelle attaque par drones, rappelle la source, intervient un mois après celle ayant visé, entre le 31 janvier et le 1er février 2026, la même infrastructure aéroportuaire civile avec plusieurs drones kamikazes chargés de munitions non conventionnelles, mais maîtrisés par les FARDC.

Si mettre en danger des avions commerciaux est constitutif de crime de guerre et de crime contre l’humanité, Paul Kagame s’en moque éperdument, lui qui n’en est pas à son coup d’essai, précise la source : « Ce n’est pas nouveau pour l’armée de Paul Kagame », a ironisé un diplomate africain de Kinshasa, faisant allusion à l’avion du Président Juvénal Habyarimana abattu à Kigali le 6 avril 1994, aux côtés de son homologue burundais, Cyprien Ntaryamira.
Le Journal
