Rapport mensuel de BCNUDH: ONU : En RDC, 42 membres de partis politiques détenus

 Rapport mensuel de BCNUDH: ONU : En RDC, 42 membres de partis politiques détenus

Le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo a, dans son dernier rapport mensuel, dénoncé le nombre de membres de partis politiques détenus après avoir été arrêtés par des services de renseignements.

Le BCNUDH estime que la situation humanitaire et celle des droits humains a continué à se dégrader dans le pays, précisant qu’ au moins 439 violations des droits humains ont été enregistrés pour le mois de janvier 2026.
Selon les Nations unies, les groupes sont en grande partie responsables de ces violences, soulignant que les provinces de l’est du pays sont les plus concernées par cette situation.
Le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme déclare avoir documenté les détentions tout en notant que plus de 40 membres de partis politiques étaient détenus par les services de renseignements à la fin du mois de janvier.

Prison militaire ou cachots clandestins
«Au 30 janvier dernier, ce sont en effet 42 membres de partis qui étaient en détention après avoir été arrêtés par des services de renseignements, que ce soit le Conseil national de cyberdéfense (CNC), la justice militaire ou par des personnes non encore identifiées. Ces personnes sont détenues à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, et dans de nombreux cachots clandestins», souligne le document du BCNUDH.

Les détenus sont membres de l’opposition
Le BCNUDH affirme dans son compte rendu mensuel que la majorité de ces personnes sont des membres des partis politiques de l’opposition. Ils seraient 20 du parti de Moïse Katumbi, «Ensemble pour la République», et quatre de celui de Joseph Kabila, le PPRD, dont le Secrétaire permanent Emmanuel Shadary et le vice-président Aubin Minaku, détenus respectivement depuis le 16 décembre 2025 et le 18 janvier dernier.

En mars 2026, selon rfi, le Bureau conjoint avait déjà communiqué des chiffres concernant cette fois-ci l’ensemble des détentions présumées au sein des services de renseignements congolais. La source précise que dans son précédent rapport, au moins 500 détenus avaient été recensés dans les geôles de l’Agence nationale de renseignements (ANR), du CNC et de l’état-major des renseignements militaires. Le Bureau conjoint avait alors demandé aux autorités de transférer l’ensemble de ces prisonniers devant les juridictions compétentes, conclu la source.

Gel Boumbe

    admin

    Related post