Louis Watum Kabamba, la voix d’une souveraineté qui exige sa place dans les capitales sociales des mines congolaises

 Louis Watum Kabamba, la voix d’une souveraineté qui exige sa place dans les capitales sociales des mines congolaises

Un revirement notable se fait observer dans le secteur minier de la RDC. Ministre national des Mines et figure influente du secteur minier, Louis Watum Kabamba, insiste désormais pour que les sociétés minières opérant en RDC intègrent des Congolais dans leurs capitales sociales afin de se conformer à la loi minière. 

La portée de cette exigence trouve sa consistance dans l’application de la loi minière, parce que la législation congolaise prévoit une participation nationale dans les structures des entreprises minières, mais cette disposition est souvent restée lettre morte. Il y a aussi le revirement stratégique, dès lors qu’en exigeant l’insertion des Congolais, Watum Kabamba met la pression sur les sociétés étrangères pour qu’elles cessent de fonctionner comme des enclaves économiques.

L’impact attendu de cette mesure est le renforcement de la souveraineté économique, la redistribution plus équitable des bénéfices miniers et la meilleure représentativité des Congolais dans les organes de décision. Le paradoxe institutionnel à retenir c’est le fait qu’avant, mes sociétés minières opéraient avec une faible intégration locale, profitant des failles de gouvernance. Mais aujourd’hui, l’État par la voix de Watum Kabamba, réclame une conformité stricte, mais reste confronté à la résistance des multinationales et à la lenteur administrative.

QUAND LA SOUVERAINETÉ FRAPPE AUX PORTES DES MULTINATIONALES

Louis Watum Kabamba exige que les sociétés minières insèrent des Congolais dans leurs capitales sociales, conformément à la loi minière là où pendant des années, les multinationales ont fonctionné comme des enclaves, profitant des failles de gouvernance pour contourner l’intégration locale. Le dilemme c’est quand l’État proclame la souveraineté économique, mais il doit encore prouver sa capacité à imposer cette exigence face à des géants miniers puissants et souvent réticents.

Des cadres congolais du secteur voient dans cette exigence, une opportunité d’accéder enfin aux organes de décision et de participer à la redistribution des richesses. Au niveau des multinationales, certaines expriment des réserves, craignant une “ingérence” dans leur gouvernance. Les citoyens lambda, eux, espèrent que cette mesure ne restera pas symbolique, mais qu’elle se traduira par des bénéfices tangibles pour les communautés minières.

La grande question reste de savoir, combien de Congolais ont déjà une capitale sociale digne de ce nom ? Les multinationales se disent prêtes à respecter la loi, mais souvent à la manière d’un invité qui laisse entrer le propriétaire… par la fenêtre, estiment que les conseils d’administration deviennent des “salons diplomatiques” où l’on distribue des sièges comme des strapontins, pendant que les mines continuent de creuser des fortunes ailleurs.

Comme quoi, 2025 sera l’année où la souveraineté congolaise tenta de s’asseoir à la table des multinationales.” un revirement marquant une tentative de rééquilibrage, où l’État cherche à transformer la loi minière en outil de souveraineté réelle.

 

Le Journal

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