Muzito invite les régies financières à mobiliser davantage les recettes publiques

Les administrations financières ont été appelées par le vice-Premier ministre en charge du Budget, à doubler les efforts afin de mobiliser davantage les recettes en vue de se mettre sur cette trajectoire de soutenabilité budgétaire fondée sur une amélioration progressive de la pression fiscale, celle-ci étant projetée à 12,5 % en 2026. La pression fiscale permettra aisément au gouvernement de financer ces priorités par des ressources propres.
Selon le compte-rendu de 74ème réunion du Conseil des ministres, lu par Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement qui du reste, en fait mention, l’on retient que dans le cadre de la présentation de la loi de finances telle que promulguée le 29 décembre 2025 par le Président de la République, après adoption en terme identique par les deux Chambres du Parlement, le vice-Premier ministre en charge du Budget a expliqué au conseil que le budget 2026 s’inscrit sur une trajectoire de soutenabilité budgétaire fondée sur une amélioration progressive de la pression fiscale, celle-ci étant projetée à 12,5 % en 2026. Elle correspond à des recettes courantes estimées à 13,4 milliards avec l’objectif d’atteindre 17 % à l’horizon en cinq ans, soit le niveau moyen en Afrique subsaharienne pour des recettes courantes avoisinant 26 milliards de dollars américains.
Cette trajectoire permettra à l’horizon de dégager les marges budgétaires en vue de financer avec les ressources propres les priorités de l’Etat au cours de cette année 2026.
A en croire le vice-Premier ministre Adolphe Muzito, le budget 2026 présenté en équilibre en recettes et en dépenses, à l’équivalent de 22 milliards de dollars américains, prend en compte les priorités du gouvernement inscrit dans son programme d’actions, notamment sur la sécurisation du pays, la stabilisation et la transformation structurelle de l’économie ainsi que la poursuite de la politique sociale majeure, comme la couverture santé universelle et la gratuité de l’enseignement primaire prônée par le chef de l’État au-delà de l’exercice annuel.
Ces processus ont consacré une fois de plus, la consolidation de la discipline budgétaire engagée par le gouvernement ainsi que le respect des exigences de la Constitution et de la loi relative aux finances publiques renforçant ainsi la crédibilité de l’action publique.
Le VPM en charge du budget a porté à l’attention du conseil des ministres, que le respect de procédure d’exécution du budget s’impose à tous les ordonnateurs et gestionnaires publics en conformité avec les manuels de procédure et du circuit de la dépense publique qui garantissent le respect intégral de la procédure standard tout au long de la chaîne de dépenses et le manuel de la procédure de marché public.
Le lancement progressif de la déconcentration et de l’ordonnancement avec neuf ministères pilotes, qui exerceront à titre pilote, les fonctions d’engagement, de liquidation, d’ordonnance de leur dépenses sous la régulation des crédits et des contrôles budgétaire, du ministre ayant le budget dans ses attributions ainsi que sous la régulation de la trésorerie assuré par le ministre ayant les finances dans ses attributions garantissant ainsi la cohérence globale et l’exécution budgétaire a été annoncé à cette occasion.
Le Journal
