En signant avec Abu Dhabi, Qatar et Washington...: Tshisekedi renvoit Kagame au garage !

Félix Tshisekedi a signé ce 2 février 2026 au palais Qasr Al Watan, à Abou Dhabi, un Accord de partenariat économique global (APEG) avec les Émirats arabes unis, évalué à près de 10 milliards USD d’investissements d’ici 2030. Cet accord ouvre le marché émirati à plus de 6.000 produits congolais (agriculture, minerais, énergie, etc.) et s’inscrit dans une série de partenariats stratégiques déjà noués avec le Qatar et les États-Unis. Dans ce contexte, la position régionale du Rwanda apparaît fragilisée, Kigali étant de plus en plus marginalisé
Les axes stratégiques s’appuie sur le développement des infrastructures, la coopération énergétique (hydrocarbures, renouvelables) et lacilitation des échanges commerciaux et logistiques. C’est un coup d’éclat pour Félix Tshisekedi qui a auparavant signé avec les États-Unis, la coopération économique et sécuritaire et plusieurs milliards USD en investissements et soutien sécuritaire, le renforcement diplomatique et sécuritaire, ainsi que l’appui contre l’instabilité régionale.
Avec le Qatar, en 2025), la RDC a signé le partenariat énergétique et infrastructures sur fond des financements majeurs dans les mines et l’énergie avec la diversification des partenaires au Moyen-Orient.
Conséquences régionales
La RDC se trouve ainsi en position de hub car, Tshisekedi place son pays comme un acteur incontournable en Afrique centrale, attirant les capitaux et les alliances stratégiques. Du coup, le Rwanda devient marginalisé parce que Kigali, longtemps perçu comme un partenaire privilégié de certaines puissances occidentales, semble désormais mis à l’écart des grands accords économiques. Cela reflète une recomposition des équilibres régionaux où la RDC prend l’avantage. Le glissement diplomatique de Kagame devient une réalité vivante à travers l’absence du Rwanda dans ces partenariats majeurs qui accentue son isolement, surtout face aux critiques sur son rôle néfaste dans l’insecurité vécue à l’Est congolais. Par toutes ces actions, Tshisekedi joue une carte de diversification des partenaires (USA, Qatar, Émirats), ce qui réduit la dépendance vis-à-vis d’un seul bloc.
La RDC se présente, aux yeux des analyses, comme un acteur économique global, tandis que le Rwanda glisse vers une marginalisation diplomatique.
AUTOROUTE DE KINSHASA, VOIE DE GARAGE DE KIGALI
Kinshasa déroule le tapis rouge à Abou Dhabi et 6.000 produits congolais sont invités à franchir les portes dorées des Émirats, dix milliards USD sont promis comme carburant pour l’avenir. Tshisekedi signe, sourit, et trace une autoroute vers le monde.
Pendant ce temps, Kigali patine. Le Rwanda, jadis présenté comme le “start-up nation” des Grands Lacs, se retrouve sur la bande d’arrêt d’urgence. Les projecteurs se détournent, les deals se signent ailleurs, et Kagame découvre que l’économie globale n’a pas de place pour les passagers clandestins.
La RDC, longtemps caricaturée comme “géant aux pieds d’argile”, s’impose désormais comme géant aux pieds d’or noir, de cobalt et de mémoire. Les Émirats, le Qatar, les États-Unis…, tous veulent leur part du gâteau congolais. Kigali, lui, n’a plus que les miettes et un siège de plus en plus froid dans les salons diplomatiques.
Signe que quand Kinshasa ouvre des autoroutes vers l’avenir, Kigali découvre que la route de l’influence peut aussi mener au garage.
Laurent BUADI
